‹ Jeanne d'Arc (volume 5)Chapitre 25 sur 41 · LA FRANCE ET L'ANGLETERRE. \LI · texte numérisé non relu

LA FRANCE ET L'ANGLETERRE. \LI

ne les rejoignant que par un pont volant^ afin que les communications de l'un à Tautre pussent être maintenues ou supprimées selon les besoins de la défense. Alors^ mettant le feu aux palissades du boulevard menacé^ ils se retirèrent dans les Tourelles, dont ils levèrent le pont; et des Tourelles , trop ébranlées elles-mêmes par le canon, et trop découvertes après la perte de leur boulevard pour qu'on y pût tenir encore, dans le boulevard nouveau et dans la bastille destinés à y suppléer*.

Salisbury prit les Tourelles et n'alla point au delà : car ce n'était point par ce chemin qu'il comptait entrer dans Orléans. Gomment supposer en efifet que les Anglais, maîtres du nord de la Loire, fussent allés, pour prendre la ville, s'établir au sud, ayant à dos toutes les forces des Français ? Comment admettre qu'ayant par le nord toute liberté d'attaquer directement ses murailles, ils eussent entrepris d'ouvrir la brèche par-dessus la rivière, sans autre moyen d'y arriver qu'en forçant un pont parfaitement défendu? Ce que voulait Salisbury, c'était d'occu^ per la tête du pont, pour ôter à Orléans toute communication avec ces provinces du Midi où était son espérance. Aussi, pour s'y mieux garder, fit-il rompre les deux premières arches atle-

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