Quod rex male stabat.» Ibidem
3. « À true pattern of the knigtly spirit, taste, accomplishments and adventures, etc. » Il fut un des ambassadeurs envoyés au concile de Constance par Henri V3; il y fut défié par un duc, et le tua en duel. Turner donne, d’après un
manuscrit, la description de son fastueux tournoi de Calais . (Turner, II, 566).
GCruelle maladie, mais qui n’en est pas moins leur principe de vie, l’explication de leurs contradictions, le secret de leurs actes. Chez eux, vertus et crimes, c’est presque toujours orgueil; leurs ridicules aussi ne viennent que de là. Cet orgueil est prodigieusement sensible et douloureux; ils en souffrent infiniment, et mettent encore de l’orgueil à cacher ces souffrances. Toutefois, elles se font jour; la langue anglaise possède en propre les deux mots expressifs de disappointment et mortification 1,
Cette adoration de soi, ce culte intérieur de la créature pour elle-même, c’est le péché qui fit tomber Satan, la suprême impiété. Avec tant de vertus humaines, ce sérieux, cette honnêteté extérieure, ce tour d’esprit biblique, nulle nation n’est plus loin de la Grâce. De Shakespeare ? à Milton, de Milton à Byron, leur belle et sombre littérature est sceptique, judaïque, satanique., «En droit, dit très bien un légiste, les Anglais sont des juifs, les Français des chrétiens 8,» Ce qu’il dit pour le droit, un théologien l’aurait dit pour la foi. Les Indiens de l’Amérique, qui ont souvent tant de pénétration et d’originalité, exprimaient cette distinction à leur ma-
1. Nous leur devons ces mots. Celui de mortification était, il est vrai, employé partout dans la langue ascétique; ïl s’appliquait à la pénitence volontaire que fait le pécheur pour dompter la chair et apaiser Dieu; ce qui est, je crois,
v anglais, c’est de l’avoir appliqué aux souffrances très involontaires de la vanité, de l'avoir fait passer de la religion de Dieu à celle du moi humain.
2. Je ne me rappelle pas avoir vu le nom de Dieu dans Shakespeare; s’il y est, c’est bien rarement, par hasard et sans l’ombre d’un sentiment religieux. Le véritable héros de Müiiton, c’est Satan, Quant à Byron, il n’a pas trop repoussé le nom de chef de l’école satanique que lui donnaient ses ennemis; ce pauvre grand homme, si cruellement torturé par l’orgueil, n’eût pas été fâché, ce semble, de passer pour ke diable en personne (voy. mon Infroduction à l'histoire uni-
verselle, sur ce caractère de la littérature anglaise). e 3. Ce mot profond, dont la portée n’a pas été sentie, pas À même peut-être par celui qui l’a dit, est d’Houard (Préface des Anciennes lois des Français conservées dans les coufumes … anglaises de Litfleton, etc.). ;