‹ JérusalemChapitre 48 sur 81 · BLSCENES RAR CIEL OUVERT · texte numérisé non relu

BLSCENES RAR CIEL OUVERT

l'arrosement des jardins maraîchers. qui tapissent le fond de la vallée et qui ont pris la place du jardin du roi, dont parle l'Écriture. |

Dans la Bible, il est plusieurs fois fait mention de la piscine de Siloé. Ainsi nous lisons dans le livre de Néhémie : « Schaloum, chef du district de Misfah, éleva la porte de la source; c’est lui qui la construisit, la couvrit, en posa les battants, les serrures et les verrous, ainsi que la muraille de l’étang de Siloah près du jardin du roi, et jusqu'aux degrés qui descendent de la cité de David. » Il y avait donc de ce côté un chemin en escalier descendant du mont Sion vers la piscine ï.

De quelle nature pouvaient être ces degrés? Une heureuse remarque que j'ai faite près du Cénacle va nous le dire. Lorsqu’on suit le seul chemin qui, du Bab-Sahioun (porte de Sion), conduit au fond de la vallée de Hinnom, on aperçoit en deux points différents de son parcours, et un peu au-dessous de l’endroit où se voit un tronçon reconnaissable de l’aqueduc qui amenait les eaux d’Etham au temple, des marches d’escalier taillées dans le roc vif, et que les pieds des passants, depuis des dizaines de siècles, n’ont pu faire disparaître entièrement. De cet escalier, deux lambeaux sont bien distincts; le plus élevé comporte encore cinq ou six marches, mais trop oblitérées pour être mesurées; le lambeau inférieur n’a plus que quatre marches, taillées, celles-l, dans une veine plus dure, et bien accusées encore. Nous avons là, sans aucun doute, une des rampes de degrés qui descendaient de la cité de David.

Tels devaient être les degrés dont il est fait mention dans lelivre de Néhémie, et rien ne nous ‘prouvé. qu'ils" n'existent pas toujours sous l’épaisse couche de poussière ou de boue qui, suivant les saisons, couvre le chemin qui descend vers le ré-

ser voir.

1. Vers 570, lorsque Antonin de Plaisance visita Jérusalem, ces degrés existaient toujours.

Encore “quelques mots et j'aurai finiravec les piscines de Jérusalem.

Le cartulaire du Saint-Sépulcre mentionne un grand bassin aujourd’hui inconnu, et qu’il nomme Zacus Leger, le lac de Fégér: Je’ crois, “sans oser rien cAffirmer fquenc esrRleters nd bassin découvert il y a peu d’années derrière le cimetière, audessus de la grotte de Jérémie. Cette piscine, que l’on m'a dit être très vaste, était entièrement comblée, lorsque des fouilles pratiquées par le clergé grec l’ont fait retrouver.

On avait pensé reconnaître le lac de Léger dans une piscine de petite dimension, mais construite en blocs énormes, qui est toujours béante dans un champ situé entre le monticule où J'ai cru retrouver la place du théâtre d’Hérode et les Qbour-el-Molouk ou tombeaux des rois. Pour ma part, je ne doute pas que celle-là ne soit d’une très haute antiquité. A défaut d’eau, elle ne contient plus aujourd’hui que deux ou trois figuiers en plein rapport.

J'ai le regret de n'avoir pu visiter la piscine appartenant aux Grecs, dont je n’ai appris l'existence qu'au moment de mon départ de Jérusalem; je ne puis donc rien en dire de plus.

C'est un monument qui reste à étudier.

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