‹ Jérome Savonarole d'après les documents originaux et avec des piéces justificatives en grande partie inéditesChapitre 95 sur 152 · On trouTera cette importante l^tre à rappendioe (ii*z · texte numérisé non relu

On trouTera cette importante l^tre à rappendioe (ii*z

260 VIB DE SAVONAROLE.

Ainsi Alexandre YI« même an moment de ses plus

grandes colères, n'était pas éloigné d'un arrangement à ramiable. Sa lettre, quoique très-dure dans la forme, est très-conciliante au fond. Il y demande par écrit ce qu'il avait demandé à Bonsi de vive voix ; le reste n'est que reproches adressés à la seigneurie pour sa partialité et l'exposition de ses justes griefs. Ne me répondez plus par des lettres, dit-il en terminant, mais par des actions*.

Mais loin de vouloir céder et satisfaire à des prétentions si naturelles et si modérées, Savonarole essayait dans ce temps-là de triompher une fois pour toutes par un coup décisif : il songeait à faire déposer le pape. U écrivit aux principaux rois de l'Europe pour leur proposer de s'associer à son hardi projet, en décrétant la réunion d'un concile général. Il s'attacha, dans ces lettres, à développer cette maxime de Jean Ilus, que le pape n'est pas le successeur véritable du chef des apôtres, si ses mœurs ne sont pas semblables à celles de Pierre ; il montra qu'Alexandre VI n'était pas même chrétien ; que, par conséquent, il ne pouvait être considéré comme pape, et qu'il fallait le déposer au plus tôt. Il n'oublia pas de rappeler les services qu'il avait rendus lui-même à l'Église, sans doute pour, donner plus de poids à son opinion auprès des princes, et il informa chacun d'eux qu'il faisait aux autre» la même proposition*.

Ces lettres, qui ne portent point de date, sont évidemment du mois de mars, car il n'en est point question dans celle que Bonsi écrivit le 7 de ce mois à la seigneurie, et où il énumère les griefs du saint-siége. 11 est évident qu'Alexandre YI n'aurait pas oublié le plus sérieux

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