I. Chapoy, /. c, p
JBAHHB D*ARC éCUTÈBB.
l3o JEANNE d'arc ÉCUYÈRE.
terme du voyage, sauta légèrement à terre en s'aidant du « montoîr », à la porte de ce Phostellerie où pendait l'enseigne de la Roze' ».
Elle était annoncée à Poitiers. Là encore, sa bonne grâce à cheval, son sens invraisemblable des choses de la guerre, vont, dès son arrivée, lui conquérir, avec des cœurs donnés à tout jamais, des dévouements qu'elle saura utiliser pour la bQnne cause.
Mais c'est toujours à l'homme d'armes, à celui qui combat à cheval que s'adresseront ses préférences. « Dieu ma donne beaucoup de bonnes volontés comme la vôtre "* », dit-elle à Gobert Thibault, et Gobert est écuyer du roi.
Dans la foule des gentilshommes qui ont quitté leurs châteaux pour venir faire leur cour, chercher des ordres ou des nouvelles, pour la voir aussi, elle, la Pucelle déjà célèbre, son instinct la pousse vers Jean d'Aulon.
Curieuse figure que ce méridional, mais homme de cheval avant tout, comme le sont ceux de son pays, ce Escuïer de l'escurie du
1, Jean Bouchet, cité par l'abbé Donizeau^ Jeanne d'Arc à Poitiers, p. 44.