‹ Jérome Savonarole, sa vie, ses prédications, ses écritsChapitre 74 sur 97 · TRAITÉ DE L’HUMILITÉ · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE L’HUMILITÉ

gnance , quand on a commis une faute ou offensé quelqu'un ; enfin, il faut accomplir volontiers les plus vils travaux. Si l’homme est appelé à faire de grandes choses, il doit , après les avoir faites , descendre dans son cœur et le scruter avec soin , pour voir si l’orgueil n’y a pas pris quelque place, et, comme par compensation aux grandeurs humaines dont il est accablé, il doit désirer la souffrance et même le martyre.

Savonarole termine sans prétention en énumérant les dix règles d’humilité de saint Benoit. 11 ne lui coûte pas d’abaisser son amour-propre d’auteur devant le pieux cénobite. Cet exemple d’humilité pratique qu’il ! donne fort à propos dans ce traité, il l’avait déjà donné ' dans le cours de sa vie claustrale , où nous l’avons vu refuser toutes les marques extérieures de la dignité > ^ dont il était revêtu, et se livrer spontanément aux plus \ abjectes occupations. Toutefois, l’orgueil fut la plaie de son ame dans la vie publique. Malgré ses efforts , il ne s’en guérit jamais , et l’on conçoit pourquoi il peignit en traits de feu cet ennemi rebelle : on est toujours / porté à regarder le mal dont on souffre comme le plus ‘ ^

grave de tous.

ÉCaiTS DE SAVONAHOLE.

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