LA PROPHÉTIE DE MERLIN
.. I.'ne uietyi- meiiiira ,/ortf //■ c/u'vnl foulera le dos des archers. ■< Otle prophétie est rappeler par Oirisline de Pisaii IVinture de M. Kavinond Balze, à Paris
4b JEANNE D'ARC.
Après avoir mis à profit cette excursion , pour aller à deux lieues de Nanc}', faire ses dévotions à Saint-Nicolas, but fameux de pèlerinage, elle revint à Vaucouleurs. Son départ ne pouvait plus être différé. Le sire de Baudricourt, soit qu"il eût pris l'avis de la cour de Bourgogne, soit qu'il dut céder à l'entraînement qui se manifestait autour de lui, n'essaya plus d'y faire obstacle. On dit que le jour où se donna la bataille de Rouvray ij'ournée des Harengs, Jeanne le vint trouver et lui dit: « En nom Dieu (au nom de Dieu : c'est sa manière d'affirmer depuis le commencement de sa mission ">, en nom Dieu, vous mettez; tardez) trop à m'envover : car aujourd'huy le gentil ^ noble) dauphin a eu assez près d'Orléans un bien grand dommage; et sera il taillé (il est en péril)! encore de l'avoir plus grand, si ne m'envoyez bientôt vers lui. » Il céda, et dès le lendemain, premier dimanche de carême v i3 février 1429)!, elle put se disposer à partir avec sa petite escorte, savoir : Jean de Metz et Bertrand de Poulengy, Jean de Honnecourt et Julien, leurs servants, et deux autres, Colet de Vienne, messager du roi, et Richard l'archer. Plusieurs s'eflVa3'aient de voir Jeanne s'aventurer en si petite compagnie : six hommes armés, c'était assez pour la signaler à l'ennemi, trop peu pour la défendre. Mais Jeanne n'avait pas sa confiance dans le secours des hommes. Ce n'était point une armée qu'elle était venue chercher à Vaucouleurs. Elle dissipait ces craintes, elle disait avec assurance qu'elle avait son chemin ouvert , et que si elle rencontrait des hommes d'armes sur sa route. Dieu son seigneur lui fraj'erait la voie jusqu'au dauphin qu'elle devait faire sacrer : « C'est pour cela, disait-elle, que je suis née. » Le sire de Baudricourt vit la petite troupe au départ; il recommanda aux compagnons de Jeanne de lui faire bonne et sûre conduite. Il lui donna, à elle, uneépée, et, doutant jusqu'à la fin, il la congédia en disant : « Allez donc, allez, et advienne que pourra! » (i3 février 1429.)
valut en avril, 5 fr. 64 c; en mai, 5 fr. 49 c. ; en juin, 3 fr. y5 c. ; en novembre, 9 fr. 22 c. , valeur intrinsèque. La valeur relative élèverait fort sensiblement ces prix; mais ici les bases d'évaluation sont très-incertaines.
;as-reliefs de la statue de l
Œuvre en bronze de > '
Jeanne se mit en chemin accompagne'e de Jean de Metz, de Bertrand de Poulengy et de quatre hommes d'armes. Ceta
chargés de l'équiper. Le sire de Baudricourt lui donna une épée, et, doutant
JEANNE ENTRE A ORLEANS, Ll
Le peuple était accouru à sa rencontre, portant des torches et manifestant une aussi grande joie «que
ou de la bourgeoisie d'Orléan.'
PLACE DU MARTROl, A ORLEANS.
it;il-Dubrav. xix'' siccle.
lU L E U R s , LE I J FEVRIER I 4 2 (J .
eu pour la défendre ; mais elle disait avec assurance qu'elle avait le chemin ouvert. Les gens de Vaucouleurs s'e-taient u'ii la tin, il la congédia en disant : « Allez donc et advienne que pourra ! o
) AVRIL 1429. i,Voir page 74. ;
avaient vu Dieu descendre parmi eux » : Plusieurs nobles seigneurs et des hommes de la garnison ient venns lui taire cortège.
Ornement tiré d'n
ORLÉANS
L'Epreuve. — L'Entrée à Orléans. — La Délivrance d'Orléans.