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les articles de la capitulation, du soleil, les Anglais évacue On leur permit de garder
elques-uns de leurs meubles
usqu'à la valeur d'un marc d'argent pour chacun. Ils étaient libres de
e retirer dans telle place ou tt
l pays qu'ils voudraient de leur parti
mais s'engageaient à ne point reprendre les armes avant dix jours. A
;, conditions ils obtinrent la vie sauve et se retirèrent le samedi matin
in nombre de cin( cents combatt
LS
Jeune seigneut
ants
irimé chevalier,
Il s'agissait maintenant d'aller au secours de la garnison française
qne l’on avait laissée au pont de Meung, et, supposé que l’armée aux
rdres de Falstolf et de Talbot dût renoncer à s'emparer de cette posi-
tion et abandonner la ville pour battre en retraite, la poursuivre et
l'anéantir. Jeanne, pleine d’ardeur ; Jeanne, à qui ses voiæ promettaient
1h sn srln «rs
gait lez shafs da ge mattre en
route, L'avant-warde de l’armée française, sous les ordres du connétable
le France, de In Hire, de Poton et d’autres capitaines, partit en avant.
Le corps de bataille, commandé par la Pucelle, le due d'Alencon, le bâtard d'Orléans, le maréchal de Raiïs, devait suivre de près. Jeanne dit à Richemont au moment du départ: “Ah! beau connétable, vous n'êtes pas venu de par moi; mais, puisque vous êtes venu, vous serez venu bien à point,”
Cependant Falstolf et Talbot avaient déjà donné des ordres pour l'attaque immédiate du pont de Meung, quand un poursuivant d'armes, qui arrivait de Beaugeney, leur annonça la capitulation du château et la retraite de Richard Guétin. A cette nouvelle ils tinrent conseil et résolurent de battre eux-mêmes en retraite, emmenant avec leurs troupes la warnison de Meung, commandé par lord Scales, Tandis qu'ils se préparaient au départ, l'avant-varde française parut en vue de la ville, suivie bientôt du corps de bataille, Les généraux anglais, esquivant le combat, se hâtèrent d'évacuer la place, abandonnant les + ivres, les munitions, les habillements qu'elle contenait, et s’enfoncèrent dans les plaines de la Beauce, où on les eut bientôt perdus de vue, Ils se diriseaient vers Patay, espérant gagner Yenville sans coup férir, D’Yenville la route leur était ouverte sur Étampes, puis sur Paris,
L'armée française se mit à leur poursuite en ordre de bataille, Quoique entièrement doininés par la volonté de la Pucelle en qui rayonnait ce jour-là dans toute sa splendeur l'inspiration divine, les chefs n'étaient pas au fond très rassurés, tant les Anglais gardaient encore de prestige, malgré leurs récents revers. En outre, dans ces immenses plaines, où la vue était 6à et là bornée par des accidents de terrain, on paraissait marcher un peu à l'aventure, et l’on pouvait craindre une surprise, Le seieneur de Beaumanoir, Poton. la Hire, Ambivise de Loré. Thibault de Termes, servant d’éclaireurs, couraient en avant. avec une troupe de cavaliers, On proposa de les rappeler et de faire halte En non Dieu ! s'écrin Jeanne, il faut combattre : sils étaient pendus aux nues, nous les aurions !? Et, comme on insistait, elle ajouta: “Je suis sûre de la victoire, Le sentil roi aura aujourd'hui la plus crande victoii qu'il eût jamais, Et m'a dit mon conseil qu'ils sont tous nôtres.”
Enfin, à une lieue environ de Patay, en un lieu appelé Coynees, les éclaireurs virent un cerf qui, s'effrayant du bruit de leurs chevaux. sortit soudain d'un bois, et s’alla jeter dans la direction de Patay, au beau milieu de l'armée anglaise. qui, poussant de orande eris révéla ainsi sa presence à l'ennemi. Le due d'Alencon dit à ln Pucelle. qui chevauchait
à côté de lui: “ Jennne, voilà les Anglais en bataille : combattrons-nous ?
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Avez-vous vos éperons ? demanda-t-elle au duc. — Comment cela ? lui üt-il; serons-nous obligés de fuir?— Nenni, en nom Dieu! repartit Jeanne; allez sur eux, ils seront défaits; vous perdrez peu de vos gens ; les Anglais s'enfuiront, et il vous faudra des éperons pour les poursuivre, ”
Depuis le matin, l'armée anglaise marchait divisée en trois Corps. Entre l'avant-garde et le corps de bataille on avait placé l'artillerie, les chariots et les marchands qui accompagnaient l'armée, L'arrière-garde, composée d'Anglais de race, protégeait la retraite et marchait à une distance assez grande, Quand les coureurs chargés de surveiller le pays où s'opérait la retraite eurent annoncé l'approche de l'ennemi, on arrôta les dispositions suivantes: l'avant-garde recut l’ordre d'aller prendre position, avec l'artillerie et les bagages, tout le long des haies qui étaient iuprès de Patay. Le corps de bataille continua de marcher jusqu'à ce qu'on fût venu entre deux fortes haies par où il fallait nécessairement que l’armée française passât, Talbot, voyant cet endroit assez facile à défendre, mit pied à terre et s’y posta avec cinq cents archers d'élite, promettant d'y tenir jusqu'à ce que l’arrière-garde eût rejoint le corps de bataille, Après avoir soutenu le premier effort de l'ennemi, il espérait revenir se joindre à son tour avec le corps de bataille, en côtoyant les haies, Maïs ce plan habile fut déjoué par l'impétuosité française,
En effet, tandis que les Anglais se hâtaient de rejoindre leur avantgarde aux haies de Patay, les Français avaient attaqué et déjà presque forcé l’étroit passage que défendait Talbot, Sire Jean Falstolf ordonna de prendre le galop pour rejoindre plus vite l'avant-garde; mais ceux qui la composaient, voyant les gens du corps de bataille accourir si vite. crurent qu'ils venaient d'être battus, et, saisis d'une terreur soudaine, abandonnèrent les haies et prirent la fuite. Bientôt Talbot ayant été fait prisonier, et ses archers étant tous morts, une panique générale sempara de l’armée anglaise, de façon que les Français n'eurent plus, come le leu avait prédit Jeanne, qu'à poursuivre, à tuer ou à prendre, Jean de Wawrin, témoin oculaire, porte la perte des Anglais à deux mille hommes tués, et deux cents faits prisonniers, Outre Talbot, lord Scales, Thomas Rameston et Hungerford tombèrent entre les mains des Français, Yenville ferma ses portes aux Anglais qui fuyaient, et bientôt rendit à la Pucelle, A la nouvelle du désastre, les garnisons anglaises
le Mont-Pipeau, de Saint-Simon et d’autres forteresses, y mirent le feu, » LA
to hàt FRE -Hnintcit mn miel +. A i LUURC HAL, JCan Faistoii, i Ame pleine de honte,
s0 JEANNE D'ARC
de douleur et de rage, réussit à gagner Corbeil, Meung fut occupé et pillé par l’armée francaise,
La Pucelle ramena ensuite dans Orléans cette armée victorieuse. qui fut reçue avec une joie bien grande par les gens d’Eglise, les bourgeois et le commun peuple, qui en rendirent grâces et louanges à Dieu, Les Orléanais espéraient que le roi profiterait de cette occasion pour les venir visiter; mais il ne bougea de Sully-sur-Loire, et les grands préparatifs qu'on avait faits pour le recevoir furent inutiles, ce qui ne laissa pas de mécontenter ces bonnes gens, qui avaient si largement versé leur sang pour lui.
En huit jours (11-1S juin 1429), Jeanne avait pris trois villes et battu en rase campagne ces vieilles bandes anglaises, ces solides cavaliers, ces archers adroits, ces capitaines expérimentés, qui depuis longtemps ne se connaissaient plus de rivaux sur les champs de bataille. Elle avait manœuvré avec une sûreté de coup d'œil et une rapidité de mouvements qui avaient déconcerté un Suftolk, un Falstolf, un Talbot, Cette belle campagne de la Loire, en tenant compte des différences existant à tant d'égards entre les deux époques et les deux personnages, n’est pas sans analogie avec cette foudroyante campagne d'Italie qui fut le coup d'essai, comme tacticien, et est peut-être* demeurée le chef-d'œuvre du général Bonaparte, Et Jeanne, humble paysanne, avait au plus dix-huit ans!
Muis Dieu était en elle, et Dieu fait ce qu'il veut,