‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 6 sur 59 · L'ENFANCE — LA FAMILLE — LES VOIX · texte numérisé non relu

L'ENFANCE — LA FAMILLE — LES VOIX

Naissance de Jeanne d'Arc,

— Ses parents, — Son éducation, — Ses travaux, ses JEUX, ses Compagnes. — Non Caractère, — Ses vertus, — Son inspiration, — Ses conseils. Sa détermination, — Première tentative, Durand Laxart et Robert de Bau-

dricourt,

JUueLs et des couronnes attestent re, tundis qu'un Ange descend é déclarée par une décision de

Die,

GE2 E 6 janvier 1412, à Dom-

remy, près

nposition de KE, FREMIET.

“s. sur les confins de la Cha. ipagne

et de la Lorraine, de Jacques e

d'Arc et d'Isabelle Rumée, origi-

naires, l’un de Ceffonds, près Montier-en-Der, en Champagne, l’autre de

Vouthon,

près Domremy, naquit Jeanne ou Jeannette d'Arc, dite La Pucelle d'Orléans, libératrice de la France,

Elle fut baptisée dans l'église paroissiale de son village, consacrée à saint Remy.

Suivant l’usage du temps, elle eut plusieurs parrains et marraines : Jean Barré,

Jean le Langart, Jean Morel, Jean Rainguesson ; Jeanne, femme du e.

maire Aubery : Jeannette, femme de Thiesselin de Vitel ; Jeannette

Roze,

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Ses parents étaient de bons chrétiens et d'honnêtes laboureurs, de condition plutôt aisée et comptés même au nombre des notables du village, mais vivant modestement et demandant au travail la principale source

du revenu qui leur servait à nourrir et à élever leur famille, composée,

: Jeanne, de trois fils : Jacquemin, Jean et Pierre, et d’une fille -1mée Catherine, qui se maria et mourut avant le départ de sa sœur. Elle grandit dans la maison paternelle, simple chaumière bâtie à côté de l'église, et entourée d’un petit jardin, Sa mère lui enseigna de bonne heure à joindre les mains, à dire: Votre Père ; Je vous salue, Marie ; Je crois en Dieu ; de bonne heure aussi elle lui apprit à ne pas rester oisive, et Jeanne à Rouen, durant son procès, put se rendre à elle-même ce naïf témoignage, qu’elle n'avait pas peur d’être vaineue par les meilleures ménagères dans l’art de coudre et de filer. La prière et le travail, qui est aussi une prière, telle est l’école où Jeanne fut élevée dès sa plus tendre enfance ; quant à la lecture et à l'écriture, bien que ces connaissances fussent alors moins rares qu’on ne le dit, elle ne les a certainement pas possédées. Mais cette ignorance relative fut grandement rachetée par un bon sens admirable, un génie sublime et l'inspiration de Dieu. Elle veillait donc au soin du ménage et faisait œuvre de ses mains. On la vit parfois coudre bien avant dans la nuit, et ses doigts n'étaient pas les moins actifs aux veillées d'hiver, qu'égayaient des récits, que charmaient des légendes empruntées souvent à ces vieux poèmes où vit l'esprit de la France. Le sujet des entretiens n’était pas toujours aussi divertissant, aussi joyeux. On parlait à ces veillées des malheurs de la patrie, de l'invasion étrangère, On s’attendrissait sur le sort du pauvre fou qui portait la couronne de France : on plaignait le dauphin, trahi par sa mère ; on s’indignait contre Isabeau, contre le duc de Bourgogne ; car les habitants de Domremy étaient Armagnacs, ou plutôt ils étaient l'rançais, Ces généreux élans d’un patriotisme ardent et naïf éveillaient “ans doute dans l’âme de la jeune enfant comme un pressentiment de sa mission future, Avant de se manifester directement à elle, la voix de la Providence se faisait déjà sourdement entendre au fond de son cœur. Quand elle fut un peu grande et forte, elle commença d'aider son père dans les travaux des champs. Elle apprit À manier la bêche et le hoyau, comme l'aiguille et la quenouille, Plus tard, quand elle parut au milieu des gens de guerre, on disait volontiers d'elle que c'était une pauvre bergerette, La vérité est qu’elle ne fit pas de garder les troupeaux et de les conduire aux pâturages son occupation habituelle, Surtout

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LE SAMEDI

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