I. Chronique de la Pucellcy chap. 5i
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ront pas à accepter des conditions analogues. Ils partiront à cheval et pour eux tout est perdu, mais l'honneur est resté sauf'.
Et maintenant c^est un bonheur pour un cavalier de suivre Jeanne en son vrai galop de bataille, dans les plaines de Patay. Depuis Meung, le duc d'Alençon poursuit l'armée anglaise; ses troupes chevauchent a en batailles ordonnées »• Le contact pourtant semble perdu, quand des clameurs s'élèvent. C'est un cerf effrayé qui vient donner dans les rangs anglais ^ Ne faut-il pas reconnaître que tout soldat possède une âme de braconnier? De plus, les Anglais ne ^ont-ils pas plus que d'autres passionnés pour la chasse? Bref, à un moment solennel, où du silence dépend le salut, un cerf passe dans son galop d'animal surpris et toute une armée ne peut s'empêcher de crier « Taïaut ».
Jeanne debout sur ses étriers, frémissante, est prête à partir en une furieuse attaque.
a Avez-vous de bons éperons? » demande-
1. Wallon : Histoire de Jeanne (TArc, Chronique de la Pacelle, chap. Sa.