‹ Jeanne d'Arc (volume 5)Chapitre 21 sur 41 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

mairie ; celui de l'ouest, par une ligne plus courbe qui enveloppait Féglise Saint-Paul : c'était le côté du bourg d'Avignon. La ville était donc loin d'atteindre aux limites qu'elle a aujourd'hui, mais la population s'y acheminait déjà par des faubourgs «les plus beaux du royaume, » qui se prplongeaient à l'issue des portes (porte de Bourgogne à l'est ; portes Parisis et Bernier au nord; porte Renard à l' ouest) . Devant la portes du sud, un pont de dix-neuf arches, qui s'appuyait vers le tiers de sa longueur sur une île aujourd'hui supprimée (motte Saint-Antoine et motte des Poissonniers), menait àla rive gauche de la Loire, où s'élevaient le grand couvent des Augustins, et, audelà,un nouveau faubourg, dit « Portereau Saint-Marceau*. » Réduit à son enceinte, Orléans faisait encore une immense tête de pont au passage de la Loire. Ses murs, qui, pour les trois quarts de leur étendue, reposaient sur les fondements romains, épais de deux mètres, hauts de six et même de dix au-dessus du niveau de la plaine, étaient bordés d'un fossé large de treize mètres, profond de six, et flanqués de tours à trois, étages, qui dominaient la muraille et faisaient une saillie de dix mètres au moins dans les fossés de la place. Les portes, resserrées chacune entre deux de ces tours, étaient en outre défendues par des

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