ACTE II, SCÈNE IV
COQUEBERT, à part.
Si elle est fille de la grande dame, on ne voudra pas de nous; si elle est fille de l'ouvrier, je ne veux pas d'elle... De toutes les manières .. c'est fini! (Haut, à son fils.) Partons!...
ANATOLE
Et où allons-nous ?
COQUEBERT
Rétablir les faits et adresser mes excuses à madame d'Aubervilliers... Si tu perds ta fiancée... ce n'est pas une raison pour que je perde mes pratiques, et la famille de la marquise est de mes meilleures. Je vais lui écrire une lettre que tu lui porteras à l'instant.
(Galuchet , pendant ce qui précède, est tombé dans un fauteuil , tenant à la main le papier timbré, et absorbé dans ses réflexions; ses deux filles sont debout près de lui. — En entendant Coquebertqui vasortir, il revient à lui.)
GALUCHET , à Coquebert.
Mais permettez , monsieur...
COQUEBERT
Vous voyez commcje suis: lafranchise môme... Je ne dis pas oui , je ne dis pas non... Décidez vous-même laquelle des deux est à vous... sinon pas de mariage possible... ni pour l'une... ni pour l'autre... (A Anatole.) Venez , mon fils, suivezmoi... (Il l'entraîne.)