‹ Jéricho; comédie-drame en trois actes et 24 scènesChapitre 95 sur 99 · SCÈNE XXIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIII

ALFRED, entrant hâtivement.

J*ai trouvé Louise couchée, opprimée, étouffant. J'ai laissé Frédéric et Noëmie près d'elle. (Navré) Cette extravagante de Noëmie voulait lui faire admirer son nouveau chapeau et lui raconter « une magnifique occasion •» qu'elle vient de faire, (il se frotte le front.) Débora, je ne pourrai demeurer longtemps ici.

DÉBORA

Je vais partir. Je n'étais entrée, vous le savez, que pour savoir si le vieux Jacob était déjà revenu de la Chancellerie de Mingrélie où doivent arriver aujourd'hui les brevets officiels, fameux et convoités, faisant de vous, mon cher, un Baron, et du vieux bonhomme un Commandeur.

ALFRED, l'air aflFaissé.

Ne me parlez pas de cela en ce moment. (PensiQ Quoi qu'il arrive dans la vie... quoi qu'on fasse... (plus lentement) et quoi qu'on ait

fait avec une résolution dont l'énergie semblait devoir écarter tout... remords, un flot d'appréhensions et de regrets remonte quand approche l'heure des effets définitifs, (il se lève.) Allons, je dois être près de ma femme,... (plus bas, à part) près de ma femme !

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