‹ Jeanne de BellevilleChapitre 47 sur 91 · LA PROCESSION. 14I · texte numérisé non relu

LA PROCESSION. 14I

Voit soudain accourir^ sous ses regards surpris. Une foule affolée et poussant de grands cris.

Du port de Kérity c'est la peuplade en larmes Qui fuit les nefs de Jeanne et ses soldats en armes :

— « Les voilà! les voilà! Fuyez, s'il en est temps î Comme leur étendard leurs glaives sont sanglants. »

Dans les rangs qui priaient la terreur se propage : Chacun tourne le dos à Fodieux rivage ; Femmes , enfants ^ marins , le peuple tout entier Se trouble et de Pen-Marc'h remonte le sentier,..

Le vieux curé s'élance et, devançant la foule, Lui barre le chemin et de l'œil la refoule :

— « Quiconque porte ici le cœur d'un vrai chrétien , Qu'il suive cette croix et ne redoute rien. »

Il dit ; toutes terreurs par la foi sont bannies , Et la foule reprend le chant des litanies.

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