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LE HARAM-ECH-CHÉRIF 93 grande largeur, de 14. Toutes les parois intérieures sont couvertes d’une ornementation merveilleuse, dont l’or fait le fond, et qu’animent les couleurs les plus vives.
Dans une des encoignures se voit, attachée au mur, une petite armoire grillée contenant le bouclier d'argent de l’un des héros de l’islamisme. Malheureusement pour la tradition, si l’on regarde d’un peu près, on reconnaît dans le susdit bouclier un superbe plat de l’époque des Sassanides.
Au dehors, chaque face de l'octogone est percée de sept fenêtres en ogive, dont les deux extrêmes sont condamnées, les cinq autres ouvrant sur l’intérieur de la mosquée. Le soubassement se compose de plaques de marbre blanc assez délabrées, et parmi lesquelles on en remarque un petit nombre chargées de bas-reliefs judaïques, qui proviennent probablement du temple d’'Hérode. Il pourrait bien en être autant de quelques belles plaques de bronze repoussé.
Tout le revêtement des murailles de la Qoubbet-es-Sakhrah, au-dessus du soubassement, consiste en plaques de faïence drtnrépiesentent dés entrelics etrdesrinceaux 1Cellesédezces faiences qui couronnent l’octogone forment une immense ïinscription arabe. De même qu’à l’intérieur, il court une légende en mosaique tout autour de la naissance de la coupole. La coupole elle-même n’est sphérique qu’en dedans; au dehors elle affecte la forme d’un œuf surmonté d’un croissant.
On se tromperait fort, si l’on considérait la Qoubbet-es- Sakhrah comme une véritable mosquée. C’est une qoubbet, c’est-à-dire une coupole recouvrant un lieu saint; rien de plus. Mais elle est plus grande et plus somptueuse que les autres.
Le khalife Abd-el-Melek la fit construire (688-691), bien qu'une des inscriptions dise que ce fut le khalife El-Mamoun qui, l'an 72 de l’hégire, bâtit la Qoubbet. Il y a là tout simplement un faux palpable commis par El-Mamoun, qui a mutilé
le nom d’Abd-el-Melek pour lui substituer le sien, en laissant
intacte Ma tdate ndenl'än 72m annéenvrare, dé lawconetracnon
En-10:6-{407rde lhégire)/Liun’tremblement de“terre tt écrouler ‘la coupole,, qui, six “années: après, fut réparéeé/par l’ordre d’Abou’l-Hassan, fils du khalife fatimite El-Hakem. Depuis lors, ia charpente n'en a plus été remaniée, puisque c’est elle qui porte l'inscription constatant la date de la réparation” et le nom du prince.
ME Il ne paraitra pas hors de propos, j'espère , de rappeler brièvement les contes traditionnels dont la fantaisie arabe a enjolivé la Qoubbet-es-Sakhrah.
La tente de soie verte et rouge, suspendue au-dessus de la roche, rappelle aux croyants la tente que Dieu donna à Adam, lorsqu'il eut retrouvé Eve près de la Mecque, après l'avoir cherchée durant tout un siècle.
A la pointe ouest de la Sakhrah, on prétend montrer aux curieux l'empreinte d’une main, qui serait celle de l’ange Gabriel. C’est de la Sakhrah que Mohammed, monté sur la jument El-Borak, partit pour le ciel. La Sakhrah, ne voulant plus se séparer ‘du prophète ,se mit em devoirsde le-suivre "heureuse ment, l’ange Gabriel était là, et pour que le monde ne füt pas privé de cette roche bénie, 1l la retint de la main. De là, l’empreinte en question, que je déclare avoir regardée de tous mes yeux sans pouvoir y rien reconnaitre.
A l'angle sud-ouest, on vous montre dans une sorte de petite cage de) fer une autre empreinte, tcelle du pied detMohammed, laissée par lui sur un morceau de marbre.
Au côté sud sont attachés l’étendard du prophète, roulé sur sa hampe, et le sandjak ou drapeau d'Omar, qui est déployé. Au-dessous des deux drapeaux, on exhibe aux croyants deux selles de la jument El-Borak; ce sont deux fragments de marbre provenant de quelque corniche antique, et qu'on a tant bien que mal façconnés en arc.
Devant la porte nord et dans la première nef circulaire, j'ai