XL INTRODUCTION
yard des Tourelles par la mine comme par le cauon *.
Le 21 octobre il lui donna l'assaut ; mais tout Orléans s'était disputé l'honneur de le défendre. Les femmes même y étaient accourues^ apportant des cendres brûlantes^ de la chaux vive, de l'eau chaude et de la graisse fondue pour en couvrir les assaillants ; et plusieurs s'armaient de lances pour les rejeter dans le fossé. Après un combat de quatre heures, les Anglais se retirèrent pour recommencer leur travail de mine. Ils le poussèrent rapidement, malgré les contremines : et déjà le boulevard ne reposait plus que sur les étais des mineurs ; pour le faire crouler , il ne s'agissait que d'y mettre lu feu (c'était encore, malgré l'usage de la poudre, la seule manière de faire jouer la mine), quand les Orléanais prirent le parti de l'abandonner. Us avaient, on l'a vu, au delà des Tourelles, une bastille qui fermait le pont vers la sixième arche à partir de la rive droite : la bastille Saint-Antoine. Dès la veille, prévoyant la nécessité de la retraite, ils avaient construit vers la onzième arche, près de l'endroit où s'élevait une croix, un boulevard en charpente, qui servit d'avantposte, le boulevard de la Belle-Croix : ils rompirent une arche entre le boulevard et la bastille.