‹ Jeanne d'ArcChapitre 19 sur 31 · Un livre intitulé De refunerea. i · texte numérisé non relu

Un livre intitulé De refunerea. i

On donnera à la troisième partie une notice de ces divers ouvrages.

A la Jtête de la deuxième colonne de la première page, on lit ces mots : Ex ïihris Claudii Expilly (avec paraphe), 1607; ce qui. annonce que le manuscrit a appartenu à Expllly, président au parlement de Grenoble (2) , dont la bibliothèque existe en grande partie dans celle de ta ville de Grenoble , formée par les soins

(2) Expilly a pu se procurer ce manuscrit pendant divers voyages qu'il fit en Piémont, et notamment en 1606, époque où il fut un des commissaires chargés de régler les limites de la France et du Piémont du côté du marquisat de Saluées. (Voy. sa çùe ■; par Boniel; p. 58.)

du savant évêque Caulet, et acquise de ses héritiers par plusieurs de nos concitoyens.

Le manuscrit est en très-beau parchemin de 32 centimètres de hauteur sur 24. de largeur. Il contient i58 feuillets ou 3 16 pages ; chaque page est divisée en 2 colonnes de 32 à 34 lignes; les alinéa y sont en général séparés par un assez grand espace. Les marges des côtés ont 13 2 centimètres de largeur; la marge supérieure en a 3 , la marge inférieure 7.

Les premières pages de la plupart des livres que nous avons cités sont entourées d'un filet d'or et d'une broderie en fleurs peintes en or et en diverses couleurs. Quelques autres n'ont une broderie que dans un des côtés ou à la marge supérieure et inférieure. Les premières lettres des principaux alinéa sont de grandes majuscules dorées et peintes alternativement en rouge et en bleu ; celles des autres alinéa sont des majuscules moyennes en bleu et en rouge sans dorure ; celles de chaque ligne sont de petites majuscules écrites à l'encre ; enfin les lettres ordinaires ont 2 millimètres de hauteur.

On n'y remarque aucune figure, à l'exception d'un ange supportant les armoiries de la maison d'Orléans, écartelées avec celles de Valentine de Milan (3); d'un paon et de deux oiseaux de chasse. L'ange se trouve àans la première lettre de la traduction des poésies d'Orléans , et les oiseaux dans la broderie servant de cadre (feuillet 9).

Il ne peut guère y avoir d'incertitude sur l'âge de ce

(3) Epouse de Louis, duc d'Orle'ans, frère de Charles vi , dont nous avons parlé ci-devant, p. 10. Elle e'tait fille de Jean et sœur de Jean- Marie et Philippe- Marie, derniers ducs de Milan, de la maison Galeas-Visconli. (Voy. aussi p. i53.}

282 PIÈCES J/USTIFICATIVES.

manuscrit. La dernière page contient deux e'pitaphes de Charles vu, roi de France, mort en i4-6i ; l'imprimerie était déjà inventée. Il n'est pas vraisemblable qu'il soit beaucoup postérieur à cette époque.

Quoiqu'il y ait dans ce manuscrit, comme dans ceux du quinzième siècle , un grand nombre d'abréviations y avec un peu d'attention , on le lit très-aisément , parce que les lettres sont bien formées et très-distinctes les unes des autres.

Toutes les recherches qu'on a faites jusqu'à présent annoncent que ce manuscrit est original. Ce qui semblerait le prouver, c'est que Muratori , dans sa notice des œuvres d'Astezan {Scripior. rer. italicamm, t. i4. ♦ p. 1008), ne fait aucune mention de celles que nous

allons analyser Nous ne croyons pas non plus qu'on

ait publié quelque notice de ce manuscrit.

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