Chronique de la Pucelle
DE GHINON A BLOIS. l33
coin de la rue d'Estîenne, ce elle prit avantage sur la pierre pour monter sur son cheval ' ».
Elle partit. Il ne faut pas s^étonner si, la joie aidant, ce elle portait aussi gentiment son harnois en chevauchant que si elle n^eût fait autre chose tout le temps de sa vie, dont plusieurs s'émerveillaient* ».
Certes les heures sont plus précieuses que jamais. Tout s'agite à Chinon, mais pendant qu'on travaille pour elle, Jeanne a un pèlerinage à faire, une promesse à tenir. Elle sait qu'à une petite étape, dans la vieille abbaye de Saint-Florent, deux femmes, deux grandes dames l'attendent ; elle veut se les attacher comme elle a su s'attacher le prince, le cavalier qui est leur^.
La gaie promenade par un des premiers beaux jours du printemps ! Le duc d'Alençon a