K«TES
Page 110, note 3.
Sentence : * In noraine Domini, Âmen. Quotieus h^resis pestifemm Tinis uni membrorum Eeclesis pertmaciter inhferel, atque ipsum In membrum Satanae transfigurai, diligenti studio curandum eet, ne per reliquas parles mystici corporig Christi SGfpere posslt bujus pemiciosse tabis nefanda comagio. Cum itaqtie nos.... te, Johannam, vuigariter dictant la Fucdle, in varios errores variaque crimina Bcbismalis, idotatriie, invocalionis dsemonum et alia permulla, incidisae juato judicio dectaraverimus; et nihilominus.... nos existimanlea te.... ab bujuscemodi erroribus et criminîbus recessisse.... prout in scbedula tua, propcia manu snb^cripta, latins contioeLtir; deincepa vero poel bujuscemodi tuomm errorum abjuiationem..., te in eosdem errores et in pcsfata crlmiDa, ex tuis cacfessionibua spontaneis et assertionibusiterum (prob dolori) ineidisse, velat canis ad romitum revertt solet, suffidenter et manifeste constat. ...hinc est quod te-. ..relapsaHiethiereticam deceraimus, et.... tanquam membrum putridum, ne csstera membra pari ter in&ciaa, «b ipsius Ecclesis nnilaterejiciendam et ejus corpareabsctdendam....neeaon pole&tali asculari relinquendam...; rt^antes eamdem pote&tateis Esculareis, quateous dira morleta et membrorum muUlationem circa te suum judicium moderelur ; et si in te vera pceoitentiœ signa apparuerint, tibi minislcelur pcenîtentiœ sacraroentum, > T. I, p. 471-473.
Page 111, note 1.
Jeftttnt après ia sentence : ■ Quibus auditis ipea Johanna, genibus Seuls, fccit suas orationes ad Deum multum devotissimaB. » — Souvenir ou roi; « Post cujus sentenliœ prolationem înccepit facere plures pias exclamailonea et lamentationes, et inter alia dicebat quod nunquam fuerat inducla per regem ad faciendum ea quœ faciebat, sire bene, slve maie. • T. III, p. 56 [t'év. de Nojon). — Prière ava assistants : • Requérant.... mercy trës-bumblentent...- qu'ils voulsîssenlpnei pour elle, en leur pardonnant le mal qu'ils lui avoient fait. ■ T. II, p. 19 (Massieu). — BequH& aux prêtres : «Ut unus* qnisque eorum daret sibi unam missam. » T. Il, p. 369 et t.UI, p. 177CJ. Fabfi).
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336 KOTES.
Page SU, nola 2.
la croix : < Et quant elle fut délaissée par l'Ëglise,... i grande ddvocion demanda il avoir la croix ; et ce voyant un Anglois qui estoit là présent en feit une petite du bout d'un baston qa'il lui bailla.... et mit icelle croix en son sein eniro sa chair el son veslemenl. Et oullro demanda humblement k cellui qui parle qu'il lui feist avoir la croix de l'Ëghse, elc. > T. II, p. 20 (Massieu); cf. t. III, p. 159 {id.), et I. 11, p. 6 (Is. de LaPierre, que nous suivons dans la 2° partie).'
Page 312, Dote 1. Point (ie sentence ; t. II, p. SO (Massieu). < Fuit ducta ad Ballivum ibi prasenlem, qui absque aha délibérations aut sententia, faciens signum cum manu, diiit : ■ Ducatis, ducatjs. > El sic fuit ducta ad locum supplicii, ubi fuil cremata. > T. Tl, p. Zkk (Manchon); cf. t. III, p. 150 (id.). —«En disant au bourreau, sans antre sentence ; « Fais ton devoir. >T. II, p. 6 (Is. de La Pierre). Ce mot même est rapporté par Massieu aux Anglais qui entraînaient Jeanne, iind., p. 20, cf. p. 8 (Ladvenu). Le suppléant du bailli, qui était là, le dit comme les autres : •> Et ibi erat cum baillivo, quia tune ipse loquens erat locumlenens baillivi; et fuit lata quœdam senteniia per quam ipsa Jobanna relinquebatur justitiss sseculari. Post cujus sententiae prolationem, illico el sine inlervallo, ipsa posila in manibus baillivi, tortor sine plure, et absque eoquod per baillivum aut loqueniem, ad quos spectabat ferre seotentiam, aliqua ferretur senientia, accepit eamdem Johannam. > T. m, p. 187(L. Guesdon).
.Page 313, note I.
Plaintes sar Rouen : t. II, p. 355, et t. III, p. 185 (Marguerie) ; t. III, p. 202 (P. Daron) ; p. 53 (G. de la Chambre). Le peuple de Rouen et des environs assistait en foule au supplice, Th. Basin, Hist. de Ch. VU, liv. II, ch. ivi.— • Et movebantur plures ad lacrimas; eranlque multi maie couleati quod exseculio fiebat in villa Rolbomagensi. > T. III, p. 203 ^aron). — «Aliqui autem Angtiei ridebant. >T.III, p. 53(G.de la Chambre); — < ....lellemeni que le cardinal d'Angleterre el
plusieurs autres Anglois furent contraincts plourer et en SToir compacion.i'T. U, p. 6 (b. de LaPierre). ■Episcopus Belva- ' censis.... ea occasione flevil. ■ Ibid., p. 352 (id.). Plusieurs ne purent demeurer jusque-l& : l'évËque de Noyon par -exemple, I. III, p. 56 ; et îean Lefebvre, t. H, p. 369, etc.
Ftgf 114, note ].
Le bûcher : < Et per inferius ipse lorlor posuit ignem. Et dum ipsa Jobanna percepit ignem, ipsa dixit loquenli quod deficenderet et quod lerarst crucem domtni alte, ut eam videre posset : qnod et fecil. > T. Ili, p. 169 (H. Ladvenu). — 'In quo igneaudivit quod petivit aquam beoedictam. * T. IU,.p. 194 (J. Uoreau). ■ Cum lîgaretur, implorabal seu invocabat ipsa Jobanna sanctum Hicbaelem specialiler. ■ T. II, p. 324 (P. Bouchier). — « En nommant expressëment plusieurs d'iceulx8aincts.»JHd.,p. 19 (Hassieu). — Dernier limûignage de Jeanne ; ■ Quod semper iisque ad finem vilie sus manutenuil et asseruit quod Voces quas habuerat erant a Deo, et . quod quidquid fecerat, ex prsecepto Dei feceral, nec credebat per easdem roces fuisse deceplam ; et quod r0ve1atîones quaa babueral, ex Deoerant.> T. m, p. 170 (M. Ladvenu]; cf. sur ses derniers moments, t. H, p. 9 {id,); p. 6-7 et 303 (Is. de La Pierre); p. 15 (Hassieu). Isâmbard et Martin Ladvenu sont des, témoins que l'on fait figurer dans l'information posthume : on cbercheraît vainement dons leurs dépositions postérieures la moindre trace du reniement de la prison. Du reste,* quels qu'aient pu £tre les doutes de Jeanne alors, l'approcbe de la mort, loin de les accroître, les dissipa. Lebrun des Gharmette» l'a fort bien vu, t. IV, p. 222, et M. Micbelet l'a de même très-heureusement senti et exprimé, t.V,p. 174; cf. H. J. Quicherat, Aperçus nowxaux, p. 141.
,9t,zec.yGOOg[f
■ LA RÉHABIUTATIOII ^ Rage 216, noie U
Flammes écartées afin qu'on la vW morte : t. m, p. 191 (J. Riquier); — afinqu'onFavUnue ; ■ Et là futbieDlOBlestainle et sa robe toûtte arse, et puis le feu tiré arrière ; et fut vue de tout le peuple toutle nue, et tous les secrez qui peueut eslre ou doibvent en femme, pour ostçrleB doubles du peuple. • T. IV, p. ^71 (Bourgeois de Paris). Les ennemis de Jeanne ne sont pas incapables de cette vilenie : c'est une vii^ire digne du milord qui ne l^avait pu vaincre dans ses fers. lie Bourgeois ajoute : «: Et quant ils Torent assez k leur gré vue loulle morte liée à l'eslacbe , le bourrel remîst le feu grant sus ai poure cbarongne. > Pauvre charogne f voilà toute la marque île compassion du Bourgeois de Paris. — Cendres jetées à la S^ne: U ni,p. )8(Marguerie},
Jeanjie samle : t. Ili, p. 1 68 (Ladvenu); p. 50 (P. Maurice); p. 375 (i. Âlespéé) : <■ Tellem quod anima mea esset ubî credo ântmam istius mulierls esse. > — îm colombe: t. II, p. 35£. L'Averdy suit la leçon de flamma qu'on trouve pour lapremiëre fois dans Paul Hanuce. M. Quicherat a maintenu la l^n de Francia comme il le devait, conformément à tous les manuBcrils ; mais on ne peut méconnattrè que l'autre, ai peu autorisée au point de vue de la critique du tente, est plus conforme au sens général du passage. De Franeia, quelque explication qu'on en puisse donner, paraît être une faute, f&t>ce dans le texte original. — Le nom de Jésus : * Et audivit a multis quod visum fuit Domen Jbesus inacriptum in flamma ignis in quo fuit combusla. » T. II, p. 372 (Th. Marie). — Le bourreau : ■ Quod tyrannice ipsa passa fueratmorlem. «T.II, p. 366 (Ladvenu);
NOTBS. 339
— < Qtiod, corpûre igoe cramato «t in pulv«re redacto, rdmanùl <orUI«6uiaetsBflguiii«pleDuiii. > T. JU, p. lêOiJAusiev). — < Quod vilda tûaebat quio esset damiistuB, auia combugserat UDBm saucUmmuliereiB. > T- 11, p. 3&2(U. a« La Pierre). — /. Tretsart: iiNoB^uinus omnes p«râiti,(jiua vm sancta pereoiia fuit coiiil)u«la. »T. III, p, lB2;cî. l.ll,p. 307«I347;(P. Cus' quel). Le greffier Manchon témoigne naïvement de sa propre douleur : > El dit le dépouot qu« jamiiis ne ploura laut pour chose qui lui advint, et que par ung mois après ne s'en povoit bonnement appaiser. Pourquoy, d'une partie de l'argent qu'il avoit eu du procès, il acheta un petit messel, qu'il a encores,affin qu'il eusl cause de prier pour elle. -T. II, p. 15.
Pa«< m, QCrts 1.
Cripublic: « Coamunii ftima «ratet quasi tolui populuB marmurebat quia eidem Jobannse fiebat magna injuTia at inj«ttitia. K T. III, p. 181 (Cusqud);ef.[.LI, p. 363 (P. Higel). Un rdigieoK dominicain lut pourauîvi, et, gr&ce à sa rétraotalion, condamné seulement à la prison, pour avoir dit qu'on avait mal fait de la condamner. T. I, p. 493-496. — Horreur pour les juges : * Magnijm aotara » popuUtribus iocurrerunt; nam posiquam ipsa Johanna fuit igné cremata, populares ostendebant illos qui inCerfuerant et abhorrebant. > T. III, p. 165 (G. Colles). ^ Jugement (U Di^ : L'év&jue de^Beauvais et N. Uidi, md.; Lo>seleur et i. d'Ëslirel, iind.. p. 62 ii4,).
P»ge Î19, note 1,
Et m Veussenl donnée pour I/>ndres : Martial d'Auvergne, VijfUes de Charles VII (Procès, t. V, p- 74). — De Fugitivis nb exercUuqtios terriciUamenta PuelUea^aminaverantarrestandis, 12 déc. U30. ayjner, t. X, p.472.
LesParisiens, toujours disposés de la même sorte pour leurs bons amis les Anglais, ne faisaient que rire de leurs échecs. Dans la semaine sainte de 1431 , les Anglais avaient attaqué Lagny, <Ai * tureal jetées, dit le Bourgeois de Paris, quatre cent douze pierres de canon en un jour, qui ne firent oncques mal k personne qu'^ un coq. > <• Ils s'en vinrent, continuet-ii, la veille de P&quee. Et disoit-on par moquerie qu'ils ^toient ainsi venus pour «ux confesser et ordonner k Pàquea
en leurs paroisses. > T. XL, p. 416 de la Collect. de Buchon. — L'Averdy préieà l'inaction de Charles VII plusieurs excuses qui ne sont pas aufBsantes {Not. des manuscrits, t. III, p. 156 et suiv.). L'argent et les troupes, on l'a tu, ne lui manquaient pas tellement, qu'il n'en sût trouver pour soutenir, cette mSme année, LaTrémouille dans sa querelle contre Richemonl.
Page 330, note 1.
Lettre de l'archev. de Reims : t. V, p. 168. Voy. ci-dessus, 1. 1, p. 202.).
Paga 113, note 1.
Lettres de garantie : 12 juin 1431. Ces lettres, bien connues des témoins au procès de réhabilitation [t. III, p. 56 (évéque de Noyon), p. 161 (G. Colles) , p. 166 {M. Ladvenu)], y ont é\é intégralement reproduites, ibid., p. 241-244. Voy. ci-dessus, 1. 1, p. 216. — Lettres du roi à ('empereur, etc. (en lalîn) ; aux prélats, ducs, etc., de France (en français) ; 1. 1, p. 485-493.
Ibid., note 3.
Lettres de l'Université; ibid,, p. 496.
Ibid., note 3.
Monstrelet : voir sa chronique, II, 105. — Rwmeursanglo-bourguigrumnes sur la Pucelle : « Armée en guise d'homme, ung gros baslon en sa main, et quant aucun de ses gens mesprenoit, elle frappoil dessus de son baslon grans coups, en maniëre de femme très cruelle.... fient, en plusieurs lieux elle fist tuer hommes et femmes tout en bataille, comme de vengeance volontaire. - Procès, t. IV, p. 469 et 470 (Bourgeois de Paris). — Opinion du Bourgeois de Paris sur le procès: ibid., p. 470.
Page 334, note 1.
Procession et prédication de Paris : ifcid., p. 471-473.
Page 315, note 1.
Juvénal des Ursins et Phtielpb« : Voy, J. Qaicfaerat, Aperçus nouv., p. 156.
Page 2!6, noie 1.
Doutes sur la mort de la Pucelk : ■ Et il y avolt adonc maintes personnes qui eatoient moult abusez d'elle, qui croyoienc fermement que par sa sainteté elle se fust eschappée du feu, et qu'on eust al^e une autre cuidant que ce fu8t elle. « T. IV,-p.47À (Bourgeois de Pans). Le Bourgeois n'en croit rien ; mais d'autres doutèrent au moins, même en Normandie. Un chroniqueur normand dit : t Finablement la firent ardre publiquement, ou autre femme en semblance d'elle; de quoy moult de gens ont esté et encores sont de diverses oppinionsr» {Procès, t. IV, p. 344.) En 1503, Symphorien Champier, dans la Nef ^Darnes, dit encore- des Anglais: qu'ils <t la brûlèrent à Rouen. Ce disent-ils, néanmoins que les François le nyent.» (Ibid., p. 344). Les Grecs de Constantinople refusaient même de croire que les Anglais eussent pu la prendre. T. IV, p. 532 {Bertrandon de la Broquîère).
L'Averdy, devant ces doutes, se donne encore la peine de prouver que c'est bien Jeanne qui fut brûlée àRouen. {Notice des manuscrits, t. III, p. 464.)
LafaussePucelle.-yoyei les documents réunis par M. J.Quichernt, t. V, p. 321 et suiv. Lebrun des Charmettes (t. IV, p. 300) n'est pas éloigné de croire que la fausse Jeanne aoil la sœur de la Pucelle. Il a pour lui le silence absolu de l'histoire; mais il est douteux que personne y voie un argument. — Le Doyen de Saint-Thibaud : Procès, t. Y, p. 321. Dans unerédaction postérieure de sa Chronique, le fait est répété, mais la fraude est reconnue {ibid., p. 323). — Contrat de vente: Nous Robert des Harmoiaes, chevalier seigneur de Thichiemont, et Jehanne du Lys, la Pucelle de France, dame dudit Thichiemont, ma femme, > etc. Ibid., p. 328, {Extrait de D. Caîmet, Hist. dé Lorr., t. III, col. 195.)
P»ge ÎÏ7, note i.
Comptes d'OrUans : « A Pierre Baralin : Pour bailler à Fleûr-de-Lils, le jeudi iz* jour du mois d'aoust, pour don k lui fait pour ce qu'il avoit apporté lettres h la ville de par Jehanne la Pucelle; pour ce 48 ». p. — .... pour bailler à
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342 HOTU.
Jehan Dutils frère de Jehaiine la Pucelle, le mardi mi* jour d'aoual l'an mil cccc ixsvi, pour don & loi fait la somme de 12 livrée tournois pour ce que ledit frèr* de ladicte Pucelle vint eo la chambre de Udicte ville reqaérir aux procureurs que ils lui foul&issent aidier d'aneun poy d'argent pour a'en retourner par devers sk dicta seur.... — A Regaftull Brune, le xxv* jour dadict moia, pour faire boire ung oteaMger qui apportoit lee- ' trea de Jebanne la Pucelle;pour c«,2 s. 8 d. p. — A Gueur de LiU, le xvm* jour d'octc^re u cccc zxzvi, pour ung voyage qu'il a fait pour ladicle ville par devers la PueelW, laquelle esloil à Arlon en la duchié de Luccmbourc, et ponr porter les ledres qu'il apporta de ladicte Pucelle à Loiches, par deveri le roy c[ui Ik e&toit.... ; pour ce 6 1, p. — Le u* jour de septembre, pour pain, vin, poires et cemeauli dépensez..,, à la venue dudict Cueur-de-Lils, qui apporta lesdictes lectres de Jejianne la Pucelle, et pour faire boire ledîct Cueur-de-Lils, lequel disoit avoir'gruit soif; pour ce 2 ë. k'à. p.> (T ^V, p. 326, 327.)
Lo fausse /eatme en Poitou, en 1436. La Chronique du connétable Alvaro de Lutta parle d'ambueadeure qu'elle envoya, en 1436, h la cour du roi de CastïUe, afin d'obtenir des vaisseaux qui concourussent, selon le traité d'alliance des deux couronnes, k l'attaque des possessions. anglaises (t. V, p. 3S9, et la note rectiScative de M. J. Quichcral sur la Rochelle, désignée à tort par' le Chroniqueur). — En 1438, les , comptes de ?ours portent en dépenae les frais d'un message que le bailli de Touraine envoyait au roi k Orléans > touchant le fait de dame Jehanoe des Annaisea, > avec une lettre de ladite dame {27 septembre 1438) , ibid., p. 332.— En 1439, à Orléans: •• Le 19 juillet, pour dixpintea-et choppine de vîn préaenléee à ma dicte dame Jehanne, 14 a. p. > Le 30 juillet, <r pour viande acbalée de Perrio Basin poar prétenter k madame Jehanne des Armoises, 40 b. p.; pour 21 pintes de vin k disner et k soupper, présentées k ladicte Jehanne des Armoises, ce jour, 28 s. p. » — «Le 1" aoust, pour dix pintes et choppine d« vin b elle présentées k disner quand elle b« partit de ceste ville, 14 a. p., etc. > ifrid. Elle y revint encore le 4 Mptembre. Son retour eu attesté dans les comptes par une nouvelle dépense de 4 s. 4 d. pnilit pour six pintes et
D,9„zec.yGOOg[f
une cbopine de vin, itnd. — Suppression du service annuel : R ne fut pa» rétabli. Voy. Procét, t. V, p. 274.
Pige 328, note 1.
Pierre Sala : t. IV, p.S81. — Le maréchal de Rais:* ... deux nti a, dit à icellni sopplitnt qu'il vouloit aler au Mans et qn'iL vonloït qn'îl prinsi )s cbsi^ et gouvernement des gens de gaerre que aroit tors une appelée Jehanne, qui se disoit Pucelle, etc. > T. V, p. 333. (Extrait d'une rémission du Trésor des cfaartes, an U4I. Le fait remonte à(mc & 1439). — La fausse Puaile à,Paris : ibid, p. 335 (Bourgeois de Paris, aoAt 1440). Elle arait frappé sa mèreTonlaur frapper une autre femme; et pour cela elle avait été h Rome ; elle y élail allée en babil d'homme, die y avait faîl métier de soldat, etc. — =- En Allemagne, Jean Nider, refaisant Ba vie, dit qu'on la voyait à Cologne, dansant, buvant avec les soldats, faisant des sortil^es, bravant l'Église; et il raconte comment, soustraite à rinquisition par le jeune comte de Wurtembei^, elle vint en France et épousa un chevalier, et rabandonna pour un prêtre, arec lequel elle vécut li Metz en conenbinage, t. T., p. 324. Les lieux désignés autorisent à croire qu'il a'a^t de celle dont avait parlé le doyen de Saint-Thibaud. En France, la Isusse Jeanne ne fut pas plus épargnée. C'est la Pucelle du Mans, * hypocrite, invocatrice, sorcière, magique, lubrique, dissolue, enebanteresse , le grand miroir de abusion, qui, selon son misérable estât, essaya k faire autant de maulx que Jehanne la Pucelle avoit fait de biens. Après sa cbimérale ficte et mensongère dévotion, de Dieu et des hommes délaissée, comme vraie archipaillarde, tint lieux publiques, de laquelle pour l'honneur des bonnes et vertueuses n'en vueil plus long Ii écrire. > — 11 es a bien dit assez, Voy, I. V, p. 336, Livre des Femmes cilibres, par A. Ehifaur (1504).
Page 339, nale 1.
Défaite des Anglais : Après la inorl de Jeanne, ils avaient pris Louviers : La Hire, sorti de la place pour aller cherdier des secours, était tombé entre leurs mains, et la ville se dut rendre (25 octobre 1431); mais lea échecs suivirent. (Voy. 1,
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Chartier, elc.) Vainement chercba-t-OD k raffermir les affaires de Henri VI en le faisant couronnera Paris (Ifidëcembre 1431). La chose ne fit que mécontenter davantage les Parisiens par les déceptions qu'ils y trouvèrent. (Voy. le Bourgeois de Paris). — En 1433, La Trémouille tombe en disgrâce. En 1434, la Normandie commence h se soulever. Dès 1432, la mort de la duchesse de Bedford, sœur du duc de Bourgogne, avait rompu le plus fort lien qui retînt ce dernier k la cause ang]aise..Le 14 septembre 1435, Bedford meurt lui-même au château de Rouen; le ^1, la paix est signée & Arras entre le duc de Bourgogne et le roi ; et les Anglais répondent par la guerre aux tentatives de médiation de Philippe le Bon. Son Ueulenant L'Isle-Adam soulève toute l'Ile-de-France, et le 13 avril 1436 il entré avec Dunois et Richement à Paris.
Page 230, note 1.
BéhabUitatûm : t. II, p. 2. (Lettres de commission de G. Bouille.) — Voy. sur le procès de réhabilitation la notice fort étendue deL'Averdy, Notice des manuscrits , t. III, p. 247 et suiv.
Enquête de BouilU : t. II, p. 3-22; — du cardinal d'Esioufeftife(2et3 mai 1452); i6td,,p. 291; — tenewrdesdov^eartUies sur lesquels les témoins sora interrogés :ibid., -p. 293; — déjiosition des témoins : p. 297-308; — dePfiilippe deLaRose:^. 309; le nombre des articles fut porté de 12 à 27, Voy. leur teneur, p. 311. Vinglnleui nouveaux témoins comparurent avec ceux qui avaient été déjà interrogés. Voy. leurs dépositions, p. 317-377.
Page 231, note 1.
Intervention de la' famille de Jeanne : t. II, p. 74 (préface des greffiers), et L'Averdy, Notice des man., t. III, p. 250.
Conwitation de P. Pontanus et de Th. de Leliis: t. H, p. 22 et 59.
Calixte III : t. II, p. 72 ; — son rescrit : p. 95. Voy. sur les divers personnages qui figurent au procès les excellentes notes biographiques de H. J. Q^icherat.
Nt>TE8. 345
Page 331, note 1.
Séance prétimwaire (probablement le 7 novembre) : t. Il , p. 82; cf. t. in, p. 372 el la Notice de M. J. Quicherat, I. Y, p. 436.
, Ibid., note !.
Séance du 17 novembre : t. Il, p. 92; — Discours de P. Maugier: p. 98-106.
Page 233, note 1.
Assignations publiées dam, le diocèse de Rotten : pour le 20 décembre : t. II, p. 113; — dans le diocèse de Béarnais, pour le 20 décembre : iind., p. 135.
Page 234, note 1.
Séance du 12 décembre : p. 136. — Discours de Maugier : p. 139. — Conclusions de Prévosleau : p. 151. (En 1452, le cardinal d'Ëetouteville l'avait fait promoteur de la cause : notf de M. J. Quieh&-at, l. Il, p. 109.) — Nomination des officiers des juges : greffiers, Denys Le Comte et François Ferbouc; promoteur, Simon Ghapilaut, p. 152; — la minute du -premier procès: p. 155; — les pièces de l'enquête du cardinal, etc.: p. 157. On ne fil point usage officiellement de l'enquête de Bouille, parce qu'elle procédait de l'autorité civile , et , que le procès élait ecclésiastique. Voy. L'Averdy, Notice, etc., . p. 249.
Pi^e 235, note 1.
Assignation des témoins de Roum: p. 159. — 'Requête de Prévosteau,'^. 163-190.
Pïge 136, note 1.
Déclaration de la fam,iUe de P. Cauchon . (. II, p. 194-196.
Béquisiloire dupromotewr : ibid., p. 198-204.
im. , note Z.
Enquête ordonnée dans le pays de Jeanne (on en chargea
- Reginald de Chicherî, doyen de Vaucouleurs, et G. Thierry, chanoine de Toul) : ibid., p, 205, — Déclaration de compétmu : ibid., p. 205-208.
Page 338, note 1.
Séance du 16 février, 1456 : (1455, vieux style) t. Il, p. S61.
Page 24!, note 1.
Les arlicles des demandeurs : p. 212-259.
Faga 243, nota I.
Diclaraliûn de Bredouille : l. Il, p. 267 ; — de C/unuserïer .'
p. 268. — Admissiondes articlet, etc. : ibid.
. Ibii., note 2.
EngiUte à Bouen (eommeneie \b lOdécembre 1455) : l. m, p. 43; — dans le pays de Jeanne (le 26 janTier 1456} : t. H, ^. 387;— à OrUant (févriar Et mars) : t. QI, p. 2; — à Pmit (janvier, BTril et mai) : t6ûl. — BéeepHon des enquHes : t. U, p. 288.
Pige 345, note 1.
Séance du I*jwm; t. III, p. 222; — dw 2 : p. 227; — du k et du b : p. 229 et 230, — ProduOion des p^es : p. S30; — delà feuille de Manchon : p. 231 et 237 ; — des ^nq feuUles de Jacques de Touraine : p. 232 ; — des lettres de garantie : p. 233 et 240; — des mémoires : p. 245; — mém. deGerson: p. 298; d'Eue de Bourdeilles, évt^ de Périgùeux : p.3Qt; — de Thomas Basm : p. 309 ; — de Martin Berruger : p- ai4 ; — de Jean Bochard, évique d'Évreux: p. 317; — de Jean de Montigny : p. 319; — de G: Bouille, l'auleur de la première enquête:p. 322; il instatesQrcellepensée.quec'eat la maison de France qu'on a voulu flétrir en condamnant Jeanne comme hérétique; — de Robert Ciboule : p. 326. Nous avons parlé du traité de Geraon , qui a do prix comme témoignant des seatimenta des docteurs français sur Jeanne, avant sa e«ptivité et sa mort (voy. ci-dessus p. 79); les autres ne disent rien qu'on ne retrouve dans les argoments des aVacals de la famille de Jeatme.
Séances des 9 et iO juin : 1. 111, p. 252 et 253, cf. p. 447 , ■ ob tout ËBl r&pporté au même jour, 9 juin; — du 18 : p. 255.
Page î46, noie 1.
Sémeedu l"fiiilkt: t. III, p. 256; — du 2, p. 258; rëqui-
•itoire du promoteur, p. 260 et 2&5 {verbo pariter atque
leriplù), — Molifi de droit « conclusions des demandeurs :
Page 3i7, note 1.
Sxamin des piices par les juges .• t. III , p. 329 ; — résumé de 3. Sréhat : p. 334.
Page 341, c<ite 1.
Séance du 7 juillet, l. III, p. 351. — Jugement de réhabilitation : p. 355.
Page 349, note I.
Souen. — La croix érigée sur la place du Vieuz-Harchë & Rouen, en.exécution du jugement, fut remplacée an x.Tr siècle par une fontaine portant l'image de Jeanne. La fonlaioe et la statue que l'on voit aujourd'hui au milieu de la place sont de 1756. Voj. M. S. Quicheral, Procès, t. V, p. 235.
Orlians. — Cérémonie e^rpiaUnre présidée par févique de Coutances et l'inquisiteur, ibid., p. 277.
Monument delà Pucetie. — Voy.Iea notes ajoutées aux pièces données par H. Quicherat, t. IV, p. 448, (fragment de Poatus Heuterus), et t. Y, p. 222-224 [marchés pour la restauration du monument en 1570), et p. 367 et 238 (inscriptions de 1571 et de 1771), et les Observations sur Cancion monument de la Pwelle par H. Valket de ViriviUe, t. XXIV des Mémoa-et des Ataiquairet de France. Les deui savants auteurs établissent quee'est sans aucun fondement qu'on a rap^rté à Charles Vil etàVëpoque de la réhabilitation le monument de brosse élevé aur le pont, et qui se composait du Christ en croii, de la Vierge et des deux figures de Charles VII et de Jeanne d'Arc, ^enoniUées aux deux cfttés. L'exécution d'un pareil monu-
D,9-zeù.,yGOOg[f
ment n'eQt pas été possible alors, et le costume 4ea personnages rappelle la fin du xv* siècle.
Suppression du monument en 1792. — Les membres de la eectipn de Saint- Victor demandent aux administrateurs composant le Conseil permanent du Loiret, la conversion dea statues en canons , e seuls monuments qui doivent exister chez une nation libre pour faire trembler les tyrans. > Le Conseil de la commune représente ■ que le monument de la' Pucelle, loin de pouvoir être regardé comme un signe de féodalité insullanl k la liberté du peuple français, n'annonce, au contraire, qu'un acte de reconnaissance envers l'Être suprême, et un témoignage glorieux de la valeur de nos ancSlres, qui ont délivré la nation française du joirg que les Anglais voulaient lui imposer. • Mais l'Âdminislration du département ne trouva point qu'une jeune fille k genoux au pied d'un Christ pût en aucune façon rappeler > les services de l'héroïne. > En conséquence la conversion des figures en canons fut décidée. Seulement on arrêta que « pour conserver la mémoire du monument de" la Pucelie, un des canons porterait le nom de Jeantie S Arc, surnommée la Pucelle i^OrUans.-* (T. V, p. 240-243.) On aurait pu faire de ce brome un plus mauvais emploi.
Restauration du monument en 1804 avec l'approbation toute spéciale du premier consul, t. V,p,243. — Ce monument, d'une médiocre exécution, élevé sur la place du Harlroi, a été remplacé en 1855 par une statue équestre, due au talent de M. Foyalier.
Libéralités de la ville if Orléans envers la famille de Jeanne J'Ârc. — Pierre d'Arc, père de la Pucelle, était mort de chagrin tt la mort de sa fille, selon Valeran de Yaranis, dans son poème latin de la Pucelle (t. V, p. 83). Jacquemio d'Arc, l'ainé des frères, qui était resté dans la maison paternelle, «t qui fut anobli comme les autres , était mort avant la réhabilitation. Isabelle Romée , mère de Jeanne, vinthabiter Orléans, oii une pension de 48sousp, par mois {environ 21 fr. 60, valeur intrinsèque) lui fut régulièrement servie par la ville jusqu'à sa mort. {Ibid., p. 276.) Pjerre et Jean du Lis, frères de Jeanne, reçurent, indépendamment des litres de noblesse que l'on a vus, des pensions qui se continuèrent sous le règne de
Louis XI, el se trauBmirenI, celle de Pierre au moins, h Jean son fils. Pierre reçut du duc d'Orlëans l'Ile-aux-Bœufa en face de Cbécy. Jean fui bailli de Vermandois el capitaine de Chartres, puis capitaine de Vaticouleurs, charge qu'il laissa pour une pension. Voy. J. Quicherat, Procès, X. V, p. 151 , 213, 279 et S80, Sur la descendance de celte famille, voy. M. Valletde , Viriville , Nouvàles recherches sur la famille de Jeanne d'Arc, p. 10-13. Les deux branches s'éteignirent par les mfiles au xvii° siècle. Le privilège exceptionnel d'anoblissement parles femmes fut supprimé en 1614. {Prods, t. V-, p.' 233.)
Page 351, note 1,
iSur le procès de réhiànlilalûmi H. J. Quicherat, Aperçus nomeaux,%2h,p. 549. — H.H.Martin, développant une idée de M. Quicherat, reproche aux jugea de la révision de n'avoir pas voulu voir la vérité sur tout. Il dit qu'on évita tout inter- . rogatoire sur les événements de la fin de 14S9, et sur ceux de 1430, que l'on restreignit autant que possible ce qui regardait l'enquSte de Poitiers. Ces lacunes sont regrettables au point de vue de l'histoire. Mais il ne faut pas oublier que les juges avaient pour objet, non d'amasser des matériaux pour l'histoire de Jeanne d'Arc, mais de réformer le premier procès. ,
Faga 151, note 1.
Procédés de l'Inguisition : Absence d'information. Direetorium inquisUorum, pars 111, c. Limi et lxzix; — (tavocat-: ■ Simpliciter ef de piano , absque advocatorum ac judiciorum strepilu et figura. » Sext. Décret. VI, 1 , 20. Cf. Maliens malefic, UI, quaesl. 6 {Ëd. 1620).
Usage de faux confidents : Tractât, de hœresi pauperum d6 Lugduno, ap. Marlène, Thés. anecd.,t. V, col, 1787>Voy. H, J. Quicherat, Aperçus nouveaux, p. 122, 109 et 131.
Ermemis capitaux : Voy. Maliens male/ic., III, qusst. 5, p. 345. On peut voir par un antre article encore (quiest. 12, p. 364), combien on recommande de précautions contre les ennemis capitaux.
Prison: H. J. Qak\i6ni, Aperçus nouv., p. 112.
Fige î»3. note 1.
Enqtate prédIoMe faiu et tv^rimêe : ibid., $ 15, p. IIS, et ei'd«BSUB, t. I, p. SI?.
Pige l&t, tMe i.
Jte/"«« de «wweti .■ M. ï. Quîcheral, S 1' » P- ^^- — ''"ï"* wn/Ment ■■ î^td.,Sl8, p. 131.
Pige 265, nrte 1.
lejf/ou^earfictes.' t6ùf., S 16,p. 124.
' Page 35G, aoU L Jém. <f/jam6. (fo ta Pi«rre .• Procès, t. II, p. 351.— C«»munion .- Sert, décrétai. V, i. 4, cité par M. J. Qnicherat, 1. 1. p. Ikk.. La uBtsnce de P. Guidum est eoDfwme k cette rè^ : «Ile h termine pu cet mots : £( si in te verv peenitetOùe ngna oppOrumnl , tibi minù(r«Iw pœnitmtùe tacrafnmmtm. (T. I, p. 475.) lai promet, kprèe Tavoir condamnée , le sienoieDt de péDileoee û elle ae repent, et ilhii avait donné aopararant ia eomoranioa 1 None avions donc jràison de dire que la seBteoeeeondMiBe sa conduite.
Fait 2âT, oMi 1.
Jbsaicede condamnaiioncivik : U II, p. 6 (la. de La Pierre); p. 8(H. LadveouXp. 344(Manchon);t.lII,p. 16& (G:CoUe8); ' .{u iS7 [Gaesdon, lieutenant du bailli), et ]e8 autres teitea cités plus liauL H. Ladrenu , dans une dé ses dépositions , ajoute que deux ans plus lard, un raalheureui, nommé Gei>^^ Folenfant, ayant été abandonné au bras eécuUer, lui-i»tme futenwyé anbaiUiparrsrcbevêque de Bonen et par l'inquî- . nteur, pour lui racommandâr de ne pa> faire G«mnu poRr leanne : Sed eom ducertt in f&ro «no et faceret quoi jmiUia suaderet, t. m, p. 169.
Page 158, Qole 1.
Perceval de Cagnj/: Pnné$, 1. IV, pu 36,; — /. Oartfer,
ibid., p. 93; — le Champion det Dame» (par Martin Lefranc), t. V, p. 49.
Page ï60, note 1.
Ufava ^me^ard (Thomas- Basin). Hia. rfe Ch. VU, lib. II, c XVI, l. I, p. 85, ou Procès, t. IV, p. 350. Il cite lui-même son mémoire sur la Puçelle, eo signalant les vices du procès : ( Quemadmodum ex libello quem desuper, ab eodem Garolo expetito anobis conûlio, edidimus ladus, potarit apparere. ■ Ibid., p. 355.
JK4., note 2.
Martial d'Aavergne, Vigiles de Charles VU (I. V, p. 51 et auiv.) — n dit du procès de condamnation <p. 76) :
Loi fireot ung tel quel procès Dont les juges estoient partie,
Ainsi velà le ji^enent £t la sentence bien cm^tf Qui fut donnée trop asprement Contre icelle povre pucelle.
Si fireot mal ou autrement, Il s'enfant à Dieu rapporter, '
Qui de tell cas peut seallemnt Lassas congDoistrfl et discuter.
Puis il raconte ses prédictions sur l'expulsion des Anglais «t le rétablissement du roi ; la demande en réhabilitation faite par la mère et les frères de Jeanne , accueillie par le roi et soumise Jpar le pape & un nouveau jugement; les enquêtes; la sentence (p. Ï6-78).
Ledit procès est encbesoé Eo la librairie Nostre-Dame De Paris, et fut là donné Par l'Eresque dont Dieu ait l'ame.
Quelques traits s'aèrent pourtant dans um réàt au-dessus du (on de la complainte et de la cbrooique.
Ne fut-co pas monlt grant merveille D'avoir révwllé tant d^gens Au bniit d'une simple pucelle
Et barglëre nourrie es champs?
Las I en peu d'Iieure Dieu labeure N'au besoing jamais ne défaut; La chose qu"!! veult Taire est Eçure Et sait bien toujours qu'il nous iault.
(Tome V, p. 67.)
Page 3fl1,notel, TradUUms sur Jeanne: Ghron, de Lorraine, donnés par dom Galmsl (Hist. de Lorraine, t. III, col. vi), et rapportée par lui k quelque servjteur de René II, vers 147&. Vbj. H. J. Quicherat, Procès, t. IV, p. 329 et siriv. •— Philippe de Bergame , de Claris mulieribus, Ferrare, 1497 (t. IV, p. 521). — Chal- Condyle(Tera 1460) (l. V,p. 529).
Page 363, note I.
Shakspeare, Henri YI; première partie; Monatrelel, If , 57
(Procès, t. IV,. p, 362); Wavrin de Foreslel, ch. 8 (ibid.,
p. 406); Lefebvre-St-Remi, ch. 151 (iWd., p. 430). — Pie 11,
dans ses Mémoires {ibid., p. 513).
■ Ibid., note a.
Dubellay, Instructions sur le fait des Guerres, II, 3, p. 56 - {Éd. 1548). DuHaillan, Hist. de France, XTil, ch. vn, p. 1147 in-fol., 1576). Voy. M. Quicherat.^pwpiwnout!., g 26, p.l58 et suiv. ; M. de Carné, danslailevue des Deiuv-Mondes, 1856, 15 janvier; p. 313-315; M. Vallet de Viriville, Bévue deParis, 1854, t. XXII, p. 440 et suiv. . " :
Page:e4, note 1.
Jac. Meyer. Ann. Flandr., \ib. XVI, p. 272-277 : * Josona virgo, dux Gallorum non aecila, non creata, non eleela, aeda Deo data, > etc. — £t. Pasquier, Recherches sur la France, liv. II, ch. V, —Histoire et discours du siège qui futmis devant la viOe d'OrléiOispar les Anglais, in-4°, 1576. — De l'extraction etparenlé de la Pucdle d'Orléans, etc., 1610; Joanme Darc heroin» nobUisfimx historia, par Jean Hordal, 1612; Traité sommaire tant du nom et des armes, que de la naissance el parenté de la . Pucelle a dt tes frères, 1612 et 1628. Itacriptùms poar les
Statues du roi Charles ¥11 et de la Pucelle d'OrUom , qui sont sur le Pont de ladite viîle, I6I3 [par Charles'Dulys}. Voy. M. î. Quicberat, 1, 1. — Chronique^ ta Pucelle: voy. la nouvelle ëdition qu'eu a donnée H, V&llet de Viriville el la notice dont il l'a fait précéder. — lienglei-Durresnoy , Histoire de Jeanne d'Arc, vierge, hér<Âneet martyre d'Ètat,Z vol. in-12, 17&3-I754. Les publications et les noticee de MM. Petitot, Buchon el Hichaud et Poujoulat» dans leurs collections da Mémoires. — Avec M. J. Quicberat, il faut tiomnier parmi ceux qui ont jeté le plus de lumière sur cette époque, son collègue i. l'École des Chartes, M. Vallet de ViriviUe. Gîtons, en ce qui touche Jeanne d'Arc : Vn ipisoda de la vie de Jeanne Dore, Bibl. de l'Ëcole des Chartes, ISbS , t. IV, p. 486; TexU restitué de deux diplûmes relatas à la PucMe, itnd., troisième série, t. V, p. 271; Jeanne Dare d'après les dernières recherches, Revue de Paris, 185h, t. XXII, p. 161; Privilèges de Doraremy-lonP^celle, Bull, de la Société de l'hist. de France, 1654, p. 104; Nouvàles recherches sur la famille de Jeanne Dare, 1864; Recherches iconographiques sur Jeanne Darc, 1855 ; Ot>sa^ations sur l'ancien monument érigé à Orléans en rhonnew de la PuceUe, extrait du t. XXIV de la Société des Antiquaires de France (1858), et divers' articles dans l'Àlhefuntm français (1854),- dans la Nouvelle Biographie générale de MM. Didot. — Parmi les hisloires de Jeanne d'Are, il faut citer celles de MM. Berryat-Saint-Prix (1 v«l. in-8*, 1817); Lebrun des Gharmeltes [4 vol. in-8% 1817, l'étude la plus \&r borieuse et la plus exacte qu'on ait faite sur Jeanne d'Ai-c avant la publication de M. Quicberat ; ses défauts sont peut-être en partiede son temps); Gœrres (traduit en 1835, par Léon Bore); Abel Desjardins (1 vol. in-12, 1854, histoire ob respire la foi en Jeanne d'Arc, et la plus vive admiration ppur sa personne); Lafontaine (l^^'^i in-iIS); Reaii (1857, in-8*); et principalement celles que MH. de Barante, Hichelet et Henri Martin ont tirées de leurs histoires générales.
Piga 36S, note 1.
■ L'Ëglise entière, dît Sismondi, semblait se déclarer contre la Pucetts ; toute personne qui prétendait à des pouvoirs surnaturels qve l'Ëglise ne lui avait pas délégués excitait sa II 23
zeciyGOOglf
jalousie et ét&il par elle accuBée de magie. 'Hist.des Français, t. XIlî, p. 180. L'hislorieD devrait dire i qui l'Ëglise a jamais délégué des pouvoirs surnaturels. Voy. aussi H. H. Martin, Bist. de France, t. V[, p. 265 et suit.
P*ge 368, note 1.
Que Jeanne en se smimeUant à FÈglise poimait se réserver le fait de ses apparitions. — H. H. Martin dit, k propos de l'assertion de l'avocat dans soa plaidoyer ; • Il Eerabla un instant vouloir sortir du cercle de convention ob l'on ^toufTait cette grande cause ; > et il ajoute : ■ L'avocat, comme effrayé de sa hardiesse, n'alla pas plus loin et rentra sur le terrain convenu, ■ {Jeanne (TArc, p. 304.) Cette mise en scène et ce prétendu cercle de convention tiennent uniquement au système de l'auteur. L'avocat n'alla pas plus loin, parce qu'il avait sufËsammenl dit ce qu'il avait Ii dire. Mais les demandeurs sont si peu effrayés de-cette hardiesse, qu'ils la reproduisent toutes les fois qu'ils parlent oii qu'ils posent des conclusions : discours de P. Maugier au début de l'instance, t. II, p. 104; propositions en forme d'articles : art. 77 et 78 i « Primo quoniam et id facere (soumettre ses révélations b l'Ëglise) non esse adstriclam prœa'umendnm est verisimilîter conjectura et judicio.... Et stanle dubio an hujusmodi inspirationes et revulaliones ex bono vel malo spirilu procédèrent, cum id foret omnino occiiltum et soli Deo notlim, de his Ecclesia nihîl judicare valuit (in can. > Erubescant, ■ dist. XXXII; et in cap.
■ Sicut tuis > et in cap. ■ Tua nos. ■ De Simonia, cum Summa).
■ Imo et Ecclesise judicium id soli Deo réservât, et propris relinquit conscient!» (in cap. ■ Inquisitioni. > De sententia excommuntealùmû).... In his enim secretîs, quilibet potest sequi opinionem propriam.... Itaqueadproposilum nostrum credere inspirationem hujusmodi, non est de articulis fidei ; item nec Ecclesiatenetautdocetquod sit malo spiritu; imo hujusmodi aixanum relinquit judicio Dei. Igilur Johanna, etc. > T. 0, p. '249-251. On y revient dans les motifs de droit présentés i la fin du procès : ■ Ists enim occultœ apparitiones et inspirationes, an H Deo procédant veine, soli Deo pertinent et nota suni, qui secrela et occulta soins jiidiGat (in can. > Erubescanl, » XXXII dis!., in can. * Christiana ■ caus. iCSJ^
zecyGOOglf
HOTBS. 366
quœsl. 5) ; nec apectant judicio Ecclesia (in can. • Tua nos, > De Simonia). » T . l]\, p. 284; et le promoteur conclut dans le infime eens, t. lU, p. 271. Nous ne parlons paa des traités joints à la cause, qui sont tous d'accord en ce point; mais nous dirons que cela paruît être la doctrine du Mallms maleficarum, cité plusieurs fois par M. Quicherat comme résumant les maximes de i'mf|utBilion; car on y lit : < Ecclesia non poiest judicare oisi de lis quœ patent : occultomm enim cognitor est Deus et judei. i (Part. III, quiesl, i, p. 328, 329. Ed. 1620.) £l encore : " Quia asserens contra déterminationem Ëcclesiœ non simpliciter, sed in bis dumtaxât quœ pertinent ad fidem et salulem est hereticus. > Ibid., p. 332. — Ajoutons que c'est toujours au fond la doctrine des théologiens : ■ Certum est Ëcclesiam infallibilltatia privilegio non gaudere circa facta bistoriœ aut mère peraonalia, quia taie privilegium ipsi necessarium non est ad depoaitnm fidei cu»todiendum. > (Bouvier, Tract, de Vera Eccl-, cap. ui, art. 3, t. I, p. 261, 262, éd.- 1834.)
* Que ses faits et ses dits soient envoyés à Rome devers notre saint-père le Pape, auquel et à Dieu premier elle se rapporte. • (Prédication de saint Ouen, t. I, p. 445.) M. Henri Martin n'a pas cité ce passage dans l'endroit où il discute la qt/estion de la soumission de Jeanne à l'ËgUse {Hist. de France, t. VI, p. 2Z2-274, noie ; il se borne à le donner en son lieu (^id-, p. 285), sans en relever la valeur. Celte parole donne cependant une singulière autorité aux témoignages de la réhabilî* tation qui accusent les réticences, disons mieux, les suppressions commandées du procèa-verbal dans les déclarations de Jeanne en cette matière (voy. ci-dessus, p. 136 et suiv.). Dieu prarner, ce n'est pas une clause dont on ail le droit d'ëlre jaloux pour le pape. La déclaration de Jeanne, même avec ces mots où elle témoigne qu'elle persiste dans sa foi, tout en invoquant un autre juge, est un véritable appel au pape. Il ne faut pas lui en contester le bénéfice, parce que la pauvre fille, seule et ignorante, ne l'a pas fait par procureur,
Ibid. , note 2.
Borme chrélimne: 1. 1, p. 380 (16 avril).
Psge JTO, nota 1.
Idée qu'on se faisait des vîsùm» de Jeanne. — On en peut Yoir un échantillon dans ce qu'eo dit cet autre universitaire qu'on appelle le Bourgeois de Paris : < Et ils parloient & ly comme amy fait ii l'autre, et non p^e comme Dieu a fait aucunes fois à ses amis par revélacions, mais corporellement et bonche k bouche, comme un amy & autre. > {Procès, t. IV, p. 468;) — Questions supprimées : La preuve en est dans les réponses négatives : car on ne marque dans un proc^-rerbal M que l'accusé ne dit pas, qu'autant qu'il est, par une demande expresse, mis en demeure de parler de la chose. Or, n le greFBer supprime en ce cas Is' question, il le peut faire partout ailleurs. Si l'on veut voir combien ce mode de procédefchange la physionomie de lï scène, on n'a qu'à lire le résumé que L'Averdy présente des réponses de Jeanne dans une exposition continue oh tontes les questions sont supprimées. {Notiee des mon., 1. 111, p. 37 et SUIT.)
PaBa!11, note 1.
Saint Xichd: t. I, p. 93 et 173. — Us taiMes : t. I, p. 71, 86, 186. — L'Ange à la couronne : 1. 1, p. 90, 140-146. Voj. ci-dessus, p, 24, 38, 53 et suîv.
Réserves sw ses révélations ■ t. I, p. 60 et 63. — Réponses. évasivMswr les saintes i p. 85,86, 177. La face même n'est rien qu'on puisse prendre au sens matériel : < t.es anges dans les cieux contemplent la face du Père qui est dans les eieux. > (Matth., rvm, 10.) —SwrUs anges : t. I, p. 89 et 93. — Les anges de son étendard : t. I, p. 180, — Tris-vrai prud'homme : p, 173. — PrwThomme selon saint Louis : Joinville, p. 9 de i'édit. de M.Dîdot. — Opinion arpràn^e danslesdouzB articles: t. I, p. 328 ; dans (admonition : p. 390. — Comment les voix pew}ent parler . p. 86.
Ibid. , Dote 2.
YoÙE el i«mière.-t. I, p. 52 et 153. — PrêsetUe dans le chd-
D,9i,zec.,yGOOg[f
Uau : p. S18. — Comment Jeanne feawmatt set wias: p. 170 etlTS.
Page2T6, notai.
Gob. Thibavll: t. III, p. ib;— Seguin: ibid., p. 20k;-^Duû ^Àlençon ; p. 92; — Dunois : p. 1 2; — (TAulon ; p. 219 ; — Alain Ghartier: t-V, p. 132; — Perceval de Bimlainvilliers : p. 11 7. On peut ajouter k ces témoignages ceux des historiens du temps : Perceval de Cagoyel l'autre chroniqueur alençonnais donné en partie par H, J. Quîcheral» le héraut Berri et Jean Charlîer se bornent b direqu'elle était envoyée de Dieu, t. IV, p. 3, 38, 46, 53. LeJournal du siège d'Orléans et la Chronique de laPucelle parlent des révélations qu'elle a reçues et de ses voix {ibid., p. 118, 168, 205, 223) : ils ne nomment mfime ni les anges ni les saintes.
Sur le caractère des visions de I«anne d'Arc, voy. H. J. Quichera}, Aperçus nouveaux, SS 6 et 7, p. 45 et suiv., et M. H. Martin, Hist. de France, t.. VI, p, 143, DOte.
Révéla^m ; Nous renvoyons à l'hisioira. Lebrun desGÎiarmetles, t. III, p. 422, etGcerres, cbap, xsx, ont particulièrement signalé comme une preuve de la réalité extérieure ou, si l'on veut, .objectire de ses voix, celte prédiction touchant sa délivrance qu'elle fit connaître à ses juges : prédiction qui s'appliquait i sa mort, dans le sens de ses voix, et qu'elle entendait, elle, de sa sortie de prison. A propos de sa délivrance, de quelque façon qu'on l'entende, M, Henri Martin a signalé, comme no s'élant pas accomplie, celle parole : qu'il fallait qu'elle «tt auparavant le i^ des Anglais, (. I, p. 163. Jeanne, qtiaad elle eut cette révélation, était aux mains des Boui^aignons, craignant de tomber entre celles des Anglais. Il est difficile devoir dans cette parole autre chose que l'annonce qu'elle leur serait livrée. Rien n'empêche d'ailleuirs de la prendre à la lettre. Jeanne fut à Rouen depuis le mois de décembre 1430 jusqu'à sa mort (30 mai 1431), et le roi d'Angleterre y était arrivé le 29 juillet 1430 (P. Cochon, (7/iron,fwmi.,chap,LVi), pour n'en repartir qu'au mois de décembre de l'année suivante (1431). C'est mémo parce qu'il était à Rouen avec ses
principain coauillers ^d'od j ment Jnnite, el non point k PsriB, k ce que croit Manchon (t. III, p. 136, 137). Il euldonclout loisir devoir Jeanne d'Arc; ei il n'est p|B supposable qu'on n'ait point procuré cette distraction k l'enfant royal pendant ce long séjour.
D,9'i,zec.yGOOJ^If