‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 49 sur 59 · L'EXPULSION DES ANGLAIS · texte numérisé non relu

L'EXPULSION DES ANGLAIS

Inutilité du supplice de Je:

une d'Arc pour la cause anglaise,

Chute de la Trémoille.

Le réveil de Charles VIL — Les re Normandie et de Guyenne,

- Continuation de la guerre

et des négociations. Le traité

d'Arras, — Occupation de Paris, ‘formes militaires,

— Campagnes de Expulsion définitive des Anglais,

Capture de Jeanne en 1430 jJusqu'à l’année 1435,

d'hostilités mêlées de négociations, durant

s'étend une période

laquelle la cause nationale, sans avoir été soutenue avec l'énergie

aurait souhaitée,

que la Pueelle

ne fit point pourtant

de pas notable en arrière, et gagna même

du terrain, tant au point de vue militaire qu'au point de vue diplomatique. Le

prestige des armes anglaises, si cruelle-

ment atteint par les victoires de Jeanne, Lg Los DS / RS : = \ EE e 16 TEUSSISSaIt pas, malgré des succès par-

tiels, à se relever à sa hauteur d'autrefois, et était même exposé à de nouveaux revers, Le plus significatif fut celui que subit en personne le duc de Bedford sous les murs de Lagny-sur-Marne (10 août 1432). Ses vivres, ses canons, tout son matériel, demeurèrent aux mains des Français. La mort de la duchesse de Bedford, Anne de Bourgogne, sœur de Philippe le Bon, qui était corame le trait d'union entre son frère et son mari, fut bientôt suivie d'une rupture entre ces deux princes, que le cardinal de Winchester essaya en vain de réconcilier à Saint-Omer (mai 1433). Cette brouille personnelle pouvait faire présager une séparation politique, qui se fit toutefois encore attendre.

Une révolution qui s’accomplit à la cour et dans le conseil de Charles VIT contribua sans aucun doute à préparer la solution depuis longtemps désirée et à hâter le triomphe de la cause française, Depuis près de six années, Georges de la Trémoille gouvernait en maître absolu le roi et la France, et subordonnait tout autre intérêt, même celui de la défense nationale, à son ambition et à sa cupidité.

Le connétable de Richemont, soigneusement maintenu par le favori dans l'exil et la défaveur, épiait le moment de se venger et de ressaisir quelque influence dans les affaires. De Parthenay, où il résidait, il suivait d’un œil attentif les événements. Le 22 septembre 1432 était morte à Vannes Jeanne de France, duchesse de Bretagne, sœur de Charles VIL Les obsèques, célébrées avec pompe, amenèrent une srande afuence de princes et de seigneurs, Le connétable s'y rendit, et ce fut, à ce qu'il semble, dans cette réunion qu'un complot fut tramé contre la Trémoille.

À la fin du mois de juin 1433, Charles VII, venant d’Amboise, s’installa au château de Chinon avec son premier ministre. C’est alors que le complot fut mis à exécution. Bueil, Chaumont, Coëtivy et Brézé se présentèrent, à la tête de quarante ou cinquante hommes, à une des poternes de la tour du Coudray. Elle leur fut ouverte par Olivier Fretard. Les conjurés pénétrèrent ainsi facilement Jusqu'à la chambre du grand chambellan. La Trémoille allait subir la peine du talion: on lui réservait le sort qu'il avait infligé jadis au sire de Giac. Il fut saisi dans son lit, et, comme il opposa quelque résistance, il reçut un coup d'épée à la tête, Un des assistants (sans doute Jean de Rosnivinen, écuyer du connétable) lui enfonça sa dague dans le ventre: l'énorme embonpoint de la Trémoille empêcha seul que le coup ne fût mortel. Plus heureux que Giac, la Trémoille conserva néanmoins sa vie et sa for-

tune, Conduit d'abord au château de Montrésor il put

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roi Ce France une paix séparée, longtemps, Mais e Nevers (20 janvier-7 février] 42

ment ouvert le vendredi 5 août,

&ogne, mais le duc de Bretagne d'Orléans, le due d'Alençon, nombre d’autres villes

fut Thomas de Courcelle

rer librement dans son château de Sully, moyennant le payement d’une

à son neveu Jean de Bueil, jamais écarté du pouvoir ;

rançon de six mille écus Mais il fut pour la direction des affaire

8 fnt remise au jeune rince Charles d'Anjou beau-frère jou,

du roi, récemment entré où Regnault de Chartr

surtout son attention sur

au conseil, Le nouveau gouvernement,

es conserva ses fonctions de chancelier. porta

les négociations avec le duc de I

3ourgogne, qui furent reprises, au l’année 1434, par l'intermédiaire de René d'Anjou.

poursuivi par la diplomatie franc

commencement de

Le principal objet

aise consistait À obtenir de Philippe le

Bon qu'il séparât sa cause d'avec celle de l'étranger et conclût

avec le

Re mater

mm mrimere

Jeanne prisonnière,

C'est précisément à cela quil se refnsa

nfin un pas important fut fuit aux conférences de

5), et le congrès d'Arras fut solennelle-

Non seulement le roi de France, le roi d'Angleterre et le duc , Le]

, la reine de Sicile, René d’

l'université et la v

de Bour- Anjou, le due ille de Paris, et un grand de France y envoyèrent des représentants ©

fIUS, LE

s, le rédacteur du procès, qui porta la parole,

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