‹ Jeanne d'Arc et la musiqueChapitre 4 sur 30 · AIR CONNU · texte numérisé non relu

AIR CONNU

Nombre de pièces, loin d’être destinées à servir de thème à l’inspiration d’un compositeur, ont été écrites, au contraire, en vue d’un air déjà vulgarisé par l’habitude. C’est le propre des airs populaires, vaudevilles, complaintes, pots-pourris, ponts-neufs, etc... C’est ce genre d’ouvrages qu’on trouvera sous ce titre. La personnalité du musicien y disparait sous celle du poète, aussi les classerons-nous d’après la suite alphabétique des auteurs des paroles. Toutes les fois que cela sera possible, nous ferons suivre leur nom de l’indication du « timbre » de la pièce. Sauf exception, ce timbre aura la désignation et le numéro que lui donne la Clé du Caveau, 3« édition. Paris. Janet et Cotelle , éditeurs , marchands de musique du Roi. Au Mont d'Or , rue Saint-Honoré , no 123 , Hôtel d'Aligre , rue de Richelieu , n° 92 près celle de Feydeau , et rue Saint-André-des-Arcs, n° 55. In-8® oblong de vji p. pour l’avertissement ; 66 pour la table des airs ; 218 pour le tableau des coupes, et 498 de mus. gr.

Alardet. — Nouvelle complainte de Jeanne d’Arc, par J. Alardet, xxvi couplets de huit vers. — Imprimée au dos du programme des fêtes de Jeanne d’Arc du 8 mai 1889, avec quatre lignes de mus. typ. sans acc. — Orléans , imp. Paul Girardot, in-fol. piano.

La mélodie est empruntée à un cantique du R. P. Marquet : « Qu’est-ce donc que la vie humaine? >

Arnaud. — Jeanne d’Arc. Romance qui se chante au théâtre du Vaudeville, augmentée par Cadot. — S. I. n. d. — In-18 de 4 p.

D’après le Livre d'or de Jeanne d' Arc, ce serait un < à-propos » composé lors de la représentation du vaudeville de Dieulafoy et Gersin. — V. Dieulafoy et Gersin.

Béranger. — La Leçon d’Histoire, dans les dernières chansons de Béranger. — Paris , Perrotin , 1857. — Gr. in-8°. BN. Ye 10961.

Napoléon, à Sainte-Hélène, fait réciter au fils du général Bertrand une leçon d’histoire de France. La chanson se compose de dix couplets de huit vers de huit pieds, sur lesquels six sont consacrés à

Jeanne d’Arc. En tête de la chanson se trouve la mention : Air :.

L’indication manque malheureusement, comme à beaucoup d’autres pièces du volume. Cette chanson a été composée entre 1834 et 1838.

Besnardet Fourniquet. — Le Bout de boïsGuépin, grande revue nautique en 4 actes et 8 tableaux, précédée d’une conférence du président Paul Canard, par MM. Paul Besnard et Maurice Fourniquet. — Orléans , Impr. Gaston Morand , 47 , rue Bannier , 1893. — In-12 de 152 p.

Revue locale avec de nombreux couplets. Quelques vers au premier et au quatrième actes contiennent une allusion à Jeanne d’Arc. Les timbres y sont spécifiés.

Besson (E.). Ballade de Jeanne d’Arc. Inédit. Quatre couplets de neuf vers, chantés en novembre 1877, sur la scène du théâtre d’Orléans, dans Les Voyageurs pour Orléans, en voilure ! revue locale en cinq tableaux, paroles de Ernest Besson, alors rédacteur au « Moniteur Orléanais », musique d’uD peu tout le monde. — Air : Enfants, voici les bœufs qui passent (V. Hugo.) (?),

Blanc (E.). — Jeanne d'Arc, poésie de M. Ed. Blanc, membre de la Société des Sciences industrielles de Paris, chantée sur Pair du Noël d'Adam. — Extrait de la Revue des Sciences , Paris , 20 octobre 1860. — BN. R. 8416.

Le 30 septembre précédent, on inaugurait à Domrémy une statue de Jeanne d’Arc due au ciseau de M. Eugène Paul, membre d6 la même Société des Sciences industrielles. C’est là que cette poésie fut chantée.

Bl. D. — Jeanne d’Arc ou la Pucelle d’Orléans. Pantomime dialoguée en trois actes, en vers et en vaudevilles. Représentée pour la première fois à Orléans, le 24 juin 1784, par M.B1. D.— Ms. de 18 folios interfoliés , in-$\ Collection de M. l’abbé Desnoyers (Musée de Jeanne d’Arc.)

D aprés un avertissement de fauteur, ce n’est qu’une adaptation faite pour les scènes « de province » du programme du fameux siège qui venait de se jouer à Paris en pantomime sans dialogue.

L’œuvre est hâtive et médiocre. Le plus généralement ampoulée dans le goût du moment, souvent insignifiante, parfois graveleuse. C’est à se demander ce que Jeanne d'Arc y vient faire 1 Cependant l’auteur constate qu’elle a eu du succès « Cela n’est pas a étonnant, dit il; la mémoire de Jeanne d’Aro doit être chère aux « Orléanais. » Ce mot est le meilleu de la pièce et il est dans l'avertissement.

Le premier acte manque. Malgré cela, lesd^ux derniers comportent à eux seuls soixante-huit morceaux de musique dont tous les timbres sont indiqués.

Blumet Toché.— Les Miettes de l’Année. Revue de printemps en trois actes, par Ernest Blum el Raoul Toché.-— Paris , Calmann - Léoy, éditeur , ancienne maison Mirhel Léoy frères , 3, rue Auber , 1890, in-12 de 97 p. — Représentée pour la première fois, sur le théâtre du Palais-Royal, le 22 mars 1890.

Acte III. Scène IV. (Acte des Théâtres), pag. 73-76. Parodie de la Jeanne d’Arc, de Barbier et Gounod. jouée par Alice Lavigne. Deux couplas déclamés, puis le chœur des Voix en refrain; et comme finale un couplet sur l’air de « En revenant de la Revue ».

Bûcher (P). — Cantate a Jeanne d’Arc, pour l'inauguration de sa

statue à Sainte-Catherine-de-Fierbois, le 23 av.il 1893.

Saint-Maixent, imprimerie F. Chaboussanl. — In-12 de 2 p., dont une de musique, sans acc.

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Carnot (L.-N.-M.). — Romance de Jeanne d’Arc. Sans indication d’air. Extrait des Opuscules poétiques du général Carnot. — Paris , Baudouin fils, imp .-lib .-édit., rue de Vûugirard 9 n° 36, 1820. — In-8°. BN. Ye 17221.

Cette romance occupe dans le volume les pages 257-266. C’est une véritable complainte en vingt-cinq strophes de huit vers de six pieds. L’avertissement de l’éditeur renvoie, pour les airs, à la table des matières. Cette table n’en indique point pour la romance, mais son mètre permet de la chanter sur l’air du Noël : « Nous voici dans la ville » (Or nous dites, Marie), et aussi sur celui de : « Partant pour la Syrie ». (Air de la reine Hortense.)

11 n’est pas peu curieux devoir Jeanne d’Arc ainsi célébrée comme inspirée de Dieu, presque comme sainte, par Lazare-Nicolas-Marguerite Carnot, par l’Organisateur de la Victoire, c’est vrai, mais conventionnel et membre du Comité de salut public, tout de môme.

Chaligny-Deplaine. — Hymne. Ode latine de XVI couplets de quatre vers, composée pour la cérémonie d’Orléans qui venait d’être rétablie au 8 mai 1803, par Chaligny-Deplaine, chanoine de la cathédrale de Verdun-sur-Meuse, senseur (sic) de la cidevant Sorbonne. — Inédit. Mss. sur un feuillet simple in-f°, format écolier recto et verso.

Air : Hymne du 5e ton sur lequel, dans l'ancien propre parisien, on chante l’hymne « Stupete gentes » à la fête de la Présentation de la Sainte-Vierge. L’auteur, sur son manuscrit, en a scrupuleusement noté le plain-chant.

= Vaudeville pour la marche et le retour de la Procession. Dixneuf couplets de quatre vers en français du même auteur.

Air : « Je suis Lindor », du Barbie?' de Séville. Clé du Caveau « Vous l’ordonnez, je me ferai connaître », n°s 640 et 642. Ces deux airs sont de Dezède et de Paesiello. Mais il est bien possible que le chanoine de Verdun n’ait songé ni à l’un ni à l’autre pour son vaudeville. Beaumarchais, en effet, avait apporté de Madrid bien des airs espagnols qu’il arrangea et, notamment, pour le Barbier , joué en 1775 par les comédiens italiens. (V. de Loménie. — Beaumarchais, sa vie et son temps.) L’édition des œuvres de Beaumarchais, donnée en 1845 par Saint-Marc Girardin, contient les couplets « Vous l’ordonnez, je me ferai connaître », sans indication d’air; tandis que la plupart des autres portent en tête cette mention : « Sur l’air de... ».

Cet hymne et ce vaudeville sont deux pièces d’une série de poé-

sica (?), de « petites poèmes », comme écrit l’auteur, composés pour la fête annuelle Jeanne d'Arc, et dont chacun à sa place indiquée. Seuls, ils ont leur air bien spécifié. On les trouvera d’ailleurs tous en un recu-il manuscrit conservé à la Bibliothèque d’Orléans. (MMss. 954, pièces 9.)

Chambelland (A.-C.). — Les Soucis de Jeanne d'Arc ou le Retour des lys. Scène allégorique, mise en action sur le théâtre d'Orléans par A.-C. Chambelland. — A Orléans , de Vimprimerie d e Darnault-Mdurant, rue des Basses-Gouttif s, n° 2. Décembre 1815. — In-8° de 2 p. — Bibl. d’Orléans. E. 4540.

Air de la a Sentinelle ». Clé du Caveau : no 716. L’exempl. de la Bibl. d'Orléans porte cette mention manuscrite de la mise en action sur le théâtre de cette ville : 4 décembre 1815.

Champault (L.). — Patronage de Saint-Joseph de Gien. Fêle de Jeanne d’Arc. Chants pour la procession aux flambeaux (par M. l’abbé Louis Champault). — In-4° double sans couv. — Gien , imprimerie Paul Pigelet.

Cette feuille contient cinq chants. Le premier pour demander la canonisation de Jeanne d’Arc. Le second, c’est le cantique « Nous Voulons Dieu ». Le troisième, c’est la « Vie de Jeanne d’Arc * sur l’air de l'Ave, composée spécialement par M. l’abbé Louis Champault, directeur de l'école primaire libre Saint-Joseph de Gien. Complainte en trente couplets de quatre vers de cinq pieds. Après cette complainte, vient le Magnificat et enfin la complainte de l’abbé Marchand. 1894.

— La même. — In-4° simple, feuille autographiée a\ec ce titre :

« Vie de la vénérable Jeanne d’Arc » (sur l’air de VAve de

Lourdes).

= La même. — Vie de la vénérable Jeanne d’Arc (sur l’air adopté pour VAve de Lourdes). — Gien , imp. Paul Pigelet. — Grand in-8° simple, texte encadré d’un filet noir.

= La même. — Même titre. — In-fol. piano contenant au coin à gauche 4 lignes de musique et en forme de croix haut et bas, et, au centre, 4 bois coloriés autour desquels les couplets sont imprimés avec, in fine , une Prière pour obtenir la béatification de Jeanne d Arc. — Pellerin et C ie , imp. à Epinal.

Les bois sont les mêmes que ceux qui illustrent la complainte sur l’air de a Joseph est bien marié ». (V. Gourier.)

La même. — Même titre. — In-fol. piano contenant en tête une ligne de mus. sans acc., puis les huit premiers couplets sur quatre col. Au-dessous, en forme de triptyque en couleurs, trois compositions de Malalesta avec ces titres : « La Victoire »,

« Le Martyre », « L’Epreuve ». Au-dessous, sur quatre col., les 22 derniers couplets, puis la prière pour obtenir la béatification de Jeanne d’Arc. — Imprimerie Peliihenry , 8. rue François-l % \ Paris , 1896.

= La même.— Même titre. — in-4° autographié intitulé : Les vers du Vieil oncle.

La vie de la Vénérable occupe les pages 4 et 5 du recueil avec quatre lignes de musique autog. sans acc.

Chaumont (de). — Adieux de Jeanne d’Arc. Chant national, par Léon de Chaumont (auteur du Diable médecin , avril 1847). Cette mention manuscrite est de la main de M. Jarry. — s. I. n. d. — Prix : 0 fr. 10. — In-8° de 2 p.

Au recto de la première page, lithog. de Vagron, repré9. Jeanne d’Arc sur le bûcher. Au verso de la seconde, cinq couplets imprimés; les deux pages intérieures sont blanches. Air de « l’Ermite de Sainte-Avelle » (la lionne). Clé du Caveau : n° 1781.

Clé du Caveau. — Airs de Jeanne d’Arc. — Sous les n°* 1334, 1335, 1336, 1337, 1343, 1345, 1504, loi3 et 1878, la Clé du Caveau enregistre neuf airs qui, à leur place dans le tableau des coupes, portent ce titre de « Airs de Jeanne d’Arc». L’un d’eux, le n° 1504, ajoute, entre parenthèses, Jeanne d’Arc (du Vaudeville).

Ce sont en effet des couplets du vaudeville de Dieulafoy et Gersin. (V. ces mots.) A proprement parler, ce ne sont point des pontsneufs, car le vaudeville en question les signale tous, sauf un, le n° 1331, qui est de Momini, comme « Airs nouveaux de Doche ». (V. ce mot.)

Clément. — Jeanne d’Arc libératrice. Paroles du P. Clément, missionnaire franciscain. — Sorte de cantique chanté à l’église Saint-Martin de Pau le 10 mai 1896. La musique serait celle de l’hymne national canadien. — In-8° simple, cinq couplets avec en-tête, quatre lignes de mus. autog. sans acc.

Cottenet (Ë.). — Patapan a la représentation de Jeanne d’Arc a Feydeau. Pot-pourri écrit sous sa dictée par M. Emile Cottenet.

Paris, chez Quoy, libraire-éditeur de pièces de théâtre, boulevard baint-Marlin, n° 18. — De l'imprimerie d’Everat. 1821. — p rix : 0 fr. 75, in-8» de 20 p.; couv. impr.

Parodie de Jeanne d'Arc, de Carafa, jouée à Feydeau, le tOmars 1821. - (V. CARAFA).

Crouzet (P.). — In puellam Aureliacam uymni très, autore Petro Crouzet, collegii Sancti Cyri directore. Manuscrit de six ff. écrits recto etverso, in-A», compris dans l’exemplaire de « L’Histoire d’Orléans de Symphorien Guyon, à la Bibliothèque d'Orléans (E. 827), annoté par Rouzeau-Monlaut, p. 258.

Hymnus primus. — Johannæ vocatio. Cantus: Cœlo quoseadem gloria consecrat hymne de la Toussaint). Neuf strophes de quatre vers, avec la traduction en vers français par l’auteur.

Hymnus secundus. — Johannæ fortitudo. Cantus : Stupete gentes. Huit strophes de quatre vers avec la traduction en prose, de M. Jullien, professeur d’humanité au Collège de Saint-Cyr.

Hymnus tertius. — Johannæ constantia, mors et prœmia. Cantus : O vos ætherei plaudite cives. Neuf strophes de quatre vers, avec la traduction en prose de M. de Guerle, professeur de rhétorique au Collège de Saint-Cyr.

Ces hymnes doivent dater de 1803, époque où Mgr Bernier, évêque d Orléans, sur la demande du premier consul sollicitait un nouvel office en l’honneur de Jeanne d’Arc.

Cuvelier (J.-G.-A.). — Jeanne d’Arc ou la Pucelle d’Orléans. Pantomime en trois actes et à grand spectacle, contenant ses exploits, ses amours, son supplice, son apothéose; mêlée de marches, chants, combats et danses, par J.-G.-A. Cuvelier, associé correspondant de la Société philolechnique. Représentée pour la première fois sur le théâtre de la Gaîté, le 25 germinal. — A Paris , se vend au théâtre de la Gaité. — An XI. 1803. — In-8° de 13 p. — BN. Yth. 9444.

Au dos du titre se trouve entre autres cette mention : La musique est arrangée par M. Dreuilh.

Ce scénario est écrit sur les données les plus fantaisistes : Agnès Sorel, Jeanne d’Arc amoureuse, etc. La pantomime, malgré cela, ne fut pas sans succès, car, dix ans plus tard, le même auteur refondit son ouvrage qui fut publié sous le titre ci-après :

= La Pucelle d’Orléans, pantomime historique et chevaleresque en trois actes, à grand spectacle, précédée du Songe de Jeanne d’Arc et terminée par son apothéose Par J.-G.-A. Cuvelier. Musique de M. Alexandre, etc. — Paris. Barba, libraire, Palais- Royal, derrière le 7'hédtre-français , n° ôi ,de l'imprimerie d'Everat, rue du Cadran, n° 16. 1814. — In-8* de 13 p.

Chose assez peu usitée dans une pantomime, le prologue comprend quelques lignes de dialogue entre deux soldats, une chanson et quelques vers chantés par Jeanne avant le songe. Le titre porte : Représentée pour la première fois à Paris, au cirque Olympique, le 10 novembre 1813. * C’est, dit l’abbé Pataud à la date du 5 novembre 1813 (Ms. de la Bibl. d’Orléans, n° 586 (449), page 2*8), toute l’histoire de Jeanne d’Arc jusqu’à la délivrance de la ville. M<*e Franconi joue le rôle de la Pucelle avec beaucoup de noblesse et de fierté. »

D*** Cl. Fr. — Chant pour l’inauguration à Domrémy du buste de Jeanne d’Arc et d’une école de filles dans sa maison, le 10 septembre 1820. Air : t Salut, 6 divine espérance ». Clé du Caveau : 322. — A Commercy , de l'imprimerie du « Narrateur de la Meuse ». — In-8° de 8 p.

Sur le titre, les armes de Jeanne d’Arc. A la fin : Envoi à M. le Préfet du département des Vosges, signé Cl. Fr. membre de la Société royale des Antiquaires de France, de celle des sciences, lettres, arts et agriculture de Nancy et de l’Athénée de Niort. (Bibl. d’Orléans, E. 4540).

Reproduit dans le n° 12\S du Narrateur de la Meuse qui rend compte de la fête. — V. (R... f.).

Delafosse (J.-F.). — Couplets historiques sur le monument de la Pucelle d’Orléans, érigé sous le consulat de Bonaparte, an XII (1804). Air : a Mon père était pot ». Onze couplets de dix vers imprimés aux pages 221-223 d’un petit vol. in-12 intitulé: « Poésies diverses », par J.-F. Delafosse. A Orléans , chez Huet- Perdoux , imprimeur - libraire du Lycée , rue Royale, n° 3. M.DCCC . Vil. — ln-12 de 249 p., fig. avant le titre. (Bibl. pub. d’Orléans, H. 6300.)

L’abbé (J.-F.) Delafosse était à la fin du xviip siècle, chanoine de la Cathédrale d’Orléans. C’était un prédicateur distingué auquel on doit, notamment les oraisons funèbres de Louis XV et du duc d’Orléans. Il étoit poète aussi, de cette poésie et ampoulée mièvre

qui était alors si fort à la mode. Né à Orléans, il y est mort le 16 mars 1813, âgé de 78 ans. Son acte de décès le qualifie à cette date de « prêtre pensionné de l’État ».

-sa dans fous les temps comme un parfait mode - le EUo fut dit -on dun très bon renomet naquit

en Lorrai . ne, D'Arc on la nomma, Jeanne on l’appe. ta toutcomme sa marrai , ne

Çes couplets historiques sont publiés à la fin du volume des poésies diverses. C’est la quatrième pièce qui est comprise sous ce titre : « Chansons impromptu » avec, en renvoi, cette note : « Elles ont été imprimées ». Celle-ci l’avait été, en effet, sous cette forme :

= La même. — La Pucelle d’Orléans, couplets historiques. Air : « Mon père était pot ». — Orléans , chez Huei-Perdoux, imprimeur-libraire et marchand de papier , rue de l'Egalité, 5.

S. d. In-fol. piano. Image coloriée représ, la statue de Jeanne d’Arc de Gois.

Au-dessous de l'image, une note de quelques lignes rappelle l’histoire de Jeanne d’Arc et se termine par ces mots : « Le monument érigé à son honneur, ayant été détruit, vient d’être rétabli sous le consulat de Bonaparte, an XII (1804) ». Sur l’exemplaire qui est à la Bibl. Nat., une note manuscrite indique comme auteur des couplets le C«r Delafosse.

= La même, autre édition. Jeanne d’Arc ou la Pucelle d’Orléans, chanson. Air : « Mon père était pot ». Dix couplets de dix vers. — A Orléans , chez lia hier-B ou lard . dominctier et marchand de papierrue des Carmes, n°43. — S. d. In-fol. piano. Image coloriée de Jeanne d’Arc au galop chargeant l’ennemi.

La notice historique se termine cette fois par une erreur de date : «.le monument.fut rétabli en 1800. »

= La même, autre édition. Rien de changé au titre. — Orléans ,

Rabier-Boulard . rue des Carmes , n° 45. — S. d. in-fol. piano.

Image coloriée représentant le Puceau.

Cette fois, la notice corrige la date : « Le monument fut rétabli en 1803 » fît à la main cette note : par l’abbé Lafosse.

= La même, sans changement.

Mais la notice se termine par la date complète : An XI — 1803 (Musée de Jeanne d’Arc).

Les deux dates de 1803 et 1804 sont toutes les deux exactes. Ên 4803, en effet, on inaugura la statue de Gois sous la forme d’un modèle en plâtre qui fut placé au centre du Martroi ; l’année suivante, on inaugura cette fois le modèle en bronze qui fut mis non plus au centre de la place où il était comme perdu, mais sur la place Saint-Pierre.

= La même, autre édition. — Le titre premier est rétabli : La Pucelle d’Orléans, couplets historiques. Air : « Mon père était pot ». — Orléans , imp. de Constant aîné, rue Royale, 14. — S. d. In-4°, sans image.

Au dos de la quatrième page du programme des fêtes d’Orléans à l’occasion du Concours régional agricole de 1868.

= La même. — Jeanne d’Arc, dite la Pucelle d’Orléans, Chanson sur les actions héroïques de la Pucelle d’Orléans. Air : « Mon père était pot ». — A Nancy, chez Hinzelin,imprimeur-imagiste et libraire , vue Saint-Dizier , n° 67, en face du Marché . In-fol. piano. Image coloriée rep. Jeanne d’Arc à cheval passant à gauche, tenant l'épée de la main gauche et la bannière de la droite. (Musée de Jeanne-d’Arc.)

A gauche de l’image est imprimée la complainte dont les vers ne sont point alignés. A droite, une courte notice sur la vie de Jeanne d’Arc.

Cette image a été reproduite à Orléans en mai 1908 sous la forme de carte postale et, malheureusement, l’éditeur a fait imprimer au bas que c’était la complainte de Narcisse Marchand. C’est une erreur absolue. Cette erreur a été heureusement réparée dans une nouvelle édition de ces cartes parue en 1909.

= La même, sous ce titre : Le vrai portrait de Jeanne la Pucelle, libératrice de France qu’Anglais brûlèrent à Rouen, sur la place du Vieux-Marché, le mercredi 30 mai 1431. Chanson. Air : a Mon père était pot ». Huit couplets de dix vers. — A Rouen,chez les associés Georges de Hautot, domino tiers, rue Saint-Romain; Lecrène-Labbey,imprimeur d'almanachs et d'images de toute espèce, ruede la Grosse-Horloge, n° 175.— Rouen, 1907. In-fol. piano. La chanson sur deux colonnes encadre une image de Jeanne d’Arc

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empanachée tenant l’épée de la main droite, traitée en forme de vieux bois colorié.

Ce vrai portrait n’est qu’un pastiche, fait avec goût d’ailleurs, en 1907, à 1 occasion d une exposition d’images anciennes ouverte à Rouen, à cette date, au profit du rachat de la maison natale de Pierre Corneille. L’auteur de ce pastiche ingénieux est M. Georges Ruel, architecte à Rouen. Il a pris le pseudonyme de Georges de Hautot et s est associé à Lecrène-Labbé. Voici pourquoi. Le portrait et la chanson ont été pris par lui dans un livre petit dont voici le titre : « Histoire de Jeanne d’Arc ou de la Pucelle d’Orléans avec le® détails de sa vie militaire ». A Rouen, chez Lecrène-Labbey, libraire et marchand de papiers, rue de la Grosse-Horloge, n • 12. Ce livre a eu deux éditions à Rouen : l’une, datée de 1811, a la chanson imprimée aux derniers feuillets, mais point de portrait. L’autre, sans date, mais certainement postérieure, possède le portrait, mais pas de chanson.

= La même, mais incomplète et fautive, sous ce titre : « Calendrier Royal pour l’année 1827 ». — Rouen, Périaux, imprimeur, 1826. In-fol. piano représentant Jeanne d’Arc sur le bûcher de Rouen entre deux soldats armés de piques. Vieux bois colorié.

Ce vieux bois a été reproduit en réduction dans l’ouvrage de M. Albert Sarrasin, « Jeanne d’Arc et la Normandie au xv* siècle », page 603. — Rouen, Léon Gy, 1896. 7n-4°.

Dieulafoy et Gersin. — Jeanne d’Arc ou le siège d'Orléans. Fait historique en trois actes mêlé de vaudevilles, par MM. Dieulafoy et Gersin. Représenté pour la première fois à Paris sur le théâtre du Vaudeville, le 24 février 1812. — A Paris, chez Fages, libraire au magasin de pièces de théâtre, boulevard Saint- Martin, n° 29, vis-à-vis la rue de Lancry. 1812. Prix, 1 fr. 50. — ln-8° de 66 p.

Une autre édition s. I. n. d. porte le même titre, sauf le mot « Comédie » à la place du mot « Fait ». — In-12 de 115 p. —

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