AU COMTE DE PARIS
llricïc >11 Rlfitin.
Le globe a ireisailli, l’Orieiilse colore,
Enfanis réveillons-noos el prions rElernel !
Devançons par nos cliauts, la vigilanle aurore,
■ te.lcniple esl runivers; mais la ierre esl l’aulel. V "Les étoiles font la rondo,
L’humanité fait le chœur ;
Le Seigneur conduit le inonde.
Par le travail au boiiliotir.
Chantons, bénissons Dieu , phalange magnanime! Le corps do l'immortel vient nous initier.
Sa flamme nous conduit, sa chaleur lions anime O soleil ! la splendeur sait tout vivifier.
Les étoiles font la ronde,
L’humanité fait le chœur ;
Le. Seigneur conduit le monde.
Par le travail au bonheur.
Le travail uotis attend, le plaisir va renaître, L’obstacle enfantora des prodiges nouveaux,
Al! DUC DE BRABANT.
Lorsqu’un double soleil fécondej'a les plages, Quand le soufle de Dieu chassera les nuages ■
Qui comprimeiit le cœur.
Lorsque la vérité, quand le flambeau de Pâme,
Sur riioinme palpitant déversera sa flamme,
Quand viendra le bonheur.
Quel était, direz-vous, l’apôlre magnanime Qui d’un front assuré, qui d’un regard sublime Dans les temps avait lu ?
Quel pays, direz-vous, quel céleste hémisphère. Quelle divinité, quel astre tutélaire Nous mande son élu ?
Quelle vierge aux pieds nus, h la simple parure, Quel chemin parsemé de fleurs et de verdure ,
Quel arc mémorateiir,
Raconte à nos neveux ses rapides conquêtes ; Pourquoi, trop jeune encore, n’ai-je pas vu les fêtes De ce triomphateur.
Lorsque l’aube parait, quand le soleil se couche, Des mois myslérieux qui sortent de ta bouche,
Il poursuit le passant.
Il est fou ! du Seigneur pénétrant la puissance ,
Au torrent de la foi, guidé par l’espérance ,
Il courut s’abreuver.
Et voyant du bonheur la roule si facile Au nom de la raison, au nom de l’évangile.
Il prétend nous sauver.
Il est fou ! séparé de sa triste compagne,
De ses enfants si beau.v , de sa chère montagne,
Il prétend sans scalpel, sans poison, sans cautères, Il prétend extirper le caiicer des misères Qui s’agrandit toujours.
Il est foui les docteurs ont dicté sa sentence,
Car souvent de la nuit il trouble le silence Par un profond soupir.
Insensible au mépris, riant à la tempête,
Avant qu’un nouvel astre éclaire votre lêle.
Il ne veut pas mourir. !.