Le texte dit : ruffiani e mexzani
» dez-le, ee prêtre, qui s'en \a tout pimpé, avec sa belle D chevelure, sa bourse et ses parfums. Allez chez lui, vous » trouverez sa table chargée d'argenterie, comme celle des » grands; les chambres ondées de tapis, de draperies et de » coussins. Ils ont tant de chiens, tant de mules, tant de » chevaux, tant d'ornements, tant de soie, tant de servi- » teursl Croyez- vous que ces beaux seigneurs vous ouvri- » ront l'Église de Dieu? Leur cupidité est insatiable. Regar- D dez : daus les églises tout se fait pour de l'argent. Les » cloches sonnent toutes par avidité; elles n'appellent qu'ar- » gent , pain et cierges. Les prêtres vont au chœur pour y re- » cevoir de l'argent; à vêpres, aux offices, parce qu'on y fait » la distribution*. Voyez s'ils vont à matines I c'est qu'on D n'y fait pas de distribution. Ils vendent les bénéfices, ils B vendent les sacrements, ils vendent la messe de mariage, ]> ils font tout par cupidité....
» De leur luxure, que dirai -je? Ils bavardent tout le jour D avec les femmes. Ils vont tout le jour faire visite aux » commères. Ils courent partout. Quand vous voyez qu'ils B mènent mauvaise vie, ne permettez pas à vos enfants de » rester avec eux. Ayéz-y l'œil. On a vu plus d'une fois D dans les églises des femmes, vêtues en enfants de chœur, » se mêler comme eux aux offices ^. »
Alors même que. Savonarole aurçilt chargé le tableau , et il prétend que beaucoup lui reprochaient de ne pas dire la millième partie de la vérité , il suffisait qu'il eût une telle opinion du clergé pour qu'il dût commencer par lui la