ANONYMES
Sous ce titre, sont les morceaux dont la musique, écrite certainement par des auteurs modernes, est restée volontairement sans signature.
***. — A Jeanne d'Arc. Paroles du P. Delaporte. Petit chœur à quatre voix venant ea refrain après ciuq couplets chantés en solo. — Trois p. de mus. aut. sans acc.
Cette petite cantate a été exécutée dans la cathédrale de Troyes, au mois de mai 1904, sous la direction de M. l’abbé Duchat, maître de chapelle. Il ne nous a pas été possible de savoir le noui de Fauteur de la musique.
***. — D. V. — Le 8 mai ou Jeanne d’Arc et l’Union. Musique de X... harmonisée par D. V.
== Jeanne d'Arc. La batailleuse ou Théroïne lorraine. — S. n. d'êd. ni d'imp .
Chacun de ces deux morceaux occupe, recto et verso, un feuillet petit in-8°. Ils doivent faire partie d’un recueil en cours, car ils sont compris sous le titre de : « Chansons chrétiennes, 1*2» série » et portent, le premier, le n° 195, et le second, 24 b>s. Cette feuille est parue pour le 8 mai 1894. Où? D'après une note, ce devrait être dans le diocèse de Séez.
***. — Joan of Arc, or the Maid of Orléans a melodrama in three acts by E. Filzball, authorof the flying Dutchman.— London , Samuel French, publish^r, 89, Strand . — In 16 de 39 p. de texte en prose avec cette indication souvent répétée : « Musie ».
Cette musique a certainement existé, car le catalogue imprimé à la suite du livret l’indique avec le prix de location pour un mois : « 4 band parts : 5 shell. » Malheureusement, comme elle n’était pas souvent demandée, l’éditeur i’a détruite. Elle était d’ailleurs manuscrite.
De qui était-elle? Peut-être bien de Balfe (V. ce mot), tout au moins en 1837. Car la pièce est plus ancienne et a été jouée à Sadler’s Wells Theatre le 12 août 1822. Peut-être serait-elle plutôt de Nicholson. iV. ce mot.)
***. — Jeanne d’Arc. Drame en cinq actes (en prose) pour demoiselles, par Joseph du Moulin. — En vente chez Mademoiselle Adèle Lansade , à Aubazine (Corrèze). — In-18 de XlV-97 p. et 6 p. de mus. aulogr. in-8°.
Cette musique ressemble beaucoup, en certaines de ses parties, à celle du draine en vers : « Vocation de Jeanne d’Arc ».
**\ — Jeanne d’Arc. Scène lyrique. Paroles de Vinaty, musique de X... — Inédit. — Cahier manuscrit de lô fT. petit format ilalien en long à huit portées.
Ce manuscrit, d’une bonne écriture de copiste, est évidemment ou un conducteur, ou la partie du soliste, portant sur la ligne de clef de fa seulement une indication des répliques de l’orchestre.
Ce morceau doit être l’un de ceux faits en concurrence de la cantate de Leborne qui a obtenu en 1818 le second grand-prix de Home.
— V. LEBORNE.
**\ — Jeanne d’Arc. Trilogie musicale à grand orchestre avec chœurs et voix principale. — Paris , imprimerie Dondey - Dupré , 1847.
Il nous a été impossible de voir ce morceau dont l'indication es donnée par la Bibliographie de P. Lanery d’Arc.
**\ — L’Ange de la France. Drame en cinq actes avec une scène finale, par une religieuse. — Lille, imprimerie Salésienne, œuvre de Don Bosco (sic), 288, rue Notre-Dame. — In-12 carré de 153 p. — S. d. — La musique des morceaux contenus dans ce drame se vend à part. On peut se la procurer pour 1 franc. — S’adresser à la librairie Salésienne (rue N.-D., 288, à Lille) ou à M. Bergès, libraire (2, rue Royale, Lille).
Malgré cette mention imprimée à la dernière page, nous n’avons pu nous procurer cette musique. Une lettre du directeur de l’Orphelinat de dom Bosco révèle qu’en 1897 elle n’était pas encore éditée.
Cependant, la librairie Salésienne a publié, en 1896, une nouvelle édition du drame. La pagination est un peu différente : 138 p. au lieu de 153. Les caractères sont tout autres, ainsi que la justification ; mais le fond reste le même, c’est-à-dire assez pauvre.
— La Chanson de Mai. Chœur de jeunes filles à l’unisson. — lmp. Michelet , 6, rue du Hasard , Paris. — In-12 de 1 p. de mus. gr. sans acc.
La musique de cette chanson est insérée à la dernière page de la « Légende de Jeanne d’Arc », par Adrien Viguier, drame en cinq actes, reçu à correction au Théâtre-Français. — Paris , E. Dentu , libraire-éditeur , Palais-Roy al, 17 et 19, Galerie d'Orléans, 4870. - In-12 de XXVII-210 p.
Quoique l’auteur en dise dans sa préface, si la pièce n’a pas été reçue, cela tient pour le moins autant à la forme de la pièce qu’à la difficulté de l’interprétation. La musique de cet unique chœur qui ouvre le drame n’en vaut pas mieux. Quel en est l’auteur ? Quel qu’il soit, c’est un musicien peu expérimenté, ou il revoit ses épreuves bien à la légère : d'après l’armature de la clef, le morceau est en sol et cependant il est écrit en ut.
**\ — La France et Dieu. Chant du départ. Dédié aux conscrits de l’armée française, par l’auteur des Echos de Bethléem . — Saint - Dié. Imp. Humbert. Adresser les commandes à M. le secrétaire de l'Evêché, Saint-Dié (Vosges). — In-32 de 2 p.
Sur la première, huit lignes de mus. gr. sans acc. Sur les deux autres, le texte des couplets dont le 3 a se termine par la devise de Jeanne d’Arc. Air : * Vive labeur ». Sur la dernière, un appel en
faveur de l’Œuvre de la Confrérie de N.-D. des armées dont le siège est à la basilique de Domrémy.
*** O. S. B. — Vocation de Jeanne d’Arc ou saint Michel protège la France. Pastorale-mystère en quatre actes (en vers), par *** 0. S. B., auteur du drame publié dans les « Annales de la Sainte-Enfance » (août 1880). — Aux jeunes Filles de France. — Donné par Fauteur à FOrphelinat d’Aubazine. — S. d. —Troisième édition. — Société de la Bibliothèque de tout le monde . Fondation Augustin Boisleux. Tour coing-Lille, France. Mouscron , Belgique. On le trouve aussi chez M mQ Serre , à Aubazine {Corrèze). — In-18 de 64 p. couv. imp.
= La même. — Autre édition. Paris , Victor Sarlit. Tulle , impr. de Mazeirie. 1881. — In-18 de 65 pag.
C’est chez Sarlit également qu’on peut trouver la musique. Paris , Victor Sarlit , éditeur, 19, rue de lournon. — Lith. Chauvin, 8, rue d'Ulm, Paris.
ARNOUD (J.). — Invocation a Jeanne d’Arc. Hymne patriotique à, trois voix égales, paroles d’Auguste Eck, musique de J. Arnoud. — A Monsieur Emile Guerbois. — Paris , chez les auteurs, MM. Eck et Arnoud , 55, rue Bonaparte. — In-8* de 4 p. de mus. gr. sans acc,, sans couv. Prix, 0 fr. 25.
Chœur d’orphéons qui a été publié dans la Revue des Instituteurs.
AUGÉ (Cl.). — Salut a Jeanne d’Arc. Chœur à trois voix avec acc. de piano.Poésie de Georges Haurigot,musique de Claude Augé.— Paris. Librairie Larousse , rue Montparnasse, 16. — Partition in-8° de 8 p. de mus. gr. Cour ill. lith. de la statue de F’rémiet. Prix, 1 fr.
AUTEURS ANCIENS. — Du xv # au xviii 6 siècle.
On trouvera sous ce titre la désignation aussi complète que possible de pièces qui sont toutes anciennes. Nous croyons pouvoir affirmer qu’elles ont, dans une mesure plus ou moins large, compris dans leur ensemble une partie musicale : c’est leur seule raison d’être ici. Mais cette partie musicale, nous ne Pavons point vue, pas plus que nous n’avons pu en déterminer les auteurs. Souvent même, les pièces sont anonymes et l’auteur du poème nous échappe lui aussi. Force nous est donc de les classer dans l’ordre chronologique
de leur apparition Pour les dernières seulement, nous renverrons au
nom de l’auteur.
***. — Ballade de la Pucelle. Pièce manuscrite, archives de la Drôme. Communiquée par M. Paul Meyer, de l’Institut, à l’Académie des Inscriptions, séance du o juin 1891. Publiée par M. P. Meyer. — Romania , 1792, pp. 50-52. Avec d’érudites annotations. — Publiée à nouveau par G. de Braux dans les «Mémoires de la Société d’archéologie lorraine » pour 1892. — Nancxj, G . Crêpin-Leblond , imprimeur-éditeur , passage du Cosmo , 1892. — I 11-80 de 7 p.
Les couplets de cette pièce de vers sont griffonnés sur la feuille de papier qui sert de couverture au Mémoire d’un certain horloger suisse de Fribourg, du nom de Cudriûn que la ville de Romans-en- Dauphiné avait chargé de construire son horloge municipale. Elle est certainement contemporaine des succès de Jeanne d’Arc ; elle doit avoir été composée vers le milieu de 1429.
La facture du dernier vers tourné comme un refrain de ballade indique bien qu’elle a été écrile pour être chantée, et, si elle a été propagée à cette époque, ce ne peut être qu’à l’aide du chant, (B N. Ln 2: 37 117;.
Golletet (?). — Le Ballet des Modes, tant des habits que des danses, depuis Charles VII jusqu'à présent. — /. 1033. In-4°
de 8 ff.
La deuxième « entrée ® de ce ballet porte ce titre : La Pucelle d’Orléans, suivie de son père et de sa mère. Suivent seize vers de mètres irréguliers déclamés les six premiers par la Pucelle et les dix autres par son père et sa mère. La musique de ces ballets du temps de Louis XIII était à peu près nulle ; elle se composait surtout d’airs de violon qui formaient concert et souvent changeaient à chaque représentation.
Un exemplaire de ce ballet a atteint,à la vente de la bibliothèque du baron Taylor en 1893, le prix de 55 fr.
Millet (?). — Le Mistère du Siège Dorleans fait compose et compille en la mamere cy aprez declarék, publié pour la première fois d'après le manuscrit conservé à la bibliothèque du Vatican, par Guessardetde Cet tain.— Paris, lmp. lmp . 1862, in-4° de LXV1 et 814 p., et un fac-similé du premier feuillet du ms. (Collection des documents inédits sur l’histoire de France). A la fin de ce vol. se trouve une bibliographie des œuvres dramatiques sur la Pucelle.
Le manuscrit unique provient du monastère de Fleury; il est aujourd’hui à la bibliothèque du Vatican, fonds de la reine de Suède, n° 122. Petit in-fol. de 509 ff.
L’auteur de ce mystère serait, d'après M. Tivier, Jacques Millet, alors étudiant à Orléans. MM. Guessard et de Certain sont moins précis. Ils se contentent d’affirmer par de savantes déductions tirées de la comparaison du mystère avec le journal du Siège et du passage du manuscrit dans la bibliothèque d’un Orléanais, M. Petau, que l’auteur était un Orléanais et un témoin des événements qu’il célèbre. Ils ajoutent que récriture du manuscrit est certainement du xv e siècle et antérieure à 1470 ; que, d’après les comptes de ville de 1435 et 1439, le mistaire représenté alors fut celui-là ; que Gilles de Rais, qui y est rnis en grande lumière, fut brûlé « vampire effroyable » en 1480 et que, par suite, le mystère fut joué avant cette date.
Enfin, il est certain, d’après eux, qu’en tous cas, il était destiné à la représentation. « C’est ce qui ressort presque à chaque page « de l’attention avec laquelle raideur a noté les pauses , c’est-à-dire * les intermèdes musicaux qui séparaient les principales scènes, « indiqué les instruments qui devaient être employés pour cha- « cune de ces pauses. *
Qui retrouvera le texte de ces intermèdes musicaux?
Fronton du Duc. — L'Histoire tragique de la Pucelle de Domrémy, aultrement d’Orléans. Nouvellement départie par Actes, et représentée par Personnages. A Nancy par la vesue Jean Ianson , pour son filz , imprimeur de son Aliesse, 1581. In-4 de 56 If. signés A. 2 — 0. 2. Chiff. de 1 à 46, sauf les huit premiers et les deux derniers.
Cette édition est 6ans nom d’auteur. Elle fut faite par les soins de Jean Barnet, tabellion, conseiller et secrétaire de Charles III, duc de Lorraine qui, dans une épitre dédicatoire à M. le comte de Salm, seigneur de Domrémy la-Pucelle, feint d’en ignorer l’auteur. Or, elle avait été représentée le 7 septembre 1580 à Pont-à-Mousson, devant les princes de la Maison de Lorraine, qui voulurent récompenser eux-mêmes l’auteur le P. Fronton du Duc, par un cadeau de cent écus d’or.
Le titre énonce que la pièce est « avec chœur des enfants et filles « de France, et un avant-jeu en vers et des épodes chantées en « musique. »
On ne connaît guère de cette édition que deux exemplaires, l’un à la Bibliothèque Nationale (BN. Y 4679 Réserve), et l’autre vendu
en 1893, comme faisant partie de la collection de feu le baron Taylor.
Cette pièce a été réimprimée depuis sous ce titre :
= L’Histoire tragique de la Pucelle d’Orléans, par le P. Fronton du Duc, représentée à Pont-à-Mousson, le VII sept. MDLXXX, devant Charles III duc de Lorraine, et publiée en MDLXXXI par J. Barnet. Pont-à-Mousson. hnpr. de P. Toussaint . MDCCCLIX. In-8 de 6 ff. non chiffrés pour le titre, l'avertissement, corrections, errata, notes ; 8 ff. dont 1 pour la réimpression du titre, 2 pour la dédicace, 3 pour sonnet, épigramme et personnages, et 2 pour l’avant-jeu. Enfin 102 p. pour la pièce et 2 in fine pour sonnet, errata et épigramme.
Cette réimpression, due à M. Durand de Lançon, bibliophile lorrain, a été tirée à 115 exemplaires, dont les 15 premiers sur papier d’Annonay supérieur ; elle a été entreprise par lui pour « prévenir l'anéantissement d’un monument littéraire et historique, et pour satisfaire les curieux qui regrettaient de n'en connaître que des fragments. »
Ces fragments avaient été donnés notamment par M. Beaupré, dans ses Recherches sur l’imprimerie en Lorraine, et Nouvelles recherches, etc... M. Digot parle de la pièce dans son Histoire de Lorraine, 1856. T. v. p. 144. M. de Haldat du Lys en avait donné une analyse en 1847. — Mémoires de l’Académie de Nancy. Enfin, l’appendice bibliographique du Mistère du Siège, de Guessard et de Certain, en donne deux passages.
Le Maire. — La Fête du 8 mai au xvii* siècle. — Le Maire dans ses Antiquitez de l’Eglise et du Diocèse d’Orléans (1645, Orléans, p. 306 à 309), donne le cérémonial entier de la procession du 8 mai ; ce cérémonial comprenait des motets qui se chantaient devant N.-D. des Miracles de Saint-Paul et à la Porte Dunoise. Le Maire énonce qu’ils sont tirés du livre du Trésor de la Ville et les rapporte tels qu'on les chantait de son temps. (Mantellier, Le Siège de la Délivrance d’Orléans, Orléans , Gatineau , 1855, p. 106-107 et Histoire du siège, in-12). On sait qu'à l’origine, ils avaient été composés par Eloy d’Amerval.
Ce cérémonial a été publié à nouveau, notamment le 11 avril 1891, dans le numéro à cette date des Annales religieuses du diocèse
d'Orléans, p. 242-245 du vol. de 1891. On y remarquera que, d’après Le Maire, la première procession du 8 mai aurait eu lieu en 1430. D’après Lottin, dans ses Recherches historiques sur la ville d’Orléans ( Orléans , 1836, tome I er , p. 279 et suiv.), cette procession daterait du 8 mai 1432.
Sur l’origine des motets, voyez au mot AMERVAL ; sur la restitution qui en a été tentée. — Voyez BROSSET.
Shakespeare (W). — The King Henri V». Part. I. — Dans The plays and poems of Shakespeare according to the improved text of Edmund Malone... edited by A.-J. Valpy in fifteen volumes. London , Henry G. Bohn , 1844 . 7n-/2. Volume VIII . pag. 1-126.
Ce drame compte « Joan la Pucelle commonly called Joan of Arc » au nombre de ses personnages Si nous le cataloguons ici c’est que nous y avons relevé à la fin du l«r acte la mention d’une fanfare : florish , et au commencement du second, celle d’une marche funèbre.
A un autre titre, mais qui n’a rien de musical, il mérite encore d’être remarqué. L’histoire de Jeanne d’Arc n’y est que trop travestie ; mais à la fin de la scène iv de l’acte i, lorsque Jeanne d’Arc vient annoncer au Dauphin la prise d’Orléans, l’auteur met dans la bouche de Charles VII ces deux vers :
No longer on Saint-Denis will we cry But Joan la Pucelle shall be France’ s saint.
Cette prédiction en 1588, dans la bouche d’un Anglais n’est pas sans être remarquable.
Vernulz. — Nicolai Vernulaei, publici eloquentiæ professons in academia Lovaniensi, Joanna Darcia, vulgo Puella aurelianensis, tragœdia. Lovanii , typis Philippi Dormalii CD. I JC. XXIX, pet. in-8 de 5 ff. liminaires pour le titre, la dédicace au cardinal de Richelieu, l’argument et la distribution, et 47 ff. pour la tragédie. Il n’y a pas de pagination.
Tragédie en vers latins. Chacun de ses cinq actes finit par un chœur, tantôt de soldats anglais ou français, tantôt de jeunes filles de France, notamment à la fin. L’auteur, Nicolas de Vernulz, Luxembourgeois, à celui de professeur d’éloquence à l’Université de Louvain, joignait les titres d’historiographe de l’Empire et du roi d’Espagne, et celui de conseiller aulique. Ces titres seront énumérés dans l’édition complèle de ses œuvres qu’il va mettre au jour en 1631.
Nicolæi Vornülœi liisloriographi regii, publici eloquentiæ professons tragœdiæ decem nunc primum simul editæ. Lova nii apud Joannem Oliverium et Corn. Cœnestenium MDCXXX1 in-8 de 7 lî. limin. et 763 p.
Ce recueil contient dix tragédies, toutes en cinq actes et en vers latins. Joanna Darcia est la cinquième Un exemplaire de cette édition a été vendue à la vente de la bibliothèque du baron Taylor, au prix de 30 francs.
= Nicolæi Vernulœi historiographi regii et Cœsarei publici eloquentiæ professons Lovanii, tragœdiæ in duos tomos distributœ ; editio 11 priore aliquot tragœdiis, nunc primum in lucem edi lis, auctior, additum Bernardi Heymbachi otium itinenarium, in quo natura tragœdiæ examinatur. Lovanii J'y pis Petii Sasseni et Hier . Nempœi anno MDCLVI. ln-12.
Deux parties renfermant ensemble 1,040 p. La première se compose de 6 lï. liminaires avec 547 p. La seconde, précédée de ff. non chiffrés, est suivie de 15 autres pour l’Otium d’Heymbachius. Joanna Darcia se trouve la cinquième; elle commence à la page 295 du premier volnme, pour linir à la page 378.
= Jeanne d’Arc, tragédie latine en cinq actes, par Nicolas de Yernulz. Edition nouvelle accompagnée d'une traduction française en regard, et d'une dédicace-introduction par M. Antoine de Latour. — Orléans H. Herluison, libraire éditeur , 17, rue Jeanne-d'Arc. 1880. \ — ln-12 de 8 ff. pour le titre, une vignette d'après un médailllon du temps de François 1 er , et note bibliographique ; 15 ff. pour dédicace à Mgr Coullié, Evêque d’Orléans, et la réponse de sa Grandeur, et 246 p. pour la tragédie.
Tiré à 260 exemplaires.
Villon (F.). — Ballade des dames du temps jadis.
Chacun connaît cette délicieuse ballade et notamment le couplet consacré à Jeanne d’Arc :
La royne blanche comme ung lys,
Qui chantoil à voix de sereine :
Berthe au grand pied, Bietris, Allys ;
Harembourges, qui tint le Mayne,
Et Jeanne la Bonne Lorraine,
Qu’Anglois bruslèrent à Rouen...;
Où sont-ilz Vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan ?
Ces vers ont-ils été chantés? C’est très vraisemblable, mais la musique ne nous en est point parvenue. — V. PERILHOU.
Virey (?). — Tragédie de Jeanne d’Arques dite la Pucelle d’Orléans, native du village d’Emprenne près Vaucouleurs en Lorraine. A Rouen , de Vimprimerie de Raphaël du Petit-Val , libr. et impr. du Roy. 1600. — Pet. in-12 de 48 p. (Bibl. Nat. Y. 563. Réserve.)
Tragédie anonyme, en vers, en cinq actes avec prologue et des chœurs. Le catalogue de la Bibliothèque de Soleinne l’attribue à Virey, sieur des Graviers; Henri Duval, dans son Dictionnaire des ouvrages dramatiques , également. Ce dernier ajoute que la pièce fut représentée sur le théâtre de Rouen en 1600, sur le théâtre du Marais, à Paris, en 1603, et sur le théâtre de PHôtel de Bourgogne, en 1611.
= La meme. Autres éditions : Rouen , Raphaël du Petit-Val. 1603. 1607. 1611. 1612, in-12. — Troyes> Nicolas Oudoi, 1628, in-8°.
= La même, comprise dans un recueil portant le titre de : Le Théâtre des tragédies Françoises, nouvellement mises en lumière. A Rouen , de l'imprimerie de Raphaël du Petit-Val , chez David du Petit- Val , libraire et imprimeur ordinaire du Roy. 1615.
L’appendice bibliographique au Mistère du Siège, de MM. Guéssard et de Certain, d’où sont tirés tous ces détails, reproduit de longs passages de cette tragédie.
Voir en outre : ANDREOZZI. — KREUTZER. — REEVE.
BADINIER (A.). — Jeanne d’Arc, chant patriotique, soliet chœurs à deux voix égales, paroles et musique de Alfred Badinier. Chez MM. Féchozet C îe , èd. y 5, rue des Saint-Pères , Paris. — In-4° de 2 p. de mus. lith. avec feuille interc. pour léchant. Couv. imp.
BAJU (Joseph). — Jeanne d’Arc. Chœur à deux voix égales avec
solo et accompagnement de piano. — S. /. n. d. et nom d'éd.
In-16 carré de 4 p. de mus. aulog.
Cette courte mélodie fait partie d’une œuvre importante et fort appréciée de M. Henri Baju, avocat à Limoges : Jeanne d’Arc, drame historique en trois actes (Limoges, Barbou, 1880, in-18 de 105 p.). Ce drame, qui date de 1874, fut joué avec succès au cercle de Montparnasse et à celui de la rue d’Assas, à Paris, à ceux de Loos,
près de Lille, de Châteauroux et de Limoges. A défaut de chœur, la mélodie écrite par le jeune frère de l’auteur, avec une jolie entente de la science harmonique, se chante en duo, ou encore en solo en faisant faire la seconde partie par un violoncelle. C'est ainsi qu elle a été exécutée à Limoges.
Le catalogue, publié en 1901 par la maison René Eaton, 35 , rue Bonaparte y Paris , comprend cet ouvrage.
BALFE ou BALPH (d’après le catalogue de la Bibliothèque musicale de l’Opéra). — Joan of Arc opéra, paroles de Fitz-Ball, musique de Balfe.
Cet ouvrage fut représenté à Londres, au théâtre de Drury-Lane, en 1839. Balfe, Irlandais de naissance, était compositeur et acteur ; il tint dans son ouvrage un rôle important.
BAUDÉAN (J.). — La Gaule, chanson patriotique, paroles de G. de Nola, musique de Jean Baudéan. Paris. L. Labbc , éditeur, 20 , rue du Croissant. - In-8* de 2 p. de mus. gr. avec acc. de piano. Couv. ill.
Chanson de café-concert à prétentions ordurières. La moitié du 2 e couplet est consacrée à Jeanne d’Arc ; c’est le seul passage convenable et c’est là une sorte d’hommage point banal.
BAZZONI. — Le dernier cri de Jeanne d’Arc (30 mai 1431). Scène dramatique. —• A M lle Eugénie Geismar. — Paroles de Alfred Albert, musique de Bazzoni, avec acc. de piano. Paris , Richault , éditeur, boulevard Poissonnière , 26, au premier . — 26 novembre 1853. — In-4° de 9 p. de mus. gr. couv. ill. d’une
lith. de Célestin Nanteuil, repr. Jeanne d’Arc en prison.
Prix : 5 fr.
B. (E.). — Jeanne d’Arc et le réveil de la France. Paroles du T. R.
P. Marie-Antoine, missionnaire capucin, musique d’E. B. 1895.
ln-32 de 4 p. 8 lignes de mus. typ. sans acc. Six couplets avec refrain. In fine de la 4 e page : Approuvé : Cardinal-Archevêque de Toulouse.
BELLIVIER (IJ.). — Stances a Jeanne d'Arc, chantées par Fournets, de l’Opéra, poésie de l’abbé Ballivet, musique de Honoré Bellivier. Au général Liberman, président du Cercle militaire. Paris, A. Quinzard et C ie , éd., 24, rue des Capucines. — ln-4° de 2 p. de mus. gr. avec acc. de piano et feuille intercalaire pour le chant seul, couv. imp.
BEMBERG (H.). — La mort de Jeanne d’Arc. Scène Historique, tirée des Messéniennes, poésie de Casimir Delavigne, musique de H. Bemberg. — Prix : 5 fr. — Paris , Alphonse Leduc , éditeur , 3, rue de Grammont. — Partition chant et piano, gr. in-8<> de 49 p. de mus. gr. Couv. imp. En regard du titre un joli dessin à la sanguine, de Madeleine Lemaire.
Œuvre importante. C’est un véritable oratorio, comprenant cinq numéros. Marche au bûcher; prélude; chœurs; arioso; quatuor; final. — Le morceau est dédié à M 1,e Krauss, qui l’interpréta au concert Colonne. Le dépôt porte les dates des 29 mai et 18 décembre 1886, mais la première audition en fut donnée le 28 avril 1886, à la salle Albert le Grand, dans une matinée donnée par les a Dames du Monde », par Saly-Stern, sœur de l'auteur. (V. les compte rendus dans Y Art musical du 80 avril 1886, Le Figaro , etc.)
~ Morceau détaché, N° 3. Arioso. Du Christ avec ardeur p. 10 p. pr. 5. — Paris , Leduc.
BENNETT ( Sir William Sterndale). — Die Jungfrau von Orléans (Schiller), The Maid of Orléans. Sonata for the piano-forte composed expressly and dedicated to Madame Arabella Goddard by William Sterndale Bennett. Ent. Sta. Hall. op. 46. Price 10 sh. 6. London , Lamborn Cock , 63, A ’ew-Bond Street. — ln-4° de 40 p. dont 36 de mus. gr. Couv. impr.
Grande sonate sur le drame de Schiller, divisée en quatre parties dont chacune porte en titre quelques vers de Schiller. Publiée en 1873. Une édition postérieure porte la mention : London , J.-B. Cramer and C°, 201, Regent Street.
BEN-TAYOUX. — Jeanne d’Arc. Chant guerrier national, chanté par M Ue Chretienno. Paroles de MM. Villemer et Delormel, musique de BenTayoux. — Paris , au Ménestrel , 2 bis , rue Vivienne, Heugel et C ie , éditeurs . — Chant et piano, in-4° de 2 p. de mus. gr. Couv. ill. Buste de Jeanne d’Arc casqué et cuirassé. - Prix : 3 fr. — Ed. pop. in-8°, prix : 1 fr.
Répertoire de l’Eldorado.
BERGHE (Cari van). — Tur-lu-tu-tu 1 Paroles de A. Rosenquest, musique de Cari van Berghe. — Aux Cloches de Corneville , Paris, Bathlot et Héraud , éditeurs , rue de /’ Echiquier, 39. — In-4° de 2 p. de mus. gr. avec feuille intercalaire pour le chant. Couv. ill. d'une lith. statue de Jeanne d'Arc à cheval qu'un titi contemple.
v 'irSigg
— Avec acc. de piano. Prix : 3 fr. — Petit format, sans acc. Prix : 1 fr.
BERNN (À.). — Jeanne d’Arc. Scène lyrique, paroles d’Alfred de Musset, musique de A. Bernn, avec accompagnement de piano, dédiée à M ,le Anna Collignon. — Paris , Chah al , éd. et gr., rue Christine et Palais-Royal., galerie du Théâtre-Français, G, en face le grand bureau des omnibus. — Jn-4 U de 8 p. de mus. gr. Couv. ill. d’une mauvaise lithographie signée A. Harristeguy, représentant Jeanne d’Arc agenouillée au pied de la croix, un chapelet à la main. — 17 octobre 1874.
Bibl. Nat. et Bib. du Conservatoire.
BERNON (C.). — Jeanne d’Arc. Chant héroïque, paroles de M. Payelle, rnis en musique avec accompagnement de piano ou de harpe et dédié à son ami Serrur, par C. Bernon. — Paris , au magasin de musique de A . Meissonnier , boulevard Montmartre , 25.
— In-4° de 4 p. de mus. gr.
Couv. illustrée d’une lithog. par Brégeant. Jeanne d’Arc monte à l’assaut des Tourelles dans une mêlée où les soldats portent les armures ordinaires des tableaux de David. L'œuvre doit dater de la Restauration, si l’on en croit l’aspect de la gravure ; en outre, le timbre du dépôt, sur l‘ex. de la Bibl. Nat. porte les trois fleurs de lys de l’écu de France.
BERSEVILLE (E). — Bouquet national (trois chansonnettes : « Le Bluet », « Le Lys », « La Rose »). N°2 « Le Lys ». Paroles de M me A. Dumont, née Chauvin de Bouhélier, musique de Ernest Berseville ». — « A la mémoire de ma tante Marie de Bouhélier- Lepelletier. — Paris, F ve Dumont et C ie , éd ., boulevard Richard- Lenoir (près la place de la République ). — 1905. — Prix : 3 fr. ln-4° de 2 p. de mus. gr. avec acc. de piano. Couv. ill. d’un bouquet, bluet, lis et roses.
Trois couplets dont le second fait allusion à Jeanne d’Arc.
BERTHIER (J.). — Jeanne d’Arc, reine de France, tragédie en cinq actes, par M. l’abbé Fugeray, curé de Bou (Loiret), musique de M lle Jeanne Berthier, organiste de la paroisse Saint-Vincent d’Orléans. — Orléans , imprimerie Jeanne d'Arc. 1908. — In-4° de 36 p. de mus. lith. Couv. ill.
La tragédie a été publiée par la même imprimerie à la même date.
In-S°de 10 lï. non chiffrés et 114 p. C’est une œuvre sérieuse, destinée aux représentations des pensionnats.
BERTHON (A.). — Jeanne d’Arg. Chant patriotique, paroles de***, musique de A. Berthon, dédié à M lle Marguerite Rouet, d'Orléans. — Paris , veuve Ghéluve , grav., imp.-éd ., 77, rue Montmartre. — 10 septembre 1887. — Chant et piano, in-4° de 2 p. de mus. gr., prix : 3 fr.; chant seul, in-8°, prix : 1 fr. — Couv. ill. mauv. lith. représentant l'entrée de Jeanne d’Arc à Orléans.
BERTON. — Jeanne d'Arc. Chant héroïque, musique de Berton. — Paris, chez Meissonnier , bout. Montmartre , 25. — 17 février 1827.
BESSONNET (M me Céline). — A Jehanne d’Arg. Chant populaire. Tiré d’une chronique de la fin du xv e siècle. Poitiers , lith. Baudoux, éditeur. — 1894. — ln-4° de 1 p. de mus. lith. avec acc. de piano. La seconde page conlient les XV couplets du chant populaire. Lith. Couv. imp. en caractères gothiques avec un encadrement en tète et à gauche d'un semis de fleurs de lys.
Le morceau n’est pas signé ; mais il est à notre connaissance qu’il a été composé à Poitiers par M me Céline Bessonnet.
BÉVILLE (baronne Amable Ivelin de). — Chant de gloire à Jeanne d’Arc. Poésie et musique d’Adélaïde-Marie, baronne Amable Ivelin de Béville. — Paris, imp. Paul Dupont. — In-4° de 2 p. de mus. gr. avec acc. de piano. Couv. imp. 3 e édition. Prix net : 3 fr.
Lu Bibliographie de la France annonce le dépôt de la première édition le 31 juillet 1897, celui de la seconde le 27 novembre, puis celui de la troisième est signalé au numéro du 19 mars 1898. Nous n’avons pu nous procurer les deux premières.
BINDT (J.). — Jeanne d'Arg, romance, parole de M. Crevel de Charlemagne, musique de F. Joseph Bindt, chef de musique du 7 e régiment de cuirassiers et membre de plusieurs sociétés savantes. — Dédiée à M me la vicomtesse de Richemont. — A Paris , chez Gambaro aîné , marchand de musique et d'instruments , rue des Vieux-Augustins, 18, et à Bruxelles, chez Aug. Gambaro, rue de la Mag de laine , 22. — Avec acc. de piano, in-4° de 2 p. de mus. gr. Couv. ill. à mi-page d’une lith. Jeanne d’Arc, l’épée à la main, marche sur le corps des ennemis. — Prix : 2 fr.