‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 50 sur 59 · SIT · texte numérisé non relu

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le 2 septembre, au nom de l'université et de la ville de Paris. Il manifesta leurs vœux ardents pour la paix, qui durent être fort désagréables àu gouvernement anglais. Celui-ci, en effet, refusait obstinément de renoncer à la couronne de France, et, le 6 septembre, ses ambassadeurs, rompant les négociations, quittèrent Arras. Philippe le Bon, qui était venu de sa personne dans cette ville, autorisa ses ambassadeurs, après quelques hésitatations, à négocier une paix séparée qui, grâce aux concessions un peu humiliantes des ambassadeurs de Charles VIL fut enfin conclue par le duc de Bourgogne avec le roi de France, chef de sa maison,

Le traité d'Arras, en mettant fin à la division funeste qui avait livré la France à la domination étrangère, enlevait à celle-ci tout espoir fondé de se maintenir. Elle venait en outre da perdre, au moment de la conclusion de ce traité, le chef énergique et habile qui en avait jusqu'alors soutenu, en dépit de tant de revers, la vigueur de plus en p'is défaillante. Le duc de Bedford était mort au manoir de Chantereine, près de Rouen, le 14 septembre 1435. Dès 1436, c'est-à-dire dans le délai prédit par Jeanne d’Arc à ses juyes, le plus grand gage que les Anglais eussent en France leur fut enlevé, Les sentiments de la population parisienne, depuis la paix faite avec la Bourgogne, n'étaient plus douteux. Profitant habilement de ces dispositions, Charles VIT signa, le 28 février, des lettres d'amnistie pour les habitants de la capitale. Ces lettres, qui ne devaient être publiées qu'après l'occupation de Paris, cireulèrent dès lors et préparèrent les voies au connétable de Richemont, pourvu, le 8 mars, des fonctions de lieutenant général dans les provinces d'Ile-de-France, Champagne, Normandie, Picardie, ete., et chargé de mener à bien cette grande entreprise, La canitale était déjà comme cernée par un cercle d’investissement qui se resserrait de jour en jour. Les représentants de Henri VI, de plus en plus inquiets, instituèrent dans la ville un véritable état de siège, et essayèrent par des mesures d’intimidation de contenir les complots qu'ils jugeaient près d’éclater. Dans les premiers jours d'avril, Richemont s'établit à Pontoise, où il fut rejoint par le maréchal de l’Isle- Adam, l’un des plus vieux et fougueux chefs de la faction bourguignonne, homme très populaire à Paris, et qui, à l'exemple de Philippe le Bon, venait d'abandonner la cause anglaise. Le 10 avril 1436, le connétable s'étant mis en marche sur la capitale, Thomas de Beaumont s'avança contre lui avec environ cinq cents lances anglaises. Un combat s’enga-

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a platen criant: Ville gagnée! En l’armée royale, embarqués sur divers esquifs, pénétraient lans Paris par la rivière.

Dès le matin, une insurrection avait éclaté aux Halles

. De nombreux groupes, rassemblés et harangués

par des émissaires, s'étaient soulevés aux cris de: Wave Le roi de France ! Maudits soient les À ngluis ! Les archers anglais tiraient aux fenêtres, en criant : Saint Georges ! Traîtres Français ! Tuez tout ! Partout les bourgeois avaient

arboré sur leurs habits la croix blanche nationale

où la croix rouge de Saint.

André bourguignonne. Les cris de: Vive Le roi !

Vive le duc de Bourgogne! La paix ! éclataient de toutes parts. Bientôt l'armée anglaise dut se replier sur la bastille Saint-Antoine. C'est dans cette forte gièrent ainsi avec Willoughby le

Henri VI et environ douze

resse que se réfu-

s derniers agents du Souvernement de

cents personnes, tant milit Le connétable se rendit à Notre-]) messe tout armé,

aires que civiles ame, où ii entendit la clôture devant lu Bastille, de la ville, Le 17 avril, Willoug tula. On permit aux Anglais de se retire

Ce fut seulement

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Il fit ensuite établir une qui fut ainsi bloquée du côté hby capir avec la vie sauve.

à la fin de l’année suivante (1

2 novembre 1437) que Charles VII fit son entrée solennelle

dans sa capitale reconquise, Se la torpeur où il était demeuré trop longt son âme l'énergie de volonté qu'il av

dans sa première jeunesse, et, déployant de nouveau les dons naturels de son intel]

prenait une part active et personnelle

la faveur divine rec

couant emps, il rappelait peu à peu dans ait su montrer

igence, à la restauration du royaume onstituait sous son sceptre, Cer manifesté d’une façon éclatante au siève

que éveil du roi s'était de Montereau, dont il av

ait conduit en personne, jour et nuit, toute

s les opérations.

(10 octobre 1437), Charles

Le jour de l'assaut descendit aux fossé

8, baïoné dans l’eau, tout armé, jusqu’à la ceinture. De |

à il monta’par l'échelle,

l'épée à la main, et le roi de France fut au nombre d

es premiers assaillants qui parvinrent et qui pénétrèrent victorieux dans la place” La a au roi le

L'institution des francs-

sur la crête des murs

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avec l'Angleterre (20 mai 1444) donn ette entreprise capitale,

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«rchers fut un louable essai de création d’une infanterie nationale, grâce à laquelle on espérait pouvoir un jour se passer des mercenaires étrangers. Des soins particuliers furent donnés à l'artillerie, dont les frères Jean et Gapard Bureau firent une puissance devant laquelle s'évanouit détinitivement la supériorité, si longtemps incontestée, de l'armée anglaise, Le duc de Somerset avait en vain jusqu'alors et à plusieurs reprises, réclamé des secours d'Angleterre, Le 15 mars 1 450, une armée de cinq à six mille hommes débarqua à Cherbourg, sous le commandement de sir Thomas Kiriel. La rencontre eut lieu le 14 avril, près d’un petit village appelé Formigny. Ce fut pour les Anglais un véritable désastre. La moitié au inoins de leur effectif resta sur le champ de bataille, et ils laissèrené un grand nombre de prisonniers, y compris leur général, aux nains des Français, dont les pertes furent insignifiantes. La supériorité militaire, même en rase campagne, avait passé de notre côté. Les fruits ne se firent pas attendre: Vire et Bayeux capitulèrent, Valogne fut réoccupé, tout le Cotentin rentra sous l'autorité du roi de France. Le 5 juin, Charles partit de Carentan pour diriger en personne le siève de Caen. Jean Bureau investit les ouvrages de défense d’un cercle de bouches à feu, quelques-unes d'énorme calibre, qui les foudroyèrent et réduisirent au silence les médiocres canons des Anglais. Le 24 juin, le due de Somerset, pour la seconde fois, capitula. Le 6 juillet, il s'embarquait pour Calais, et Charles VIT faisait dans la seconde ville de Normandie son entrée solennelle, Falaise se rendit le 23 juillet et Domfront le 2

août. Cherbourg, investi dans la première quinzaine de juillet, fit :

son tour l'épreuve des progrès de notre artillerie. La place se rendit le 12 août, la conquête de la Normandie était achevée,

Les Anglais ne possédaient plus que la Guyenne, où leur établissement, consacré par le temps, n'avait pas, comme naguère dans les provinces du Nord, le caractère d’une domination imposée par la conquête. Charles n'en résolut pas moins avec raison de profiter de l'état de guerre où l’Angleterre persistait à son égard pour réunir cette belle province au corps de la patrie française. Dès le mois de septembre 1450 il dirige: de ce côté Jean de Blois, comte de Penthièvre avec une armée. LA aussi les succès furent éclatants, Bergerac, Jonzac et plusieurs autres places se rendirent au mois d'octobre, Le ler novembre, l'armée gasconne, commandée par sir Gadifer Shorthose, fut défaite à B'anquefort en bataille rangée. Dans le cours du mois de mai suivant, Montguvon,

Saint-Émihun, Blaye, Castillon et autres villes, furent occupées, Fron-

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sac, Libourne et Dax capitulèrent dans les premiers jours de juin, Leur soumission entraîna celle des habitants de Bordeaux, qui, par un traité en date du 12 juin, reconnurent Charles VII pour leur souverain direct moyennant la conservation de leurs privilèges, Le 29, le comte de Dunois prit solennellement possession de cette grande cité au nom du roi de France. Le 20 août, après quatorze jours de siège, Bayonne suivit le sort de Bordeaux. La Guyenne était conquise,

Le roi fit entrer en Guyenne un corps d'observation destiné, jusqu’au retour de la belle saison, à contenir le pays et à observer l'ennemi, Le 2 juin 1453, il ouvrit lui-même la campagne. Le lendemain 3, ses troupes mirent le siège devant Chalais, qui ne tarda pas à se soumettre, ainsi que plusieurs autres places. Le mois suivant fut marqué par une action décisive. Castillon, retombé an pouvoir de l'ennemi, était assiégé par l'armée française, Lord Talbot s'avança pour secourir cette place avec sept mille homr es. Le 17 juillet 1453, fut livrée une grande bataille, On put penser que les Anglais, tandis que nous acquérions de vraies qualités tactiques, avaient pris nos défauts militaires. Talbot et ses chevaliers se précipitèrent sur nos lignes avec une fougue téméraire, Nos soldats, solidement fortifiés, munis d’une artillerie formidable, les attendirent de pied ferme, “Talb, ‘ et les siens furent accueillis par une terrible décharge de canons, coulevrines et ribaudequins, sans parler des flèches et des viretons, Puis le combat s'engagen corps à corps et main à main dans la plaine. Les troupes françaises, particulièrement les francsarchers, déployèrent une rare valeur et la plus grande fermeté. Talbot chevauchait une petite haquenée, vêtu d’une brigandine couverte de velours cramoisi. Frappé à la cuisse d’un coup d'artillerie, il tomba sous sa monture, également blessée, Lord Talbot se vit aussitôt entouré d'archers français qui ne le connaissaient pas. Il cria merci et offrit de se racheter à prix d'or. Mais les archers, fort maltraités le matin par ses gens, ne lui firent point de quartier : ils l’achevèrent sur place de mille coups. Lord de l'Isle, fils de Talbot, l'un de ses neveux, Th. Auringham, trente autres chevaliers et quatre mille de leurs compagnons d'armes, sans compter les prisonniers, perdirent la vie dans cette bataille.”

Une flotte placée sous les ordres de Jean de Bueil, amiral de France, et de l'amiral de Bretagne, et composée de bâtiments sortis de la Rochelle et de divers ports bretons, ainsi que de navires auxiliaires fournis par l'Espagne, la Hollande, la Zélande et la Flandre maritime, franchit

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La prédiction de Jeanne d’Ar Du haut du cél

nne se soumit, cette fois définitive

© était accomplie, son œuv este trône que lui avait con vierge applaudissait à l'intellige

5 Le]

aux victoires de ses ancien

quis son martyre, l'héroïque nce et à l'énergie réveillées de son roi, La stratégie et la poli- $ Campagnes de Normandie et de égards, s'être inspirées de Hamme du bûcher de Rouen av nale: elle se Survivait, même

8 COMpagnons d'armes, tique fançaises, durant 1 Guyenne, son esprit, C’est en vain ait consumé sa chair virgiici-bas, par le triomphe

semblent, à plusieurs que la sinistre

de sa cause et le relèvement de la patrie,

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