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ontife, soit au concile de
1e raci cet égard deux princi.
dit ( Manchon, maître Jean la Pi et fi
ère Martin I
is de pitié, se ndirent dan lu
à se soumettre à l'É
lise, CE Le
elle dit qu'elle voulait bien
oncile.. ,; car ‘U avait expliqué is de son parti... L'évêque Je l'urent tellement Courroucés, que
6, prit la fuite.
‘angrer si le
Quant aux \ ice-inquisiteur
rre, interrogée si elle répondit que oui,
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voulait Pourvu qu'on Soumettre à l’és êque
nme je l'exhortais à se soumettre
up de prélats et ant ouï ce conseil, commença
notre parti, je Fe Aussitôt, e ne cria :
veux ntlamrié " l'aisez-vous, de on demanda à l'évêque L'évêaque répondit que non, €Cria: “Ah! vous écrivez as écrire ce qui est pour le procès-verbal du greffier ie, et cette trace
me se trouve préciierre siéguit
sambard renouvela ce
dans sa Prison, Nous
“Au premier article du
Saint-père Je I Eglise sont chargés manquent :
ape de garder Mais, quant À elle,
à Dieu, à
Bâ!e, qui
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en
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la Vierge Marie, aux saints et saintes du paradis. Elle croit fermement qu’elle n'a point manqué à notre foi chrétienne, et elle n’y voudrait manquer, et requiert. .” Jei la phrase demeure inachevée, comme si la plume du greflier avait été arrêtée par quelque obstacle soudain, et ces deux mots: Æt requiert, ont disparu dans la version latine de Thomas de Courcelles,
Ne faut-il pas placer le conseil d’Ysambardl après la fière déclaration de Jeanne, et compléter ainsi la phrase suspen lue, dans notre hypothèse, par la co'ère de l'évêque: ZE 1 quiert formellement d'étre menée devant Le coneile général siégeunt a Bâle où elle se fuil fort de justifier tous ses actes / Quant à la déclaration qui précède, il faat la rapprocher de cette autre parole, que nous avons citée plus haut: “Cest tout un de Notre-Seisneur et de léglise, et l'on en doit point faire de difficulté.” Jeanne, dont les rapports avec le monde surnaturel étaient, pour ainsi dire, quotidiens : Jeanne, qui se savait inspirée de Dieu, ne voulait pas paraître douter, même pour un instant, de la vérité de sa mission. Tout ce qu'elle voulait dire, c'est qu’elle était en mesure de la justifier devant le saint-uère et devant le concile; et certainement elle se serait prêtée de bonne foi, en toute humilité, à l'examen de l'autorité suprème, comme elle s'était prêtée à l'examen des docteurs de Poitiers. Mais de quel droit lui demandait-on de révoquer en doute son inspiration, puisque l'Église ne l'avait point condamnée? Si elle s'en remettait avant tout et surtout à l’Église triomphante, c’est qu'elle en avait reçu directement les ordres, et qu’elle n’ignorait pas que cette Église, présidée par Notre- Seigneur, et l'Église que préside ici-bas le saint-père, c'est tout un; c'est aussi, c'est surtout que l'Éolise militante, dans le cas présent, dans cet inique procès, était exclusivement représentée par qui? par Pierre Cauchon.
Le samedi 31 mars, l’évêque se rendit dans la prison de Jeanne, accompagné du vice-inquisiteur et de sept assesseurs, pour entendre les déclarations qu’elle avait promis de faire ce jour-là. Il persista à parler au nom de l'Église entière, bien qu'il eût écarté violemment l'appel au concile, Jeanne, de son côté, persista à ne pas lui donner satisfaction, et refusa absolument de mettre en doute soit la réalité, soit le caractoré divin de ses visions.
“ Voulez-vous vous en rapporter, pour tout ce que vous avez dit ou fait, soit en bien, soit en mal, et notamment pour les crimes et délits qui
vous sont reprochés, et tout ce qui touche votre procès, au jugement de
oit fermement n'y voudrait comme si la
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> Rois,
l’Église qui est sur la terre ? — Je m'en rapporterai à l'Église militante, pourvu qu'elle ne me commande chose impossible à faire, Ce que je répute impossible, c'est de renier les visions et révélations que J'ai eues, les paroles prononcées, les actes accomplis par l'ordre de Dieu. Si l'Église me voulait faire faire quelque chose qui fût contraire aux ordres que Dieu m'a donnés, je ne ferais cette chose pour rien au monde. — Mais, si l'Église militante vous dit que vos révélations sont illusoires ou diaboliques, superstitieuses, mauvaises, vous en vapporterez-vous à l'Évlise ? — Je m'en rapporterai à Notre-Seioneur, dont J'accomplirai toujours les ordres, Ce qui est contenu au procès est arrivé par le commandement de Dieu ; et ce que j'ai affirmé avoir fait par le commandement de Dieu, il me serait impossible de faire le contraire. Et au cas où l'Égise militante me commanderait de faire le contraire, je ne w'’en rapporterais à homme du monde, mais seulement à Notre-Seigneur, dont je veux toujours accomplir le commandement. — Pensez-vous donc n'être pas soumise à l'église qui est sur la terre. c’est À savoir à notre saint-père la pape, aux cardinaux, aux archevêques, évêques et autres prélats d'Éstise 2— Si, Notre-seigneur d’abord servi. — Avez-vous commandement de vos voix de ne vous pas soumettre à l'Église ? — Ce que je réponds, je ne le prends pas dans ma tête; ce que je réponds, c’esv par le commandement de mes voix. Elles ne me commande:t point que je n'obéisse pas à l'Église, Notre-Seigneur d'abord servi.” Cauchon ne put rien obtenir de plus, et il y a tout lieu de croire qu’il s’en félicita, ne pensant pas que le moment fût encore venu de faire abjurer la Pucelle,
Les lundi, mardi et mercredi, 2, 3 et 4 avril 1431, les juges, assistés des docteurs les plus habiles, reprirent le travail quiavait été commencé le mois précédent, et, s'aidant tout à la fois des extraits déjà rédigés antérieure-nent, et des soixante-dix articles du réquisitoire, ils dressèrent un mémoire en douzeo” ‘:e,qui devait servir de thème aux consultations.
Ces douze artic: produisaient, sous une forme en apparence modérée et impartiale, la ; ensée de l'accusation, c'est-à 1°*e qu'ils appelaient un avis défavorable à l’accusée, à qui on se garde bien de les communiquer On avait décidé d'y apporter quelques corrections, dont plusieurs, et notamment la plus importante, parce qu'elle avait trait à la question d'obéissance à l’Église, ne furent point exécutées. Le jeudi 5 avril, Cauchon transmit ces assertions aux docteurs qu'il désirait consulter. La lettre d'envoi, exprimant nettement le désir du Juge, dictait
par avance les réponses:
HN teur, € nous d des ss attenti semble pectes sions d et des paix p péchés dites-n
Con rables à qui fure ces cons font ur.
est coup Or c’est.
Pierre !
pas à dé de prenc nitif au des consc “à moin,
Aprè Guillaur trecœur, aux visio Au surpl rapporter timides, s l'iniquité Aussi ne les répons Pierre Mi bachelier:
droit canc
lise militante, e, Ce que je que j'ai eues, de Dieu, S$i ire aux ordres onde, — Mais, ires où diaboà l'Éclise ? — i toujours Îles nandement de nt de Dieu, il gise militante rais À homme ‘eux toujours pas soumise à
le pape, aux Éstise ? — Si, de vos voix e ne le prends ment de mes as à l'Église, ir de plus, et
ue le moment
juges, assistés ‘té commencé déjà rédigés ils dressèrent consultations, n apparence > qu'ils appe-
bien de les ‘ections, dont ait trait à la
Le jeudi 5 irait consul-
Juge, dictait
‘Nous, Pierrre, évêque de Beauvais, et Jean le Maitre, vice-inquisiteur, ete. Nous vous prions et requérons que pour le bien de la foi vous nous donniez par écrit, sous votre seiag, un conseil salutaire au sujet des assertions ci-dessous transcrites. Faites-nous savoir. après les avoir attentivement examinées et comparées entre elles, si elles ne vous semblent pas, en tout ou en partie, contraires à la foi orthodoxe, suspectes d'erreurs contre l'autorité des saintes Écritures, contre les décisions de la très sainte Église romaine, des docteurs approuvés par elle et des lois canoniques ; scandaleuses. téméraires, dangereuses pour la paix publique, injurieuses, contraires aux bonnes mœurs, pleine de péchés; en un mot, coupables, de quelque façon que ce soit: où du moins dites-nous ce qu'on doit penser des assertions susdites en matière de foi.”
Comme on le pense bien, les consultations furent en général, défavorables à l’accusée, Cependant on peut çà eù là, en comparant les réponses qui furent faites à Pierre Cauchon, noter quelques sourdes révoltes dans ces consciences qu’il opprime, C'est ainsi que plusieurs des consultants font une réserve qui détruii la sévérité de leurs conclusions, “Jeanne est coupable, disent-ils, À moins ‘que ses révélations ne viennent de Dieu? Or c'est là précisément le point en litige. Trois bacheliers en théologie, Pierre Minier, Jean Pigache et Richard de Grouchet, n'hésitent même pas à déclarer qu'ils demeurent dans le doute à cet égard, et ils refus2nt de prendre parti, Raoul Sauvage conseille de déférer le jugement défi. nitif au saint-siège, “ pour l’honneur du roi et le vôtre, et pour la paix des consciences.” Il blâme énergiquement l'usage des vêtements d'homme, “à moins que l’accusée ne les porte pour préserver sa pudeur.”
Après deux sommations de l'évêque, Nicolas, abbé de Jumièges, et Guillaume abbé de Cormeilles, déclarent enfin, mais visiblement à contrecœur, qu'il ne leur semble Pas, au premier abord, qu'il faille ajouter foi aux visions de la Pucelle, “Si elle est en péché mortel, Dieu seul le sait.” Au surplus, comme il n’ont pas toujours été présents au procès, il s’en rapportent à la décision des théologiens, Ces réserves, ces refus, si timides, si embarrassés qu'ils soient, sont autant de protestations contre l'iniquité du juge, autant de soufHets sur la joue de Pierre Cauchon. Aussi ne se fit-il pas faute de témoigner son ressentimnent à ceux dont les réponses lui déplurent: « Est-ce là ce que vous avez fait ? dit-il à
Pierre Minier en lui montrant le parchemin qui contenait l'avis de ce
bachelier :
droit canon; laissez le droit aux juristes.”
LSS JEANNE D'ARC
Les registres capitulaires de la cathédrale de Rouen attestent avec R quelle répugnance le chapitre, qui avait déjà marqué, autant qu'il était p:
en lui, son opposition à propos des lettres de territoire, se décida à déli-
PEN bérer sur le procès de la Pucelle. Ce ne fut qu'en menaçant d'infliger p sh aux membres défaillants une peine disciplinaire, la retenue sur les dis- de tributions qui leur étaient faites, qu'on parvint à réunir un nombre suffi- ac
| sant de voix pour statuer sur la demande de Pierre Cauchon. Maivré pe
| tout, l'avis du chapitre ne fut pas très favorable à l'accusation; car les à
| chanoines refusèrent de prendre un parti définitif avant qu'on eût con- le
sulté l’université de Paris. Une consultation postérieure, plus explicite,
1. et dont les conclusions sont plus rigoureuses fut, il est vrai, insérée dans
la rédaction du procès; mais on remarque que cette consultation ne mentionne pas les noms des chanoines, et qu'elle ne figure pas sur les registres capitulaires. Elle fut probablement rédigée par les partisans de Cauchon, qui prirent lu place du chapitre, conme leur maître usurpait celle de l'Église. Mais, en refusant d'y laisser inscrire leurs noms, et en ne l’admettant pas parmi leurs actes officiels, on peut dire que les chanoines de Rouen l'ont tacitement désavouée,
À la fin comme au début de ce procès, Dieu voulut qu'il se trouvât un homme de cœur pour prendre en main la cause de la justice avilie, et venger la conscience humaine, en disant nettement son fait à l'évêque de Beauvais. Cauchon avait envoyé frère Ysambard de la Pierre vers le vénérable évêque d’Avranches, Jean de Saint-Avit, ancien abbé de Saint-Denis, pour lui donner communication des douze articles et lui demander son avis. Le pieux vieillard, après avoir pris connaissance du document, démêla aussitôt la pertidie des juges, et, mettant le doigt sur la plaie, il demanda à frère Ysambard : “Quelle est la décision de saint Thomas sur la soumission qui est due à l’Église en pareil cas ?” Ysumbard consulta la Somme théologique, et remit par écrit au prélat l'opinion du prince des théologiens, de celui qui a mérité d’être appelé l’'Ange de l’école, et dont la haute raison semble illuminée des lueurs du arbic Verbe. “Dans toutes les chose douteuses qui touchent la foi, on doit oral toujours recourir au pape ou au concile œcuménique, — Eh bien! tel est aucu mon avis,” dit le saint évêque; et il laissa voir l’indignation que soule- trair vait en lui la façon dont la procédure avait été conduite, Cauchon ne laut: voulut pas que cette consultation fût insérée au procès-verbal, et le haut grossier promoteur, Jean d’Estivet, n'eut pas honte d’accabler d’injures : R
et de menaces le courageux vieillard, qui fut l’année d’après, incarcéré à nouv
ittestent avec nt qu'il était écida à déliint d'inflicer * sur les disnombre sufhhon. Maicré tion ; car les lon eût conlus explicite, insérée dans isultation ne pas sur les les partisans maitre usur- ‘e leurs noms,
dire que les
il se trouvât justice avilie, ait à l'évèque x Pierre vers cien abbé de ‘ticles et lui connaissance tant le doigt décision de pareil cas ?” rit au prélat d'être appelé les lueurs du \ foi, on doit bien ! tel est nn que soule- Cauchon ne verbal, et le bler d’injures
s, incarcéré à
JEANNE D'ARC Rouen, malgré son grand âge, comme soupçonné de parti français,
Deux vœux s'étaient principalement fait ] par Pierre Cauchon : l'un était que la cause fût souinise de l’université de Paris : l'autre, que di adressés à l’accusée avant qu'on usât de rigueur, L'évêque de Beauvais
pouvait, sans compromettre le succès de son œuvre, donner satisfaction
Il chargea quatre docteurs, Jean Be Feuillet, Nicolas Midi et Jacque
à ce double désir. aupère, Gérard s d Touraine, d'aller présenter
Moine historien au XVe Sivele (d'après un manuscrit du temps.)
articles à la grande université, et de les
commenter par des explications orales,
Comme les quatre envoyés lui étaient tout
dévoués, il n'avait aucune crainte sar le résultat de cette
démarche; il y voyait, au con-
traire, un avantage,celui de mettre sa responsabilité à couvert derrière l'autorité d’un corps dont l'influence était si granäe et la renommée si
haute dans toute l’Europe chrétienne.
Rien ne lui nosgnît mo en ne lu! pesait mo
ins non plus que de soumettre la Pucelle à de nouvelles angoisses, sous forme d'exhortations charitables, qui devaient
connivence avec le our dans les avis recueillis
à l'appréciation
NOUVeaUX avertissements fussent
les douze
190 JEA D'ARC
naturellement dégénérer en nouveaux interrogatoires. C'était pour lui le moven de compromettre de plus en plus sa victime, et de forcer ainsi les convictions hésitantes. Dès le IS avril il se mit à l'œuvre, et se rendit dans la prison accompagné de sept assesseurs, La Pucelle n'était pas encore remise d'une très forbs fièvre causée par les tortures physiques et morales qu'elle endurait depuis près de quatre mois. Cette maladie, qui faillit l'enlever à ses persécuteurs, sans qu'ils eussent obtenu d'elle aucun désaveu de sa mission, avait vivement ularmé les seigneurs du grand conseil. Le comte de Warvick manda en toute hâte l’assesseur Guillaume de la Chambre et plusieurs autres habiles médecins, et, leur découvrant toute sa pensée: “Jeanne est gravement malade, tâchez de la bien soigner, Pour rien au monde le roi ne voudrait qu’elle mourût de mort naturelle. Elle est très chère au roi, qui l'a chèrement payée. Il ne veut pas qu'elle meure, si ce n’est par sentence des juges, sur le bûcher. Ainsi ne lui épargnez pas vos remèdes, et faites en sorte de la guérir.” Suivant l'usage, les médecins, après avoir visité et palpé la malade, recommandèrent une saignée. Cela fit trembler le comte, qui s'écria: “Pas de suignée ! elle est rusée et pourrait se faire mourir” Ils exécutèrent pourtant ce qu'ils avaient résolu, et lu Pucelle se trouva mieux. Mais l'ignoble promoteur incapable de contenir sa haine, détermina une rechute, Il était venu un jour dans la prison, en compagnie du médecin Jean Tiphaine. Comme celui-ci demandait à Jeanne à quoi elle attribuait son mal, la jeune fille lui répondit qu’elle en avait été prise après avoir mangé d’une carpe que lui avait envoyée l'évêque de Beauvais, et qu'elle n'était point assurée que son mal ne provint pas de là. Un soupçon de cette nature, bien excusable en somme, après les infamies dont Cauchon s'était déjà rendu coupable excita la fureur de Jean d’Estivet; “ Qu'oses-tu dire, paillarde ! s'écria-t-il: dis plutôt, gourmande, que tu as mangé des harengs et d'autres choses qui ne te valent rien. — Cela n’est pas,” répliqua Jeanne ; et il s’engagea une dispute où le promoteur, à son ordinaire, ne ménagea pas les injures. Une telle secousse, dans l'état de faiblesse où se trouvait la Pucelle, amena un redoublement de fièvre qui mit ses jours en danger. Quant Warwick en fut informé, il manda Jean d’.stivet, et lui adressa une forte semonce, en l'invitant à s'abstenir désormais de pareilles violences. Grâce aux soins dont elle fut entourée, Jeanne,
vait de nouveau en meilleur état
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quoique LrCS SU
quand l’évêque vint l’exhorter et l'interroger dans sa prison.
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le dir se poi ne cro oblicé chercl table .
Elle le que j'a Dieu, j recevo mer en de ren Jeanne soumis:
veau er rompre attends meurt € si vous vous qu et il est à la sou fin, Nic elle sera suis une comme 1 soumetti autre eh
était pour lui : forcer ainsi
‘œuvre, et se
lièvre causée epuis près de persécuteurs, n, avait vivede Warvick e et plusieurs ée: “Jeanne en au monde Elle est très elle meure, si lui épargnez nt l'usage, les andèrent une saignée! elle rtant ce qu'ils ble promoteur Il était venu haine, Comme , la jeune fille é d’une carpe tit point assue nature, bien ait déjà rendu lire, paillarde !
les harengs et pliqua Jeanne ; ‘e, ne ménagea se où se trout ses jours en n d’.stivet, et désormais de ourée, Jeanne, meilleur état,
on.
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M D SE 0 SERPENT | Cab E M mme »
Il Cominença d'un ton de fausse douceur. qu'il savait très |
en prendre à l'occasion, Ill venait, dit-il, visite
r dans sa m iladie, pour lui apporter consolation et confort, De très savants docteurs avaient e et ils y avaient noté de tenait qu'à elle d'être é
xaminé ses réponses, S propositions suspectes; inais il ne
clairée et
de rentrer dans ln bonne voie l'Église était bien éloignée de
, Car la l'épousser : au contraire, elle lui tendait evoir dans son sein.
seillers tout disposés
les bras pour lu rec Il lui amanait de très sages conà procurer, par leurs avis salutaires, le bien de son corps et de son âme. Que si elle en désirait d'autres, elle
n'avait qu'à le dire, ils lui seraient accordés,
Il l'engageait à bien réflé Car, il ne pouvait le ne croire qu'elle seule, et à ne se
chiret à ne se point obstiner : dissimuler, si elle persistait à tier qu’à son esprit inexpérimenté, il serait obligé de l'abandonner, d'où il résulterait pour elle un grand péril, qu'il cherchait à lui éviter avec tout la sincérité et toute l'ardeur d’une véritable affection.
L'affection de Cauchon ! Jeanne, sur ce point, savait À quoi s'en tenir,
Elle le remercia toutefois, puis elle dit: “Il me semble, vu la maladie e mort. Si telle est la volonté de VOus me permettiez de recevoir mon Sauveur, et, quand je
que j'ai, que je suis en grand péril d Dieu, je vous requiers que ne coafesser et de serai morte, que vous me f
‘assiez inhumer en terre sainte.” Cette prière touc
hante donna aussitôt lieu à l'évé jue
juivoque sur l'obfissance à l'Église, Si Jeanne voulait être traitée en ch
de rentrer en plein dans son é
rétienne, il fallait qu'elle fit acte de soumission comme une bonne catholique,
La Pacelle, se voyant de nouveau enfermée
dans le cercle vicieux : ue son appel au concile n'avait Ju Il t
clarations antérieures :
attends à la réponse que j'en ai fuite à N
rompre, s’en référa simplement à ses dé “Je m'en otre-Saigneur., Si mon corps
meurt en prison, j'espère bien que vous le ferez mettre en tecre sainte ;
si vous ne l'y faites mettre, je m'en attends à Notre-Seiwneur, — Croyez-
Vous que la sainte Écriture soit révélé de Dieu ? — Vous le savez bien,
et il est bon de savoir que oui.” Les docteurs se mirent alors à l’exhorter
à la soumission, Ini rapportant à l'envie des passages de l'Écriture, A 1
refusait de se soumettre à l'E
à fin, Nicolas Midi lui déclara que, si elle glise, . Ce mot fit bondir Jeanne : “J suis une bonne chrétienne, s’écria-t-elle,
elle serait traitée comme une Sarrasine e bien baptisée, et je mourrai Comme une bonne chrétienne, — Si vous v
oulez conimunier, il faut v soumettre
ous à l'Église, — Quant à la soumission, je ne autre chose à
veux rien dire se que ce que j'ai dit: j'aime Dieu, Je le sers, je
suis bonne
DE
Pt
chrétienne, et je voudrais aider et soutenir la sainte Eglise de tout mon pouvoir, — Voudriez-vous point qu'on ordonnât une belle et notable procession pour vous réduire en bon état ? — Certes oui, je veux bien que l'Église et les catholiques prient pour moi.”
Puisque Jeanne ne cédait point (elle n’en at-ait pas moins été perdue si elle avait cédé), il importait à Pierre Cauchon de constater publiquement l’opiniâtreté de l'accusée, Le mercredi 2 mai, il réunit, dans la salle située près de la grande galerie du château de Rouen, soixante-trois asses seurs auxquels il adressa tout d'abord une assez longue allocution ; après quoi il donna l'ordre d'amener l'accusée. Quant Jeanne eut été introduite, il lui déclara qu'il avait chargé Jean de Châtillon, archidiacre d'Evreux, de lui donner de salutaires conseils pour le bien de son corps et de son âme, Il l’envacen à y prêter une oreille attentive, et à se rendre à ses bons avis, si elle ne voulait mettre en grand péril son corps et son âme,
Alors l’archidiacre se leva, tenant en main son manuscrit, pour procéder à l’exhortation churitable, Il commença par rappeler à Jeanne en termes généraux, que tous les chrétiens étaient tenus de croire aux articles de foi. I] l'invita à se corriger et à s’amender, d'après le sentiment des vénérables docteurs qui avaient trouvé dans ses paroles et dans ses actions beaucoup de choses répréhensibles, “Lisez votre livre, répondit Jeanne, et puis je vous répondrai; je m'attends de tout à Dieu, mon créateur, et je l'aime de tout mon cœur,— Ne répondez-vous rien de plus à l’exhortation générale qui vient de vous être faite ? — Je m'en attends à mon juge, c’est à savoir le Roi du ciel et de la terre,”
L'archidiacre, sur l’ordre de l’évêque, passa alors aux avertissements particuliers, qu’il avait rédigés en six points, contenant, sous une forme oratoire, la substance des douze articles dont on dérobait obstinément à Jeanne le texte original. Quand il eut terminé, on expliqua de nouveau à l’acceusée ce qu'était l'Église militante, et on la somma de s'y soumettre, Persistant dans ses déclarations antérieures, elle dit à plusieurs reprises qu’elle s’en rapportait à Dieu : “Je m'en rapporte à lui, à sa personne propre.” Et comme on l’avertit qu’elle s'exposait à périr sur le bûcher pour crime d’hérésie: “ Quand je verrais le feu, dit-elle, je ne dirais, je ne ferais autre chose, — Voulez-vous vous soumettre à notre saint-père le pape? — Conduisez-moi devant lui, et je lui répondrai.” Jeanne ne voulut point faire d'autres réponses. L’évêque, que cette requête mettait toujours fort mal à l'aise, se hâta de passer aux habits ont, fut écalement inflexible, Enfin C
po H ni:
Î te]
d'homme, L'acensee sur ce
le tout mon
notable pro-
ux bien que
14 été perdue er publiquedans la salle e-trois A38e% ‘ution ; après té introduite, re d'Evreux, ps et de son rendre à ses et son âme, ‘it, pour proà Jeanne en e croire aux brès le senti- 5 paroles et votre livre, tout à Dieu, lez-vous rien 2?— Je m'en re, vertissements as une forme bstinément à qua de noumma de sy le dit à plupporte à lui, osait à périr ‘u, dit-elle, je lettre à notre i répondrai.” 1e, que cette r aux habits Enfin Cau
HT Mt ta
Le père de Jeanne
on.
chon la remit sur les visions, et notamment sur le signe, Il résulte du discours de l’archidincre que l'accusation avait fait prendre de nouvelles informations sur les circonstances qui avaient accompagné l'entrevue de Jeanne avec Charles VI I, et que, sans obtenir les renseignements qu'elle désirait sur le secret du roi, que lui seul ou Jeanne pouvait révéler, elle avait découvert que l'histoire de l'ange et de la couronne miraculeuse développée par l'accusée pour se dérober aux instances des juges, n'était pas l'exacte expression de la vérité, Bien que réduit aux conjectures sur ce point, Cauchon n'y trouva pas moine l’occasion de tendre à l’accusée un nouveau piège. Au début au procès il avait refusé de s'adjoindre des ecclésiastiques du parti français ; il résolut de profiter de la fiction qu'il avait arrachée à Jeanne pour l'amener à refuser elle-même, en termes plus ou moins précis, l’une des garanties qu'elle réclamuit naguère et pour se donner ainsi à bon compte les apparences d'une stricte impartialité, * En outre, l'embarras où il comptait mettre la Pucelle jetait sur la réalité ou le caractère divin de ses visions un doute qui seul n'aurait pu suflire à la perdre, mais qui, je le répète, venant s'ajouter à la désobéissance, qui était maintenant le point capital du procès, prenait une grande importance, “ Pour le signe donné à votre roi, demanda:t-il, voulez-vous vous en rapporter à l'archevêque de Reims, au seigneur de Boussac, à Charles de Bourbon, à la Trémoille, à la Hire, qui, avez-vous dit autrefois, étaient présents quand l'ange apporta la couronne ? Voulezvous vous en rapporter à d'autres personnes de votre parti? Nous demanderons à ces personnes de nous écrire ce qu'il en est, — Donnezmoi un messager, et je leur écrirai de tout ce procès. — Voulez-vous que nous mandions ici trois ou quatre chevaliers de votre parti ? S'ils viennent munis d’un sauf-conduit, vous en rapporterez-vous à eux ? — Faites-venir, et je leur répondrai. — Voulez-vous vous en rapporter à l'Église de Poitiers, qui vous a examinée ? — Me pensez-vous prendre par cette manière, s'écria Jeanne indignée, et ainsi m'attirez à vous ?” Elle sentait bien le piège ; mais, comme elle n'aurait pu communiquer avec les cleres et les chevaliers de son parti qu'en passant d’abord par l'intermédiaire de Cauchon, il fallait bien qu'el'e y tombât en éludant les perfidos propositions de l’évêque, qui, au surplus, en aurait su faire un autre piège, pour le moins aussi dangereux, si elle les eût acceptées. Le juge triomphant l’exhorta, une fois de plus, à se soumettre à l'Église. “Si l’Église l'abandonnait, elle serait en gran1 péril pour son corps et pour son âme: car
elle pourrait bien encourir pour son âme la peine du feu éternel, et pour
ma
l’h sai sail dit
fe Ha:
résulte du
, nouvelles itrevue de its qu'elle ivéler, elle lraculeuse res, n'était onjectures e à l’accu- 'adjoindre la fiction même, en t naguère ‘te imparjetait sur il n'aurait , la désoenait une t-il, vour de Bousvous dit ? Voulezti? Nous - Donnezvous que 3 viennent ites-venir, se de Poi- > manière, it bien le res et les e de Cauopositions e, pour le iomphant se l’aban-
ime; car
1, et pour
son corps Ja peine du feu temporel
» Par sentence des juges séculiers, — Si vous faites contre
moi ce que vous dites, repondit-elle d'un ton mena- Gant, prenez garde; il arrivera malheur à votre Corps et à votre Âme,” Les docteurs Joignirent alors leurs instunces plus où moins sincères, à
celles de l'évêque, qui ne l'étaient aucunement,
L'accusée parut un moment ébranlée, “ Quel temps me donne