‹ JérusalemChapitre 49 sur 81 · Z EN · texte numérisé non relu

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l'est, VonWtrouvenleeBir-Eyonbmba; tontrest tout à fait au bout de l’emplacement que

lon peut assigner aux jardins du roi. Deux

masures y sont juxtaposées : un oratoire musulman et une sorte de hangar qui recouvre le puits nommé Bir-Eyoub par les musulmans, puits de Néhémie ou du feu par les chrétiens.

Voici pourquoi :

La tradition conservée au livre des Machabées dit que dans ce puits Néhémie retrouva le feu sacré qui y avait été caché par les prêtres, avant la captivité de soixante-dix ans. Au retour de Babylone, Néhémie aurait chargé les enfants des prêtres qui avaient caché le feu de le rechercher; mais le puits ne contenait que de l’eau bourbeuse. Néhémie ordonna d’en puiser et d’en arroser le bois destiné à brûler les victimes qu’il

allait offrir en holocauste. Aussitôt le soleil se dégagea des

nuages et le bois s’alluma spontanément. Ce prodige aurait fait donner au puits le nom de Nephtar, purification.

À la fin de la saison des pluies, il arrive que le Bir-Eyoub se remplisse complètement, et déverse son trop-plein dans le pré au milieu duquel il est établi. C'est; dit-on, unsipne in faillible annonçant que la prochaine moisson sera splendide.

Lorsque ce phénomène." assez rare d'ailleurs, se"manifeste le Bir-Eyoub devient un but de promenade suivie, un véritable Longchamps de Jérusalem. Dans l’après-midi, les femmes y affluent avec leurs enfants, les hommes y viennent de leur côté, tous en habits de fête. Des cafetiers ambulants s’y installent pour servir aux assistants le café et des narghilehs.

J'ai assisté moi-même à une de ces réunions joyeuses, et j'ai vu la vallée arrosée en ce moment par un Joli ruisseau qui semblait sortir du Bir-Eyoub. D’autres affirment que ce n’est pas du puits, mais bien du terrain lui-même que les eaux sourdent pendant ces jours d’abondance passagère.

Je n'ai pu vérifier le fait; néanmoins j'ai reconnu à 300 mètres environ au sud du Bir-Eyoub, au fond de la petite vallée, verdoyante en cette saison (février), qui sous le nom d’Ouaden-Nar (vallée du feu) tourne brusquement à l’est, tout en n'étant: que le prolongement :denla valléédu 7Cédron" "une charmante petite source d’eau vive qui faisait bouillonner le sable en vingt orifices différents, groupés dans un très petit espace. Il se peut donc qu’en réalité le même phénomène naturel se manifeste au point où se réunit la foule en liessse, dont la présence m’a empêché de m'approcher du puits même.

Le puits, fort profond, est abrité par une construction en mauvaisiétat. Avsañdroité.seftrouveluntbassin carré où l’eau. restant stagnante, est le plus souvent couverte d'une couche épaisse de lemna, ou lentille d’eau.

Voici les renseignements que Medjr-ed-Dyn, qui écrivait au

xv* siècle (il est mort en 1521), nous donne sur le Bir-Eyoub :

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