LE HARAM-ECH-CHÉRIF OI
probablement sur elle qu’eut lieu le sacrifice offert par David, lorsque l’ange exterminateur remit le glaive au fourreau. Un voile immense de soie rouge et verte est suspendu au-dessus de la Sakhrah.
Les musulmans, qui seraient désolés de ne pas avoir quelque conte à débiter sur leur sanctuaire, affirment que la roche est suspendue en l'air, qu’elle se maintient ainsi par un miracle perpétuel, aidée, il faut le dire, par le secours, perpétuel aussi. que lui prêtent les parois de la chambre basse, qui font partie de la même roche.
On remarque sur un des côtés de la pierre une cavité arrondie de plus de trois pieds de diamètre; pour les dévots c’est Pempreinte du turban de Mahomet, qui, en priant, y avait appuyé sa tête. Quel ample turban que celui-là!
Dans la chambre basse, dont le plan n’est pas régulier non plus, ils vous montrent quatre ornements sculptés, appliqués contre les parois aux points où Abraham, David, Salomon, le prophète Élie et Mahomet auraient fait leur prière. Les murailles de cette chambre sont peintes à la chaux, et au dire des sectateurs du Prophète elles n’ont nulle épaisseur et ne supportent en rien la masse énorme qui leur sert de plafond. Comme il'n’y a pas moyen de s'assurer du contraire, ils débitent cette histoire avec un aplomb imperturbable.
Au-dessous de la chambre, ou mieux de la citerne, se trouve une seconde cavité dont l'entrée est fermée par une plaque ronde de marbre, et où, toujours au dire des musulmans, les Hrandisieuves defPOrient.- PEGphrat ele Disrer et, JeNTrE prennent leur source. Inutile de discuter avec eux sur ce point de géographie. L’orifice bouché porte parmi les Arabes le nom de Bir-el-Arouah (puits des Esprits). Certains voyageurs ont prétendu qu’au-dessous de la plaque de marbre on entendait le murmure de l’eau courante; ceux-là avaient l’oreille plus fine
quemoi, qui n'ai rien entendu du tout. Ce qui est certain, c’est
qu’elle sonne le creux. Il y a donc un espace vide au-dessous ; mais de quelle nature est-il? Dieu le sait.
La mosquée bâtie au-dessus de la roche sacrée est une véritable perle de l’art. A lextérieur, elle est octogonale; toutes les baies qui y jettent un peu de jour sont garnies de verrières de couleur, de sorte qu’il ne règne à l’intérieur de l’édifice qu’un demi-jour qui porte au recueillement. Une large allée, coupée en deux par seize colonnes et huit piliers massifs, fait le tour du monument; une grille la sépare de la Sakhrah, la roche percée (/apis pertusus) dont parle le pèlerin de Bordeaux, étrsur. laquelle les Juifs Senarent (prier un seultourpanane lorsqu’à prix d’or ils en obtenaient l'autorisation.
Les seize colonnes avec les huit piliers correspondant aux huit angles extérieurs de loctogone supportent vingt-quatre arcades ogivales. Une nouvelle rangée, circulaire cette fois, de douze colonnes et de quatre gros piliers carrés supporte la coupole et seize arcades ogivales. Tout cela est fait des marbres les plus précieux et des stucs les plus fins. Beaucoup d'éléments semblent avoir été empruntés à des monuments plus anciens, car les chapiteaux des colonnes sont corinthiens et magnifiques d'exécution. À coup sûr, ils ne sont pas arabes.
Quatre portes donnent accès dans la Qoubbet-es-Sakhrah ; elles sont disposées en croix, et à peu près exactement orientées. Celle du nord se nomme Bab-el-Djinneh, porte du Paradis ; celle de l’orient est le ®Bab-Daoud, "porte de! Davide*celle du midi, le Bab-el-Kibleh, porte de la Kiblah'; enfin celle de l’ouest est le Bab-el-Qharby, porte de l’occident.
Le diamètre de la mosquée, je parle de la distance entre les milieux de deux faces de l’octogone, est de 49 mèêtres 5o; la
lus grande longueur de la roche est de 18 mètres. sa plus P 5 8 ; P
1. On nomme kiblah le point vers lequel on se tourne pour faire la
pricre, c’est-à-dire dans la direction de la Mecque.
dl
UVNO.4Œ AHNAÜSON
= £ Fri 4 4 D TE
LI LILI SRRÉSSS PRESS ILES RE ARS DRE. pan 2 V9 P JUIF
Al NS à = ULADE = = > PA PRES P} 4 Le n: = Z té S S 7 £ è = PSE = : = à SSP RSS
ne RD NE tre
LABS