V. AIR CONNU : Huet
BRAYER (J. de). — La première vision de Jeanne d’Arc, pièce en un acte et en vers de Maurice Bouehor* musique arrangée ou composée par Jules de Brayer. —Prix : 2 fr. — Paris , Ernest Flammarion, éditeur 9 26, rue Racine. — 1900. — In-8° de 26 p. de mus. gr. avec acc. de piano. Couv. bleue impr.
Chez le môme éditeur, le livret de la pièce, in-12 de 91 p. La pièce est dédiée aux « institutrices laïques de France *.
BROSSET (J.). — Vieulx motets et complainctes de Jehanne d’Arc, recueillis et harmonisés par Jules Brosset, Orléanais, organiste de la cathédrale de Blois. — Orléans, imprimerie G. Michau et 6’ ie , rue Vieille-Poterie, 9. — 1890. — Gr. in-8° de 8 p. de texte imp. et de mus. gr. Couv, illustrée avec goiït dans un style ancien. Le
titre, en lettres gothiques, est imprimé en bleu sur fond or. En tète, l’écu de Jeanne d’Arc. Au bas, l’écu de France et les armoiries de la Pucelle. Au verso du titre, une gravure au trait et en noir de l’ancien monument de Jeanne dArc, élevé sur le pont d’Orléans.
Le titre de cet ouvrage, fort intéressant, est-il bien exact? La plaquette comprend, à vrai dire, cinq numéros distincts, deux motets et trois complaintes.
Les motets, certes, sont « vieulx » quant au texte et à la mélodie. Le texte est celui qu’en donne Le Maire dans ses « Antiquitez de l’Eglise et Diocèse d’Orléans », p. 306-309. La mélodie, c’est, pour le premier, le plain-chant de l’hymne des Gomplies pour les fêtes et octaves delà Sainte-Vierge et, pour le second, ce noëi charmant de la messe de minuit : « Or, nous dites Marie » .Le mètre de ces motets s’y adapte, en effet, fort bien. Mais est-ce une raison suffisante pour dire qu’on les chantait ainsi ? Le Maire, qui écrivait en 1645, les rapporte tels qu’on les chantait de son temps; mais, hélas! il a omis den donner la musique. M. Brosset, qui l’a t recueillie et harmonisée », compléterait admirablement son œuvre en nous disant comment il a reconstitué cette tradition. Dans tous les cas, la restitution est vraisemblable et fort ingénieuse.
Les complaintes sont toutes les trois modernes. La première est, pour les paroles, de M. J. Doinel, archiviste du département du Loiret, qui l’intitule « Complaincte de Jehanne la Pucelle ». Gomme tout ce qui sort de la plume élégante de l’auteur, elle témoigne d une grande érudition et suit fidèlement la vérité historique ; les vers en sont élégants, mais ils manquent de cette naïveté nécessaire à la complainte, qui doit être essentiellement populaire. La mélodie est celle de nombre de complaintes; la « Clé du Caveau » la catalogue sous ce timbre : « J’arrive à pied de province ».
La seconde a pour titre « Complainte du pays Blésois », paroles de Carie de Blois (abbé Hardel, curé de Vineuil-lez-Blois). Les vers de cette complainte approchent plus de ce caractère naïf qui manque à la précédente; même vérité historique et facture élégante. La mélodie est-elle ancienne? Nous ne le croyons pas, mais M. Brosset, en l’écrivant, réussirait à le faire croire.
Cette complainte a une édition spéciale in-fol. piano avec une vignette en couleurs à chacun de ses vingt couplets. — Imagerie de Pont-à-Mousson , Marcel Vagué .
Autre édition dans la même forme, portant imprimé au dos le programme des fêtes d'Orléans des 7 et 8 mai 1893.
Le dernier numéro est la * Complainte de l’Ave Johanna », paroles
de J. Doinel, musique de J. Brosset. C’est, à proprement parler, une prière au moins quant au refrain ; en voici le huitième et dernier couplet :
Chante aujourd’hui, France chrétienne,
D’un seul cœur et d’un seul élan,
A Jeanne la bonne Lorraine,
Qu’Anglais brûlèrent à Rouen.
Ave, Johanna Virtute plena.
Ce recueil constitue un hommage délicat et complet à Jeanne d’Arc; il est ingénieux comme restitution ; dans les choses nouvelles il témoigne de grand talent. A tous titres il mérite de rester. — (V. AIR
CONNU : Doinel. — Le Maire.)
— Salut a la Bannière, poésie de M. Davenne, musique de Jules Brosset, organiste de la cathédrale de Blois. — Editée par Jules
Brosset, à Blois (mai 1894),lmp. Girardot et (7i% à Blois. In-fol.
piano avec enluminures or, bleu, rouge, argent et vert. Trois lignes de mus. sans acc.
Une édition portative a été faite en 2 p. in-8° par la typ. et lith . C. Migault et C'e, 14, rue Pierre-de-Blois. La pièce a été aussi imprimée dans le Petit Blésois du lundi 30 avril 1894, mais sans la musique.
= Les faicts de Jehanne d’Arc à Blois. — Poésie de Marius Carré, musique de Jules Brosset. - Dans le même cadre que la précédente et à même occasion.
* J EANNE d’Arc, scène des Champs et Invocation. — Poésie d’Alfred de Musset, musique de Jules Brosset. — Inédit. — Copie de 9 p. de mus. mss.
C’est le morceau connu de Musset. M. Brosset l’a ingénieusement coupé en deux parties, toutes deux bien traitées dans leur caractère spécial. La composition date de 1875.
= Complainte de Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans, poésie de Jules Doinel, archiviste du Loiret, musique de Jules Brosset, Orléanais, organiste de la cathédrale de Blois. - Editée par Jules Brosset, facteur de pianos à Blois (mai 1896), Blois, typ. et lith. C. Migault et L'\ — In-fol. piano, dans un encadrement gothique. Au milieu, Jeanne d’Arc tenant l’étendard. En pied, trois lignes de mus. lilh. sans acc.
Lair est nouveau. La poésie a déjà été publiée par le môme auteur dans la plaquette ci-dessus : « Vieulx motets... », etc.
= A Jeanne d’Arc libératrice le canton reconnaissant. — Cantate guerrière de Beaugency, 17 juin 1429-1896. — Paroles de E. Barlie (abbé Elie Barruet, curé de Lailly, Loiret), musique de Jules Brosset, organiste de la cathédrale de Blois. — Editée par Jules Brosset, facteur de pianos à Blois, juin i896, typ. et lith. C. Migault et C'”. — In-fol. piano, impr. en bistre. — Au centre, la statue de Fournier, inaugurée à Beaugency, le 28 juin 1896. — A chaque angle du monument de Beaugency et sous le piédestal, sur un fond vert pâle, 8 lignes de mus. lith. sans acc.
= Cortège triomphal avec la fanfare du Duc d’Orléans, pour l’entrée solennelle de Jeanne d’Arc dans l’église collégiale de Saint- Sauveur à Blois, lors de la bénédiction de son étendardde guerre, 26 avril 1429. — Musique de Jules Brosset, organiste de la cathédrale de Blois. — 1904. — S. n. d'éditeur. Blois, imprimerie C. Migault et C‘% rue Pierre-de-Blois , 14. — In-4° de 6 p. de mus. gr., couv. ill. imp. bleu,jaune et or, sur un dessin composé par Gaston Goumain.
C’est une pièce pour orgue. L’auteur, qui est un lettré en même temps qu’un bon musicien, a fait précéder son morceau d’une notice intéressante de trois pages.
BROUIIiLY (F.). — Jeanne d’Arc, romance, paroles de M^Amable Taslu, née Voïart ; musique composée et dédiée à M Ue Athénaïs de Villiers, par F. Brouilly. Avec accompagnement de piano ou de harpe. — A Paris, chez Henri Lemoine, éd. et md. de musique, rue de l’Echelle, 9. — In-4° de 2 p. de mus. gr. Prix : 1 fr. 50 sans couv. — 1 er mars 1826.
BRUCH (Max.). — Jeanne d’Arc, tragédie de Schiller, musique de Max Bruch, exécutée à Cologne en avril 1859.
BRUNE (Aug.). — Ballade de Jeanne d’Arc. — Paroles de A. Chaumont, musique de Aug. Brune (l’abbé Brune, professeur au petit séminaire de Nozeroy (Jura). A Madame la comtesse de Longeville de la Rodde. — Paris, René Haton, éd., 35, rue Bonaparte.
In-4° de 5 p. de mus. gr. dont 2 p. pour le chant. Couv. ill.
d’une lith. de Donjean repr. Jeanne d’Arc gardant les moutons. La même lith. est reproduite sur une couv. rose servant de chemise au morceau.
Ballade à trois temps d’une mélodie simple et gracieuse.
BRUNE AU (A.). — Jeanne d’Arc, scène pour voix de soprano, poésie de Alfred de Musset, musique de A. Bruneau. — Paris, E. et J. Girod, éd., 16, boulevard Montmartre. — 27 septembre 1S79. — In-8° de 10 p. de mus. gr. couv. impr. Avec acc. de piano. — Prix : 3 fr.
Débuts intéressants de l'auteur du « Rêve » et de « l’Attaque du Moulin ».
BRUNET (L.). — Jeanne d’Arc. Polka. Exécutée le samedi 8 mai 1838, aux pieds de la statue de Jeanne d’Arc, à Orléans, par la musique du 3° grenadiers de la Garde impériale. («Journal du Loiret » du 9 mai 1838).
Un programme de concert daté du 12 novembre 1857, conservé aux archives de l’Institut musical d’Orléans, donne le nom de L. Brunet comme celui du chef de musique du 3* grenadiers de la Garde à cette époque.
BUCCIALI (J.). — Grande marche solennelle de Jeanne d’Arc pour grand orgue, par J. Bucciali. — A Sa Grandeur Monseigneur ^ iliiez., évêque d Arras. — Procure générale de musique religieuse, 10, rue Frédéric-Degeorge, Arras ( P.-de-C .). — In-4° de 10 p. de mus. gr. Couv. impr. Prix net : 1 fr. 23 (1903).
BYREC (L-). Les Cloches de Jeanne, mélodie, paroles de Paul le Jeinisel, musique de Louis Byrec. Paris, au métronome. Emile Benoit, éd., 13, faubourg Saint-Martin. — ln-4° de 2 p. de mus. gr. avec feuille interc. pour le chant. Avec acc. de piano. Couv. ill. de div. lith. Dédié aux pensionnats et maisons d’éducation. Prix : 3 fr.
GAHEN (A.). — Chanson Lorraine. Chantée par Jeanne dans La femme de Claude, d’après Alexandre Dumas, par Louis Gallet, musique de Albert Cahen. Paris, Choudens, éd., 30, boulevard des Capucines. — ln-4» de 3 p. de mus. gr., 1890, avec acc. de piano. Prix : 3 fr. — Deux autres éditions avec chœurs d’hommes et femmes. Prix : 6 fr. Couv. imn.
Le titre intérieur est ainsi conçu : « La Femme de Claude », drame lyrique en trois actes. Poème de Louis Gallet, musique de Albert Cahen. Chanson Lorraine, chantée par Mlle Marguerite Pascal.
= La même. — Paris, Choudens fils, éditeur, 30, boulevard des Ca-
pucines ( près la rue Caumarlin). — In-4° de 6 p. de mus. gr avec acc. de piano, texte encadré, couv. imp. Prix : b fr. 1900.
Il n’est plus question dans le titre de la femme de Claude. Cette mention est remplacée par « L’Age d’or », collection chant et piano.
Cette pièce est, en effet, tirée d’un opéra-comique dont voici le titre :
« La Femme de Claude », drame lyrique en trois actes et quatre tableaux, d'après Alexandre Dumas fils, par Louis Gallet, musique de Albert Cahen. Partition chant et piano. Paris, Choudens fils, éditeur, 30, boulevard des Capucines. — In-8»de 243 p. de mus. gr. avec acc. de piano, couv. impr. La « Chanson Lorraine > occupe dans l’ouvrage les pages 113-120. Ce n’est ,en somme qu un inteimède de concert patriotique.
Ce drame lyrique a été représenté pour la première fois à 1 Opéra- Comique, le 23 juin 1890.
CALLAND (IL). — Le Songe de Jeanne d’Arc. Mélodie dramatique, musique de H. Calland. Prix : 1 fr. — Amiens, 21, rue Saint- Denis ; Paris, llenaut. — 9 juin 1860.
CARAFA. — Jeanne d’Arc. Opéra en trois actes, paroles de MM. Théaulon et Dartois, partition dédiée à M. L. Cherubini, surintendant de la musique du roi, chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre de Saint-Michel, membre de l'Institut, etc., etc., par M. Carafa, chevalier de la Légion d’honneur.
Prix ; go fr. — Paris, chez Carli, éditeur marchand de musique,
d’instruments et de cordes de Naples, boulevard Montmartre, n° 14. — Partition d’orchestre, in-4° de 300 p. de mus. gr., plus trois ff. non chiffrés, dont un pour la dédicace, un pour la distribution et un pour le litre. — Musée de Jeanne d Arc.
Voici la description du libretto : Jeanne d'Arc ou la Délivrance d’Orléans, drame lyrique en trois actes de MM. Théaulon et Dartois, musique de M- le chevalier Carafa. — Représenté pour la première fois sur le théâtre royal de l'Opéra-Comique, le 10 mars 1821, par les comédiens ordinaires du roi. Prix : 2 francs. Paris, Martinet, libraire, rue du Coq, 15; Delavigne, libraire, passage de l'Ancre , w°34. MDCCCXXf. Impr. de Brasseur aîné. (B. N. Yth. 9443).— In-12 de 64 p.
Ce n'est ni un opéra, ni un drame lyrique, mais bien un operacomique dans son sens le plus vrai ; pièce en prose congrument coupée de scènes, airs, ensembles, etc. La distribution en tut fort belle :
Charles Vil.
Le Comte Dunois....
La Ilire.
Géralde, fermier.
Robert, son fils.
Berthotd.
MM. Huet.
Ponchard.
Darancourt.
Chenard.
Alexis.
Louvet.
Jeanne d’Arr Agnès Sorel..
Hélène.
Jeannette—
M* e * Lemonnier Boulanger.
Paul.
Rigaut.
Et la pièce eut du succès. Elle représente des scènes de la vie de Jeanne jusqu’au siège d’Orléans. Elle paraîtrait aujourd’hui bien terne et la musique en semblerait vieillie ; mais, à la date où elle parut, elle devait mériter le succès. Elle fut souvent parodiée (V. AIR
CONNU : Dupin — Cottenet — Maréchalle).
Chez le meme éditeur, les morceaux détachés avec accompagnement de piano et harpe, notamment :
= Où donc est-il ? — Robert, ma voix t’appelle. — Air chanté par M ra# Rigaud-Palar.
= 0 Dieu puissant ! — Prière chantée par M mCs Lemonnier et Boulanger. — ln-4° de 5 ff. de mus. gr.
= A Dieu la gloire m’appelle! — Trio par M me s Paul, Rigaud-Palar et M. Alexis Dupont. — In-4* de G fï. de mus. gr.
= O chaste fille ! — Chœur.
Ges mentions dernières sont prises dans la Bibliographie de la France à la date du 31 mars 4821.
CABLES (Fernand). — Hymne a Jeanne d’Arc. Chant religieux et patriotique pour soprano ou ténor, mezzo-sop. ou baryton, avec accompagnement dorgue ou d'harmonium. Chœur à l’unisson avec harpe ou piano ad lib. pour le refrain. Paroles de F. S., musique de Fernand Caries. — A Sa Grandeur M* r Léon-Benoit- Marie Thomas, archevêque de Rouen. — Dépôt à Paris , chez Deventer 9 éditeur , 85, passage Choiseul. — In-4° de 3 p. de mus. gr. avec acc. d’orgue ou harmonium; 2 p. pour lace, de piano ou harpe ; 1 p. intercalaire pour les paroles et le chant. Couv. impr. Prix : 2 fr.
CARR (F.-O.). — Joan of Arc or tue Merry Maid of Orléans, opéra burlesque writtenby J.-L.Sbine and Adrian Ross. Music by F. Osmond Carr. — London 9 E . Ascherberg, and Co 9 46, Berners Street W. — Vocale score. — In-4° de 123 p. de mus. gr. et 2 tï. pour le titre et la distribution. Prix : six shillings net. — Couv. tricolore, titre imprimé en blanc, bleu, rouge et noir. — Piano Score.
— In-4° de 9i p. de mus. gr.et 2 if pour le titre et la distribution. Prix : quatre sh. net. Couv. bleu de ciel avec semis de fleurs de lys blanches. Titre imp. en bleu foncé avec cette faute : opéra burlesqe. — 1892.
La gravure de la partition pour piano seul est à peu près la même que celle de la partition pour piano et chant. L’éditeur s’est, en effet, borné, pour celle-ci, à faire lithographier les paroles au-dessus de la portée supérieure du piano, ce qui a demandé des remaniements, mais des remaniements seulement. En outre, à la fin de chaque numéro musical le morceau entier du poème est imprimé.
Le livret a deux éditions : I. — Opéra-Comique, théâtre. — Sole Lessee and Manager : George Edwardes. — Words of Lyrics of Joan of Arc, operatic burlesque in two acts by J.-L. Shineand Adrian Ross, music by F. Osmond Carr. Produced by Richard Barther 17 lh january 1891. F. Harris and Wells Printers , 276, strand W.-C. — IL — Gaiety Theatre Lessee and Manager : George Edwardes. — Words of
Lyrics of the second édition of. J . Miles and C° Printers War-
dour St. W. — In-16 de 46 p., titre imprimé en rouge pour la Ire édition et en noir pour la seconde.
Morceaux détachés et arrangements :