PRÉFACE
Cl B rômait Iristx)rîqtïe offre un tàblean qtd ira jamais été trace :
en prëseotaxA iine héroïne disgrsh* <néc âe fe: narture , en décrîvatrt hs^ dodièurs d'un amour légitime san^r espérance-, cPune passion que iar vertu même ne pouvait guëfir^ j ai voulo opposerla Iiéautë mbraîef it k beauté physique , et la reconnaissance ï Famour; j'ai vonfir que, di^uiHée de raisonnemensr et de réflexions , la morale de cet ouvrage fïtt tout entière dans les actions des personnages , et dans I» sympathie qui doit Aatareffe-r
Viij PRÉFACÉ.
luent réunir des âmes qui se ressemblent et qui ont pour la vertu le même enthousiasme. Si les sentimens de Jeanne et de Louis ne iparaissent point exagérés, si Ton ne trouve rien d'invraisemblable ou d'emphatique dans cette peinture, j'aurai atteint mon but. Il y a contre la possibilité de la perfection morale un préjugé si commode et si général , qu'il faut employer quelque précaution pour oser en présenter le modèle dans un ouvrage d'imagination. On doit chercher ces grands personnages dans l'histoire; car cette perfection a besoin de cette autorité et d'un nom imposant et révéré pour Uvêtre pas rejetée comme une pure chimère; et il faut
PRÉFACE. ix
donner à ces caractères suMimes une excessive sensibilité^ afin de les mettre aux prises avec la raiscm qui^ plus sévère que le devoir, n approuve jamais un sentiment passionne. Il résultera de cette conxbtnaison des combats inté* rieurs où l'on apercevra toujours quelques traces de la faiblesse humaine; car la perfection peut sans doute exister dans la con-* duite^ mais elle n'est jam^s en« tière ^ du moins constamment^ au fond de l'âme ; et c'est même la rësistanoe qu'elle y trouve qui fait le principal mérite des |dus belles actions. Ainsi représenter ces combats douloureux, ce n'est point rabaisser ces grands caractères > c'est att contraire montrer toute