‹ Jérome, ou, Les deux époquesChapitre 37 sur 44 · SCÈNE ÏÏI · texte numérisé non relu

SCÈNE ÏÏI

LE COMTE, ARTHUR, en veste de chasse-

LE COMTE

Comment, paresseux, tu n'es pas encore habillé. . . et toute notre société qui va airiver.

ARTHUR

Pardon , mon père. . . je me suis oublié à la chasse.

LE COMTE , souriant.

A la chasse/. . . En eiFet, depuis quatre jours que tues revenu de Paris , on dit que lu ne bouges pas de la maison du garde.

ARTHUR , à part.

Ciel ! . . . c'est là que Marianne. . . ( Haut. ) Comment ! mon père.

LE COMTE

On assure que sa fille est fort gentille. . . et. . .

ARTHUR , plus troublé.

Sa fille . . . j'espère qtie vous ne pensez pas . . .

LE COMTE

Tu vois bien que je piaisantc. ( D\in ton sérieux. ) Cc n es pas dans le rno.mul où (ont se dispose pour ion ma-

peimeliiait, chez moi. . ,

ARTHUR , r interrompant.

Non, sans douie. . . mais celte alliance , mon père vous y tenez donc beaucoup ? ' '

, LE COMTE

rrn^T"'" '"^ ^^^ ^cm-indci ?. . . Cost pendant notre exil rue nous avions forme ce projet avec le pauvre m.uqnis du Lluzel , et maintenant qnil est mort sans fortune , mon engagement est pbis sacré que jansais; sans Ini déclal rer mes intentions... j ai écrit à sa lille , Emilie , de quitter 1 Angleterre, de venir s établir chez moi avec sa -ouver- «ante, je lui ai dit que je remplacerais son i)ère. "^ .

Air d'Aristipnp.

Lorsqu'il mourut loin de notre patrie

D'où le sort nous avait bannis , Je lui jurai que sa fille chérie Serait un jour l'épouse de mon fils ; Jci , par toi , mes vœux seront remplis. Pour honorer encor plus ma noblesse , Pour que mon nom soit toujours respecté , Dans le bonheur je tiendrai la promesse

Que je fis dans i'adversité.

ARTHUR, timidement.

Mais enfin, mon père , si je ne plaisais pas à celte jeune personne. '

LE COMTE, souriant.

Oh.' je suis tranquille de ce côlé-là , monsieur, et quand vous voulez-vous donner la peine d'être aimable . . . ( Ècoui^nt.) Eh 1 mais, j'entends plusieurs voilures dans la cour Allons donc Arthur. . . vite à votre toilette , c'est vous qui devriez laire les honneurs de ce bal. . .

ARTHUR, apercevant Valentin.

Je vous suis , mon père, je n'ai qu\in mol à dire à Valentin. . .

i,E COMTE , lui prenant la main r \-st bien . Ounnl àÉmilu;. • . souviens-toi que je n'adn,ets aucune excuse,- et que si mon tils m a tou,ours trouve bon et indûment pour lui . . • |e me flatte que cette fois .1 n,e prouvera aussi sa teudresse en souscrivant a me. désirs ... ^ H ,ot t.

ARTHUR, à hd-mcme.

Quelle situation ! • . • s'il savait. . . ( yaleniin parait. ) Ali! te >oilà, Valenlin?

vALENT'N, accourant avec mystère.

Je ^ iens de la maison du garde . . .

ARTHUR

Eh bien ! Marianne . . .

VALr.ISTIN.

Elle a vouWévader.. .

ARTHUR

Que dis -tu?

Mais ne craignez rienria'femme de Robert nous est dévouée. . .

ARTHUR

Ah ' que ie me repens d'avoir suivi tes conseils. . . ma pitimi'est aiïrouse. . . ce mariage que mon père s est mis en tète. • . Marianne cacliee ici

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