‹ Jeanne d'ArcChapitre 16 sur 31 · De Reims à Saint- Marconi ou Corbény (2 5) ; de Saint · texte numérisé non relu

De Reims à Saint- Marconi ou Corbény (2 5) ; de Saint

20 juill.

jusque

au i3 août.

Il fut te'moîn , dit-il , d 'exhortations faites au Roi pér Jeanne , à Saint-Benoît, relativement à son sacre... Cela n'a pu se passet que dans un des voyages de Sully à Châteàùneuf , Saint-Benott étant situé entre ces deux villes.

Dans cet intervalle (le 26 juin), Tamiral de Giilant assiégea et prit Bony-sur-Loire,

(22) SepsauK , château de l'archevêque de Reims.

(23) Quant aux détails de cette expédition de Gien à Reims, pendant laquelle les villes indiquées ci - dessus se soumirent ou furent prises , coyez les autorités de la note 33o , ci-devant p. 2l5.

(24) Ces rivières sont indiquées ici dans leur position naturelle , du sud-ouest au nord-est.

(25) On emploie ces noms indifféremment. ( Voye^ Tri" paut , x46 ; Histoire de la Pucelle , 524 » Monstrelet ^ ij , 47')

CALENDRIER

lieues-

ACTUEL

20 juill.

jusque

au i3 août.

20 juill.

jusque

au i3 août.

Marcoul à Vailly (26) ; de Vailly à Soissons (27) ; de Soissons à Château -Thierry; de Château- Thierry à Provins (28).

25.De Provins à la Motte de Nangis (29) ; de la Motte à Provins; de Provins auprès de Bray (3o) ; de-là , retour à Provins.

(26) On apporta ici à Charles les clefs de Soissons et de Laon.' {Tri'paut y 146 ; Histoire de la Pucelle , 524- )

'. (27) Ici l'on apprit la soumission de Château - Thierry , de Crécy enrBri«, de Provins, de Cpulommicrs et de plusieurs autres villes. {T ri p aut ç.\ Histoire de la Pucelle ^ ibid. Voy. aussi Monstrelet , ij , 49 ^^ ^o > <^1"^ cite ( outre les préce'dentes ) , quatorze vilks ou châteaux, et finit également par les mots et plusieurs autres.

En calculant les diverses époques indiquées par Tripaul» p. 146, il paraît qu'on dut arriver à Soissons vers le a3 au ^5 juillet. Il ajoute que le roi y fit séjour /7/z/- aucun tcms . ... Ce séjour dut se prolonger jusqu'avi commencement d'août, puisjqii'à cette époque Charles fit délivrer à Jeanne un cheval , comme cela résulte du compte déjà cité à la note 3ii, p. 208.

. (2^) Noy..Tiipûut , et Hisl de la Pucelle , ibid. ; îo p.ntid

(29) Château près de Nangis. (Voy, Hist. de la Puvéilè i^ttill \ Chronique de France , 34^; Tripaut. 147 : il dit Maugis , mais c'est nne faute d'impression ). Le roi s'y avança pour présenter ïa bataille au duc de Bedfort, qui s'était porté à Corbeil et Melun ( et même jusqu'à Mpntereau , selpn Monstrelet, ij , 47 ) ; mais Bedfort s'en retourna à Paris. {Mêmes auteurs/) Le 7 août il avait envoyé une espèce de défi au roi. (Voyez Monstrelet yWîià.)

(30) Cette marche rétrograde de Charles après la retraite de Bedfort, qu'il eût au contraire fallu poursuivre , fut l'effet des

CALE^DRIER

Août.

14 au 28

1429- 26. De Provins à Château-

i4au28. Thierry (3i); deChâteau-Thierry

à la Ferté-Milon (Sa) ; de la Ferté

à Crépy ; de Crépy à Dammar-

tin et environs (33).

27. De Damniartin à Crépy; de Crépy à Baron et à Monlpiloy (34.) ; de Baron à Crépy; de Crépy à Compiègne ; de Compiègne à Senlis *, de Seiilis à Saint- Denis (35).

insinuations des courtisans. Heureusement on ne put forcer le passage de la Seine à Bray , ce qui obligea de revenir combattre dans riIe-de-France. {Voy. mêmes auteurs. )

(3i) La Chronique de France, fol. 342, fixe le voyage ds Château-Thierry à la veille de la mi-août.

(32) Dunois ( dans Laverdy, p. 369 , note 68 ) cite cette excur sion à la Ferte'.

(33) Voy. , sur les excursions du n» 26, Tripaut ^ i-JS à i5o ; Jlist. de la Pucelle , 525; Chronique de France , Zl^i.

Les arme'es françaises et anglaises furent, pour la second* fols, en présence; Charles était aux environs de Dammartin, et Bedfort à Mitry, à deux lieues au S. O. de cette ville. Après quelques escarmouches il se retira sur Paris. {Mêmes auteurs. )

(34) Ou Mont-Piloi, ou Mont-Piloer , ou Mont-Piloir, bourg et montagne un peu au N. O. de Baron.

(35) Quant aux excursions du n» 27, voyez Tripaut^ i5i à 162 ; Hist. de la Pucelle , 523 à 628 ; Chron. de France ^ f. 342 , 343.

Les mêmes armées se rapprochèrent encore. Celle de Charles, était entre Baron et Mont-Piloi ; celle de Bedfort sur la petite

CALENDRIER

29 août

au 11 sept.

Du 12

sept.

au

25 oct.

envir.

ANCIEN

lieues.

1429- 28. De Saint-Denis à la Chaau pelle ( attaque de Paris ) ; de la II sept. Chapelle à la Villette (36); de la

Villette à Saint-Denis (87). 3

Du 12 20. De Saint-Denis à Lagnv ;

au de JLagny a Provins ; de Provins

25 oct.

rivière qui passe à Baron- Toutes les dispositions furent faites pour une bataille, et Jeanne fiit placée au corps chargé des escarmouches, avccDunois, Lahire, etc.. Ces escarmouches furent assez vives, mais au bout d'un jour les deux armées se replièrent. Ç Voy. mêmes auteurs. )

Le roi apprit à Crépy la soumission de Compiègne et de Beauvais , et à Saint-Denis celle de Lagny. ( Voy. idem. ) II entra à Compiègne le 22 août {Lenglet ^ t. i , p. 142; t. 2 , p. 160) et à Saint-Denis le 29, selon l'Histoire de la Pucelle , 529, et la Chronique de France, f. 343, \°. Selon Tripaut , p. 162, Charles partit de Scnlis enviiion le dernier jour d'août.... Peutêtre même n'est-ce que le i^^ ou le 2 septembre, puisqu'il est dit , dans le compte cité à note 3ii , p. 208 , que le roi fit donner à Jeanne un second cheval , à Senlis , au mois de septembre. Mais il est aussi possible que de Saint-Denis elle soit retournée à Senlis pour cet objet. Il y aurait alors quelques lieues à ajouter à l'itinéraire.

(36) On n'a pu graver sur la carte que l'un de ces deux bourgs , qui, au reste, sont très-voisins.

(37) Quant aux excursions du x\P 28 , voyez Tripaut , 162 à 167 ; Hist. de la Pucelle , 528, 529 ; Chron. de France ., 343.

Le 8 septembre on attaqua Paris. ( Voy. Laverdy, 338 ; Journal de Paris ., 127.) Jeanne traversa le premier fossé, entra dans le second et le sonda, Blessée soudain d'un coup de flèche

CALENDRIER

lieues, à Bray ; de Bray à Courtenay, en passant la Seine au-dessous de Sens -(38) ; de Courtenay à Château - Renard ; de Château- Renard à Montargis ; de MontargisàGien; deGien àBourges(39). 67

à la cuisse , elle ne voulut point renoncer à son projet; elle fit apporter des claies et des fascines pour combler le fosse'; entreprise qu'elle n'abandonna qu'à la nuit; encore fallut-il l'envoyer chercher à plusieurs reprises. Sa plaie ne fut pansée qu'après son retour. ( Voy. Tripauf , i65; Chartier , 36 ; Hist. de la Pucelle , SaS ; Chron. de France , 343 ; Monstrelet , ij , 5o.)

(38) Bray se soumit cette fois à Charles et lui livra passage , tandis que Sens le refusa. (Voy. Tripaut ^ 1G8.) Ainsi Villaret, xiv, 4^8, se trompe lorsqu'il place avant l'arrive'e de Philippe à Paris (c'est-à-dire avant le 3o septembre.... ci-après /zo/(? 3y) la re'duction de Sens et celle de Melun , qui n'eut lieu que plusieurs mois après, ( Voy. note 45 , p. a66.)

(39) Quant aux excursions du n" 29 , voyez Chartier^ 37 ; Berry^ 379? Chron. de France^ ^4"^» *^^ sur-tout Tripaut ^ 168 et 169.

En examinant avec soin la relation de Tripaul, et comparant le tems qu'exigèrent les parties du voyage dont il omet les époques , et celles dont il indique les dates , et en tenant compte des séjours, il paraît, i© que le roi quitta Saint-Denis le 12 septembre et arriva à Gien le 19 ; 2° qu'il en partit vers le 20 ou le 11 octobre , et arriva à Bourges du 22 au 25. Il annonce , en effet , que Charles attendit à Gien aucuns jours y croyant avoir accord avec le duc de Bourgogne , et qu'il s'en retourna à Bourges lorsqu'il fut averti que le duc avait renouvelé son traité avec Bedfort (on accorda seulement une trêve à Charles.... Voy. ci-

CALENDRIER

D'ocl.

à déc.

§ 7. Expéditions et excursions du ANCIEN. Berri et des environs.

lieues.

1429. 3o. De Bourges à Mehun-sur-

à déc. Yèvre ; de Mehun à Bourges ; de

Bourges à (4.0) Saint-Pierre-le-

Moutier (siège et prise) ; de Saint-

devant p. 78 et note 336, p. 217 ) , et était retotirné en Picardie.... Or, nous voyons par le Journal de Paris, p. 127 et 128, que Philippe , arrivera Paris le 3o septembre , en était reparti la veille de Saint-Luc, ou le 17 octobre. Il fallut bien ensuite quelques jours pour en recevoir avis et se rendre à Bourges.

N. B. Les auteurs remarquent que dans toutes les excursions ou expéditions décrites ci-dessus aux no* 28 à 29, Jeanne accompagna toujours le roi.

(4o) C'est à Mehun qu'on arrêta les expéditions de Sainl- Pierrc-le-Moutier et delà Charité.... L'assemblée de la compagnie de Jeanne se fit ensuite à Bourges , d'où l'on se rendit à Saint -Pierre-le-Mou lier. ( Fb/. Daulon dans Lcng/et , ij , 126.) Jeanne montra aux attaques de Saint-Pierre le même courage qu'à celles d'Orléans, de Paris , etc. Les Français ayant été repoussés lors de l'assaut , elle resta presque seule , et malgré les exhortations des olficiers, près des fosses , exposée aux traits des ennemis ( elle avait oté son casque ) , et cria à haute voix qu'on apportât des fagots et des claies pour faire un pont.... On lui obéit; oh passa les fossés et la ville fut prise en un moment,' ( Voy. Daulon , d. p. 126 et suiv. ) Chartier, Sg, et la Chronique de France, 344, parlent aussi de cet assaut, mais sans détails.

Nous ne connaissons ni l'époque , ni la durée précise de ce

siège Daulon , ibid, , dit qu'il dura aucun temps.... Comme on

Se rendit ensuite à la Charité où l'on était à la fin de novembre , iJ est probable que Saint-Pierre fui assiégé au commencement <jLe ce mois.

ACTUEL

ANCIEN

CALENDRIER lieues.

Pierre-le-Moutîer à la Charité (siège); de la Charité à Bourges; de Bourges à Mehun (4-i)- 4-6

1429. 3i. De Mehun-sur-Yèvre à Gerdedéc §^21^ 5 ^^ Gergeau à Mehun (42). 36

Fin

de déc.

i43o. Dejanv.

aux I^rs

jours d'avril.

^i^9- 82. De Mehun-sur-Yèvre à Bour-

I J P lîîïî V

aux lers ges (4-3) ; de Bourges aux Marches

jours d'avril.

(4i) Le siège de la Charité fui levé au bout d'un mois. ( Chron, de France^ 344; ^crry^ 38i. ) Chartier, 3y , et Belleforêt (/V5/^. , 353 , d'après l'interrogatoire de Jeanne ) en font aussi mention. On peut présumer qu'on échoua par défaut de ressources et non point de courage. A la fin de novembre , d'Albret et Jeanne , qui commandaient, réclamaient des secours en argent, faute de quoi ils seraient , disaient-ils , obligés de lever le siège. Le 24 , la ville de Bourges établit un impôt d'un i3e sur le vin , et chargea le fermier d'envoyer à d'Albret et Jeanne i3oo écus d'or pour entretenir l'armée occupée au siège. {Voy. le bail dans riiisi. du Berry par La Thaumassière , liv. 3 , chap. 28 , p. 161. )

Après la levée du siège on dut , pour rendre compte de 1 expédition , revenir à Mehun-sur-Yèvre , où il paraît que le conseil se tint pendant les mois de novembre et décembre.

(42) Jeanne avoue dans ses réponses qu'elle fut à Gergeau, où elle coucha plusieurs nuits avec une femme nommée Catherine. ( Voy. Belleforêt dans la Chron, de France , f 353. ) D'un autre côté , on lui impute d'avoir communié à Noè'l dans cette ville. ( Voy. ci-devant note 392 , n» 6 , p. 243 ) : c'est donc à celte époque qu'elle fit le voyage de Gergeau.

De Gergeau elle dut revenir à Mehun, où on lui donna des lettres de noblesse le 29 décembre. ( Elles sont datées simplement du mois , dans le Recueil de Godefroy, p. 898 ; mais Lavcrdy, p. 34o , en fixe la date au 29. )

(43) De Mehun Jeanne vint sans doute à Bourge?. On sait

CALENDRIER

lieues.

ACTDEL.

Idem.

ANCIEN

de Berry (4-4) ; des Marches de

1429. Berry à Melun, en passant par

Bourges , Gien et Montargis (45). 76

qu'elle y fit quelque se'jour après l'expédition de l'Isle-de-France ( Voy. Laçerdy, 334, 339 ) » ^^ ^^^^ ^^''^ "^^''s cette e'poque , d'autant que se.% lettres de noblesse furent enregistrées le 16 janvier ( Voy. Godefroy , p. 899 ) à la chambre àç.^ comptes , que Charles avait transfe'rée dans cette ville.

Nous perdons alors sa trace jusque vers la fin de mars. Il est pourtant à pre'sumer qu'elle ne resta pas toujours à Bourges, puisque Charles vil , qu'elle accompagnait ordinairement , se'journa pendant cet intervalle à Chinon ( il y était vers le mois de janvier, ainsi qu'on peut l'induire de la Chronique de France, f. 344 > v» ) , à Yierzon ( vers le 26 janvier ) , à Gergeau (en février ) , et à Sully ( les 6, i3 et 28 mars ). Voy. Pièces fugi^ iiçes relatii>cs à VHîst. de France , in-4°, t. i , p. 94 » Histoire générale de Languedoc , t. 4 , P- 47^-

(44) Jeanne était es-marches de Berry avant l'expédition de Lagny, dont on parlera tout-à-l'heure. ( Voy. Chron. de France ^ 345 , ligne 2. ) ( Chartier, p. l^\ , dit au pays de Berry. ) Ce mot marches signifie en général frontières. Dans cette occasion il doit s'entendre de la frontière méridionale du Berry, des points qui le séparent de la Marche proprement dite , parce que les cantons de la Marche qui touchaient aux autres provinces s'appelaient les marches de telle province. On disait , par exemple , les piarches du Limousin. ( Voy. Encycl. , Dict. géogr. , mot Marche.)

(45) Elle se trouva vers les fêtes de Pâques à Melun ( Voy. Lenglet ^ t. i , p. 124; Belleforêt dans la Chronique de France ^ f. 353) qui, depuis peu, s'était soumis au roi.... (Voy. Chartier^ 4'4î ^^ffyi 38o ; Monsirelet ., ij , 56. ) Les points intermédiaires de la route la plus courte, des Marches à Melun, sont Bourges j Gien et Montargis.

CALENDRIER

ACTUEL

Avril

et commence

de mai.

§ 8, Expéditions de Lngny et Corn- ANCIEN. piègne , ou dernières expéditions

de Jeanne.

lîeues.

i43o. 33. De Melun à Lagny (46).Déet com- ^^^^^ ^^ Franquet d'Arras, aux

menct environs , et retour à Lagny (4.7). 9 de mai.

(46) N. B, Les historiens , tels que Berry, Chron. de France , f. 345 , et Monstrelet , t. 2 , f. 56 à 58 , sont peu d'accord , soit cntr'eux , soit avec eux-mêmes , sur les dates et l'ordre des expe'dîtions ou excursions indiquées ci-dessus aux nos 33 à S;.... II a fallu encore user de la me'thode cite'e plusieurs fois , pour trouver l'itine'raire le plus probable de Jeanne d'Arc. Au reste , nous avons accorde, dans celte occasion, plus de confiance à Monstrelet cju'aux autres historiens, parce qu'e'tant au sie'ge de Compiègne ( Voy. idem , f. 58 ), il devait avoir présens à la pense'e les faits qui précédèrent la prise de Jeanne , d'autant qu'ils se passèrent dans l'intervalle de moins d'un mois.

(47) Voy. Chartier^ l^\ ; Lcnglet , t. i, p. i25, et t. 3 , p. i5o ; Chron.de France^ 345, au commencement; Beîleforét , ibid. , 352; Monstrelet^ ij , 5 7.

Monstrelet place le récit de la défaite et exécution de Franquet après celui des expéditions de Noyon et de la prise de Soissy ( ci-après , n» 34 et 35 ); mais , comme nous l'avons déjà observé , il y a très-peu d'ordre dans son ouvrage. Il annonce d'abord (f. 56), 1° que le duc de Bourgogne célébra la fête de Pâques à Péronne (Pâques était le 16 avril); 2°^ qu'au com^ mencement de i43c (c'est-à-dire après Pâques ) il se rendit avec ses gens d'armes à Montdidier, oîi il fut aucuns jours ; 3'' qu'il assiégea Gournay-sur-Aronde (à six lieues S.'O. de Noyon ) , et se hâta de traiter avec la garnison , afin d'aller au secours d'un château dont les Français levèrent le siège sur l'avis de son projet; 4° qu'il alla passer environ huit jours à Noyon ; 5° qu'il assiégea Soissy.... Monstrelet raconte alors, f. 56, v®, et

CALENDRIER

ACTUEL

Suite

de mai.

ANCIEN

Suite

de mai.

lieues

34.. De Lagny à Soissons, en passant par Château-Thierry et Crépy; de Soissons à Crépy ; de Crépy à Gompiègne (^8). 36

57 , l'attaque de Pont-l'Evêque , et successivement rétablissement des corps de l'armée du duc dans les villages voisins de Compiègne. Enfin il passe à la de'faite de Franquet, dont il fixe l'époque au commencement de mai.

Si l'on suppute le tcms qu'exigèrent les marches diverses de Péronne à Montdidier, de Montdidier à Gournay, de Gournay à Noyon , de Noyon à Soissy, le siège de Gournay, etc. ; et si l'on y ajoute les séjours à Montdidier et Noyon , on voit que le duc ne put commencer le siège de Soissy qu'au mois de mai, après la défaite de Franquet. Cette première époque une fois déterminée, il est facile de fixer, avec assez de certitude, les époques des dernières expéditions de Jeanne , et même défaire accorder les historiens dans leurs récits, comme on le verra dans les notes suivantes.

N. B. Villaret, xv, 7 etsuiv. , a commis beaucoup d'erreurs quant à ces expéditions de Jeanne ou de Philippe. 11 les place entr'autres avant le débarquement de Henri vi à Calais (jour de Saint-George ou 28 avril Monstrelei , ij , 58 ) , qui est antérieur à la plupart.

(48) Le détour par Château-Thierry était nécessaire pour passer la Marne, , et T.englel ( t. i , p. 128 ) suppose c^u'elle passa par Crépy, puisqu'il annonce que de Soissons elle y retourna.

Le but de cette expédition était de secourir Soissy ( ou Pontà-Soissy, ou Choisy-sur-Oise ) , assiégé par le duc de Bourgogne , et situé entre l'Aisne et l'Oise , près de leur confluent. Il fallait passer l'Aisne à Soissons; le gouverneur refusa le passage (Voy. Lengletj\h\à.', Chron. de France , f. 345), ce qui força Jeanne de retourner à Crépy et d'aller chercher un passage à

CALEÎnDRIER

ANCIEN

Idem.

Idem.

lieues.

35. De Compiègne à Pont-rEvêque ; attaque infructueuse de ce bourg ; retour de Jeanne à Compiègne(49). 12

Compiègne pour înquie'ter au moins les convois des assie'geans. ( Voy. la ;7c/^ suivante. ) Berry, 38i, dit qu'on reçut Jeanne dans Soissons , du moins pour y passer une nuit , et qu'elle alla ensuite à Compiègne.

(49) Quoique le seul Monslrelet ( f. 56 vo et 57) parle de cette expédition, nous n'he'sitons pas à la placer ici, par les molifs déjà indiqués aux notes 46 et 47 » et parce que les Français durent la tenter pour faire lever le siège de Soissy, poste important qui les rendait maîtres du cours de l'Oise et de l'Aisne audessus de Compiègne, et mettait obstacle aux entreprises que Philippe pouvait former contre cette ville , ou les places, telle que Lagny, situées au midi de l'Aisne. Philippe, qui sentait la nécessité de s'en emparer, avait pris des mesures pour empêcher que la garnison de Compiègne n'interceptât ses vivres (Voy. Monstrelet , ibid. ) qu'il tirait de Montdidler, Noyon et autres villes de Picardie, et qui lui parvenaient, selon toute apparence , par le pont ou port de Pont-l'Evêque, bourg situé à 600 toises au midi de Noyon , et défendu par un détachement de l'armée anglaise. Il avait en conséquence placé un corps de troupes dans les faubourgs de Noyon , afin d'être à portée de secourir les Anglais en cas d'agression. L'événement justifia sa prévoyance. Jeanne d'Arc, Chabanne , Xaintrailles, etc., avec deux mille hommes, vinrent en effet de Compiègne attaquer les Anglais, et ils étaient au moment de les forcer, lorsque les Bourguignons, postés à Noyon , accoururent , mirent les Français entre deux feux, et les contraignirent à se replier sur Compiègne.

Cette exoédilicn fait d'autant plus d'honneur au courage de

CALEISDRIER

Suite

c!e mai.

jusque au 2.4.

ANCIEN

Suite

de mai.

Idem jusque au 24-

lieues.

36. De Compiègne à Lagny , en passant par Crépy et Château- Thierry (5o).

Page 1