DE L'ÉDITION ILLUSTRÉE
Les cdilions de ce livre se sont succédé avec une rapidité qui ne m'avait pas encore permis d'en revoir les détails avec tout le soin désirable. Cette fois, moins pressé par le temps, j'ai pu me livrer à un examen plus scrupuleux, et indiquer des changements qui ne sont pas sans importance. C'est, il me semble, l'un des devoirs de l'écrivain, que d'opposer sa propre sévérité à la bienveillance du public, et de ne point laisser amollir par le succès l'instinct du mieux, et la juste défiance de soi-même.
A un autre titre, cette édition me présentait un intérêt particulier : M. Grandville avait bien voulu se charger de rillustrer. On pourra voir, en parcourant ce volume, quelle verve il a su y répandre, quel esprit, quelle finesse, quelle philosophie il y a déployés. Rendre ainsi les choses, c'est les animer d'une vie nouvelle j aussi le prompt débit qu'a obtenu mon livre sous cette forme est-il dû entièrement à l'artiste si justement populaire, et il m'est doux, en le remerciant de son concours, d'avoir à lui rendît ici ce témoignage.