‹ Jéricho; comédie-drame en trois actes et 24 scènesChapitre 98 sur 99 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

symbole de notre attaque et de notre entrée dans la société chrétienne, dans la cité européenne dont notre nation divine, l'élue de Dieu, « la première aristocratie du monde », fait crouler les murailles et oîi nous montons. Et c'est pourquoi chaque fois qu'une pierre en tombe et que nous y pénétrons davantage, moiSalomon, Schelomo, Jacob, je crie du fond de mes entrailles : (avec frénésie) Jéricho I Jéricho!! Jéricho!!!

MICHEL, qui s'est levé pendant que parlait son père, d'une voix froide, mais résolue et haute.

Jéricho ! Jéricho ! !

DÉBORA, enthousiaste.

Jéricho ! Jéricho !

ALFRED, regardant dans le vide, faiblement, comme un écho.

Jéricho! Jéricho!!

JACOB, MICHEL, DÉBORA, en délire, se prenant les mains, en rond, ensemble et en prolongeant la dernière syllabe.

Jérichooooo !

l88 JÉRICHO

FRÉDÉRIC. Il est entré brusquement, mais s'est arrêté, les écoutant, les regardant, puis gravement.

Mon père, la Mère est morte 1

LE VIEUX JACOB, se retournant comme mû par un ressort.

Hein! quoi?... tu dis?... Louise... morte?

(Avec un mouvement de joie, se dressant formidable.) JÉRI (il s'interrompt brusquement).

Rideau.

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