L'ENCEINTE DU TEMPLE
PENDANT LA DURÉE DU At
l'approche des croisés, dans les premiers jours de juin 1099, le gouverneur musulman avait assemblé les croyants dans la cour de la grande mosquée. Quelques fanatiques voulu-
rent mettre à mort les habitants chrétiens et
anéantir le Saint-Sépulcre, afin de supprimer
à tout jamais le prétexte d’une expédition semblable à celle qui s’accomplissait. Les prudents firent rejeter cet avis. N'’était-ce pas exaspérer l'ennemi qu'ils allaient combattre et risquer de se faire exterminer jusqu’au dernier, si par hasard ils étaient vaincus? Leur avis prévalut; on se contenta d'imposer aux chrétiens un tribut, immédiatement payable, de 14,000 dynars, et de chasser de Jérusalem les chrétiens valides.
L’enceinte de la ville à cette époque était exactement la même qu’elle est aujourd’hui. A l’orient et au sud, les vallées profondes du Cédron et de Hinnom la couvraient; une partie du côté occidental, à partir du Bab-el-Khalil, se voyait à l'abri par un escarpement. Restait la face nord, par laquelle
seule une attaque de la place était praticable.
“. .…s L'EVTEMPLENMSOLÉ LES ROIS RATINS IOI Voici dans quel ordre les princes croisés s’établirent devant la ville : | $
Le duc de Normandie et les Bretons furent placés près de la porte septentrionale {porte de Damas).
Robert comte de Flandres et Hugues de Saint-Pol venaient après, se rapprochant de l'occident.
Godefroi de Bouillon et Tancrède allèrent vers le nord-ouest, occupant toute la ligne comprise entre le quartier de Robert de Flandres jusqu’à la porte de Beit-Lehem. Tancrède, le plus rapproché du quartier de Flandres, était chargé spécialement de surveiller la tour angulaire qui, à la suite de ce fait, recut le nom de tour Tancrède.
Le comte de Toulouse prit position à l’ouest devant la tour de David, et son camp s’étendit depuis le quartier de Godefroi jusqu’au pied du mont Sion. De plus, un corps d'observation fut établi sur le mont des Oliviers, et jour et nuit on surveilla la vallée de Josaphat, afin de prévenir toute surprise de ce côté.
Le comte de Toulouse, dont le quartier était dans une position peu favorable, alla bientôt après, avec la moitié de ses troupes , sur la partie du mont Sion qui se trouvait en dehors des-murs: il y planta sat tente contre: l’église. du Cénacle:
Aussitôt les positions distribuées aux chefs de l’armée chrétienne, les opérations du siège commencèrent. Au bout de cinq jours de combats incessants, les musulmans étaient forcés d’évacuer leurs ouvrages extérieurs, et de se renfermer dans leurs murailles.
Les échelles et les machines de guerre manquaient aux assiégeants; qui pis est, les bois nécessaires pour en construire faisaient complètement défaut. On ne savait d’où se les procu- Her lorsquians chrétiens dé Syriel conduisit les .soldats, àune vallée éloignée de six ou sept milles, où ils purent couper des
arbres, non en très grande quantité, mais suffisamment pour
parer aux premiers besoins. Chacun alors, sans distinction de rang, se mit à l’œuvre. Malheureusement, la disette commença bientôt à se faire sentir. On manquait d’eau; toutes les citernes étaient à sec, puits et sources ayant été comblés à la première nouvelle de l’approche des croisés. La piscine de Siloé restait seule ouverte; mais c'était trop peu pour une armée nombreuse, exposée aux intolérables chaleurs d’un mois de juin en Palestine. Des chrétiens de Beït-Lehem conduisirent les fourrageurs aux fontaines éloignées de quatre à cinq milles; mais la ville n'étant pas complètement investie, un parti de musulmans put tomber à l’improviste sur des soldats sans armes, et l’eau si ardemment désirée n’arriva pas au camp. Pour comble d’infortune, beaucoup d’animaux étaient déjà morts de faim et de soif, l'air était empesté par les exhalaisons que répandaient leurs cadavres putréfiés, car on ne les avait pas enterrés. Ainsi, le nombre des assiégeants et leurs ressources allaient chaque jour diminuant, tandis que les assiégés ne cessaient de recevoir des rentortS parles "cotés Pdesl'enceinte qui merpouvaientienre surveillés.
A ce moment, neuf vaisseaux génois qui avaient pu échapper à la flotte égyptienne vinrent mouiller à Jaffa, et les vivres qu'ils avaient à bord furent dirigés sur Jérusalem. Le convoi était protégé par des chevaliers du comte de Toulouse, et ce ne fut pas sans combats contre des forces supérieures qu’il put atteindre le camp. Les matelots génois, contraints d'abandonner leurs vaisseaux devant une attaque imminente de l’escadre égyptienne, vinrent au camp devant Jérusalem, et y apportèrent leur précieuse expérience des constructions en bois. Ils furent immédiatement employés à établir les machines de siège.
Les animaux morts furent alors écorchés, et leurs peaux fraîches servirent à couvrir les toits qui protégeaient les machines, à les garantir de l’action du feu, que les assiégés fai-
saient pleuvoir du haut des remparts.
ELOTEMPEERSOUSNLES ROIS EATINS 103
Le 8 juillet, l’armée chrétienne organisa une procession générale autour des murs, et chacun dut y assister pieds nus. Les évêques et le clergé, revêtus des ornements pontificaux, marchaient en tête, portant les croix et.les reliques des saints. Partie de léglise du Cénacle sur le mont Sion, la procession gagna la vallée du Cédron, qu’elle traversa, pour s'arrêter sur le mont des Oliviers, au sanctuaire de l’Ascension. Là une réconciliation générale eut lieu, puis on revint par le sud au point de départ; c’est ainsi que les croisés se préparèrent à donner l'assaut à la ville. 1
Le point d’attaque fut ensuite modifié; Godefroi se porta vers l’angle nord-est de la place et s'établit à l’endroit où de nos jours pousse un gros olivier que l’on appelle l'arbre de Godefroi de Bouillon. Ce changement présentait un avantage, car entre la porte Saint-Étienne et l’angle nord-est, partout le pied des murailles était facilement abordable.
Le jour de l'assaut fut fixé au jeudi 14 juillet. Pendant la nuit qui précéda, on établit une tour d’approche, dans le plus grand silence, à proximité du mur, et toutes les machines furent mises en batterie. Au jour, les musulmans virent avec stupéfaction les résultats de ce travail de nuit dont ils n’avaient eu nul souci; on crut à une intervention directe du Dieu des chrétiens. Pendant la même nuit et à la même heure, une seconde tour était dressée contre le rempart au mont Sion, par Raimond de Toulouse; une troisième, par Tancrède, contre la tour de l’angle nord-ouest de l’enceinte.
Aussitôt le soleil levé, on donna le signal de lassaut, et le combat s’engagea. Le bélier employé d’abord eut promptement pratiqué une brèche et il fallut faire avancer la tour par laquelle on devait pénétrer dans la ville. Pendant toute cette journée du 14, un combat furieux se continua sans résultat décisif.
Le lendemain, vendredi 15, dès avant l’aube, chacun avait
repris son poste de combat. La tour d'approche du comte de ‘Toulouse fut rapidement démantelée, et de ce côté les croisés semblèrent devoir abandonner l'attaque. Celle de Godefroi, qui dominait la muraille de la hauteur d’une lance, résista mieux. «et l'ordre/fut donné .de Vlatpousser ten “avant: Après une lutte meurtrière dans laquelle les assiégeants commencaient à faiblir, le bruit se répandit dans l’armée chrétienne que saint Georges, envoyé par le ciel au secours des croisés, venait de se montrer sur le mont des Oliviers. Il” n’en “fallut, pas : plus, “pour rallumer mles fcourases,/ tete combat reprit plus furieux que jamais. Enfin, l’on put abattre le pont volant. Les premiers qui s’élancèrent par cette voie sur ‘létirempartode Jérusalem, #furent les mdeuxfreres Ludolf et Engelbert de Tournai. Godefroi et son frère Eustache s’empressent de quitter l'étage supérieur de la tour, et descendent sur le pont à la tête de leurs guerriers. En un clin d'œil, un nombre énorme d’échelles est appliqué aux murailles, qui sont bientôt couvertes des soldats de la croix, et le cri de guerre Dieu le veut, Dieu aide, retentit jusqu’au ciel. Au même moment, Tancrède avec les siens pénétrait sur le rempart. Dès que (Godefroi eut appris cette heureuse nouvelle, il donna l’ordre à Tancrède d'ouvrir à tout prix la porte de Saint-Étienne. Elle fut immédiatement enfoncée, et les croisés s’y rengoutfrérent avec .qune ‘furie telle que êselze d'entreseux furent écrasés sous les pieds de la foule. Jérusalem se trouvait désormais au pouvoir des chrétiens. IL était trois heures après midi du vendredi 15 juillet 1099, et le siège avait duré cinq semaines. Le comte de Toulouse ignorait le succès de ses émules de gloire, lorsque des clameurs assourdissantes ui firent comprendre)fce qui SeMpassait "Bientot le trémpart qui luisétait opposé se dégarnit, les défenseurs ayant pris la fuite. L’escalade eut lieu instant. rade ce cotétencore Jérusalematut
envahie par les croisés.
ÉBOTEMBRENSOUSELESMROTSRIXTEINS 09
Tancrède, marchant devant lui l’épée au poing, parvint bientôt à l’église du Saint-Sépulcre où les chrétiens, Arméniens, Grecs et Syriens, qui habitaient Jérusalem, avaient cherché un asile et remplissaient le lieu saint des chants du Kyrte eleison. Tancrède les prit sous sa protection, et leur donna pour sauvegarde deux cents hommes commandés par le chef de sa mihe puis les -précipiranvérsw lorient -rd0i coté dé larande mosquée. Les portes ouvrant sur le Haram-ech-Chérif étaient closes, et là s'était amassée la foule des habitants musulmans de Jérusalem /Lemvainqueur'renversa tonsmleSMobsraiciés, etrie massacre le plus effroyable commença, pendant que la mosquée était mise à sac et dépouillée de ce qu’elle renfermait d’objets précieux. Les autres troupes d’envahissement vinrent presque aussitôt prendre part à la curée sanglante, et le massacre recommença plus atroce qu’il n'avait encore été. Des témoins oculaires de cette horrible scène ont affirmé que l’on ne pouvait plus marcher dans les vastes parvis de la Qoubbet-es-Sakhrah qu'avec du sang jusqu'aux genoux. Plus de dix mille musulmans de tout âge et de tout sexe périrent enveloppés dans cette boucherie.
Après le pillage de la mosquée, vint celui des maisons de la ville, qui devaient appartenir au premier occupant. Le surlendemain dimanche, une délibération des chefs de la croisade ordonna de mettre à mort sans pitié tous les prisonniers, qu’ils eussent ou non racheté leur vie à prix d’argent. Cette abominable sentence recut son exécution. Les Juifs enfermés dans leurs synagogues y furent brülés vifs.
Tels sont les odieux détails de cette conquête, détails que j'ai empruntés à l’un des meilleurs livres qu’on ait écrits sur ce sujet, l’Æistoire de la Première Croisade, par M. Peyré.
Après avoir prié devant le Saint-Sépulcre, les nouveaux maîtres de Jérusalem durent songer à assainir la ville, à la débarrasser des monceaux de cadavres dont elle était jonchée.
106 JÉRUSALEM Partout; d'immenses «büchers furent! élevés etes Etorps des victimes réduits en cendre.
Le dimanche 24 juillet fut désigné pour l'élection d’un roi qui devait gouverner la cité. A peine les délibérations étaientelles entamées, que le clergé réclama la priorité pour l'élection d’un patriarche, les intérêts spirituels primant à son avis les intérêts temporels. Mais les princes assemblés ne tinrent pas compte de la harangue qu’ils venaient d’entendre, et reprirent leur délibération, qui occupa plusieurs séances. Enfin, malgré les intrigues du comte de Toulouse, Godefroi de Bouillon fut élu à l'unanimité, et sacré sur le Calvaire. Il est douteux qu’il ait consenti à prendre le titre de roi; son frère et successeur le comte Baudouin semble lavoir pris le premier.
Nous pouvons dire maintenant ce que devint le Haram-ech- Chérif sous la domination des rois latins.
La Qoubbet fut donnée au cülte chrétien sous le nom de temple du Seigneur (éemplum Domin:). A la gauche de la terrasse qui supporte ce splendide édifice s’élevèrent des maïsons servant de logement à l’abbé et à un collège de chanoines attachés au temple. De la Qoubbet-es-Selseleh on fit une chapelle dédiée à saint Jacques le Mineur.
La mosquée d'El-Aksa devint le palais des rois de Jérusa- Em Onmsaitsque) Me roi Baudouin y accueillit les premiers chevaliers du Temple et leur en donna la partie que l’on appelait alors le temple de Salomon.
La Sakhrah ou Roche sacrée fut couverte d’une plate-forme de marbre blanc, supportant le chœur et un autel sur lequel le sacrifice de la messe était quotidiennement célébré par le chapitre de chanoines qu’institua Godefroi de Bouillon. Une belle grille de fer ouvragé entourait ce chœur, et les musulmans l'ont laissée en place.
Le templum Domint ne fut consacré solennellement
que le mercredi de Pâques hr156,,par lélésat du: Saint Père,
ÉERPREMB RES SOUSMNBESRROTSNIEMEINS 107
Albéric, évêque d’Ostie. Foulques était alors roi de Jérusalem.
M. de Vogüé, dans son ouvrage sur les églises de la Terre sainte, a emprunté à Jean de Wirzbourg la description des peintures chrétiennes dont le femplum Domint: avait été décoré. Tous les sujets étaient accompagnés d'inscriptions explicatives.
Le premier soin de Selah-ed-Dyn, après la reprise de Jérusalem en octobre 1187, fut de rendre au culte musulman l’enceintensacrée du temple T'éslisembäten pars leswTémphers fut détruite, et l’on effaçca dans les mosquées toute trace de l’occupation chrétienne. Le croissant remplaça sur la grande coupoie léroredu ChastrlanS2khrah futremise” à nu et lavée a eax Héros ainst quetoutiiintérneuvrdedtédiice
Depuis cette époque, la disposition générale de la Qoubbet-
es-Sakhrah n’a plus subi de modification importante.
LÉAPATATS CDEFSALOMEN
DEN 9 PRÈS avoir achevé le temple, Salomon songea
à se bâtir une demeure pour lui-même. Voici ce que nous apprend l’Écriture sainte au sujét de ce palais somptueux :
Treize années furent employées à sa construction; Mlrecut#le nom deForèt dur ban, sans doute à cause de l’énorme quantité de bois de cèdre qu'on y avait employée. L'édifice mesurait roo coudées de longueur S24metres 50),%210 de /larseur tete de hauteur. Il était supportésparniquatre rangs Ne piliers de cèdre, soutenant des poutres du même bois. Naturellement ces piliers, qui n’existaient qu'au rez-de-chaussée, formaient trois grandes travées ; d’où il résulte que les poutres appuyées sur les piliers devaient avoir 8 mètres 75 de portée.
Au-dessus de cette vaste salle régnaient trois rangs, probablement superposés, de quinze chambres chacun, et constituant ainsi trois étages. Si cela est exact, un corridor devait, à chaque étage, longer la ligne des chambres et contenir la cage
de l'escalier. Ce qui me paraît démontrer l'existence des étages,
LEÉNPADAIS M DENSALOMON 109
c'est la teneur d’un verset qui s'exprime ainsi: « Trois rangées d'ouvertures de fenêtres, trois fois une fenêtre au-dessus d’une fenêtre. » Toutes ces fenêtres et toutes les portes étaient carrées.
Il est bon de remarquer qu’à l’angle sud-est du Haram-ech- Chérif il existe encore, sur la face sud, une de ces fenêtres carrées, réservée dans l'appareil salomonien ; sur la face est, la double baie à balcon présente des ouvertures de la même forme.
Poursuivons.
Un toit de cèdre couvrait tout l'édifice.
L'écrivain sacré mentionne en outre un portique orné de colonnes ; ce portique avait 5o coudées de long sur 30 de large. Nul doute, il a dû s'appuyer contre l'édifice principal, dont 1l masquait exactement la moitié, en laissant libres aux Hémestinitesmdeux Arles denrShmetres 1125 denlongueur: Nous devons admettre que ce portique de colonnes, comme l’appelle le texte biblique, n'avait pas de murailles fermant les entre-colonnements, qu'en un mot c'était un véritable portique.
Au nombre des dépendances du palais, le Livre des Rois cite un second portique, celui du Jugement. Salomon le couvrit de cèdre du sol au plafond. Cette dernière expression prouve que la salle du trône était lambrissée et close de murailles.
La maison qu’habitait le roi de Juda se trouvait dans une autre cour, à l’intérieur du portique ; de même le harem de la reine, fille de Pharaon.
Tout l'édifice avait été construit en belles pierres de taille, débitées à la scie en dedans et en dehors. Les fondations étaient éhMpbieuresndéssrand «poids, longues de: 10:coudées: ets de.3 Enfin, les murailles de la grande cour, comme celles du temple, se composaient de trois assises de calcaire et d’une rangée
dénpoutres-de cèdre.
Sans doute il faut déplorer le peu de précision que comportent ces détails, car bien des points restent obscurs dans une description si brève.
L’historien Josèphe retrace du palais de Salomon une image un peu différente; mais je ferai remarquer qu’il na pu la donner que sur la foi des traditions.
Voiciicetqu'iltenedite
« Salomon fit construire un édifice ample et beau, orné d’un grand nombre de colonnes. Ce palais était destiné à la réception du peuple, quand il se présentait pour demander justice. Il avait roo coudées de longueur, 50 de largeur et 350 de hauteur (ce sont exactement les dimensions fournies par le Livre des Rois). Les colonnes de cèdre qui le soutenaient étaient prismatiques les unes, les autres quadrangulaires. L'édifice était couvert suivant le mode corinthien, orné et soutenu à la fois à l’aide de montants espacés et de clôtures de portes triglyphes.
« Un autre bâtiment carré ayant en longueur la largeur totale du premier, et en largeur 30 coudées seulement, s’appliquait contre le milieu de la façade du palais; par devant était un naos (?) soutenu par de puissantes colonnes. Ce second édifice contenait une salle magnifique, dans laquelle siégeait le roi lorsqu'il rendait la justice.
« L'habitation de la reine y était attenante, ainsi que d’autres appartements destinés aux repas et aux usages de la vie privée. Tous étaient lambrissés de cèdre.
« Les constructions furent faites en partie de pierres de taille de 10 coudées, mais revêtues de pierres précieuses que l'on va chercher au loin pour lornementation des temples. La beauté de ces pierres de revêtement resplendissait sur un triple rang. Un quatrième était orné du plus admirable ouvrage de sculpture, représentant des arbres et des plantes de toutes sortes, aux rameaux et-aux feuilles pendants, ciselés avec un
art si merveilleux qu’ils semblaient s’agiter en dissimulant la