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«Prêtres, vous ne gagnez pas l’argent du roi.» Les docteurs, défilant à la hâte, disaient tout tremblants : «Ne vous inquiétez, nous la retrouverons bien 1.»
Et ce n’était pas seulement la populace des soldats, le mob anglais, qui montrait cette soif de sang. Les honnêtes gens, les grands, les lords, n'étaient pas moins acharnés. L'homme du roi, son gouverneur, lord Warwick, disait comme les soldats : « Le roi va mal ?, la fille ne sera pas brûlée. »
Warwick était justement l’honnête homme, selon les idées anglaises, l’Anglais accompli, le parfait gentleman 3. Brave et dévot, comme son maître Henri V, champion zélé de l'Eglise établie, il avait fait un pèlerinage à la terre sainte, et maint autre voyage chevaleresque, ne manquant pas un tournoi sur sa route, Lui-même il en donna un des plus éclatants et des plus célèbres aux portes de Calais, où il défia toute la chevalerie de France. Il resta de cette fête un long souvenir; la bravoure, la magnificence de ce Warwick ne servirent pas peu à préparer la route au fameux Warwick, le faiseur de rois.
Avec toute cette chevalerie, Warwick n’en poursuivait pas moins âprement la mort d’une femme, d’une prisonnière de guerre; les Anglais, le meilleur et le plus estimé de tous, ne se faisaient aucun scrupule d’honneur de tuer par sentence de prêtres et par le feu celle qui les avait humiliés par lépée.
Ce grand peuple anglais, parmi tant de bonnes et solides qualités, a un vice, qui gâte ces qualités mêmes. Ce vice immense, profond, c’est l’orgueil.
Li Ts curetis, bene rehabebimus eam.» Notices des mss.,