‹ Jeanne de BellevilleChapitre 31 sur 91 · LE CHATEAU DE TOUFFOU · texte numérisé non relu

LE CHATEAU DE TOUFFOU

Pendant que le donjon resplendit et s'égaie^ Voici ce qui tout bas se dit sous la futaie :

« A travers les rameaux déjà la lune luit^ Herblain : il ne doit pas être loin de minuit. L'homme qui du château doit nous livrer la porte. Semble bien retarder son signal ; mais qu'importe ? Malestroit m'est fidèle et vient : j'entends là*bas Résonner le pas sourd de ses trois cents soldats , Et j'aime autant, Herblain, devoir à l'escalade Le sang qu'à mes désirs marchande l'embuscade.

» Mais veilles-y ; je veux tous ici les frapper : Que pas un cette fois ne puisse m'échapper.

Mort à tous ! sauf au Juge. A moi seule sa vie \

» O ma vengeance, enfin Dieu t'a donc bien servie ! » — « A vos ordres. Madame, on se conformera Et de vos ennemis aucun n'échappera, d

Aux clartés du foyer, dont les flammes dansantes Projettent dans les cours des lueurs rougissantes ; Aux splendeurs des flambeaux sur la table allumés ; Au choc des verres pleins d'hypocras parfumés ; Sous l'excitation d'une ambition folle

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