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LE village de Siloam est bâti sur le flanc du
mont du Scandale, au-dessus des jardins potagers, arrosés par les eaux de Siloé, qui fournissent de légumes le marché de Jérusalem. Les choux-fleurs de Siloam ont des proportions telles qu'à une de nos expositions d’horticulture ils auraient incontestablement la plus grande des médailles d'honneur. Il est vrai de dire (aucune gloire n’est sans mélange) que les choux-fleurs d'Eurtäs leur font une concurrence terrible. Ces tard-venus, en effet, sont tout aussi beaux, meilleurs peut-être; aussi les gourmands de Jérusalem, car il y a des gourmands partout, leur reconnaissent-ils une supériorité marquée. Cela tient probablement à la nature des eaux d’arrosage, assez sales et presque saumâtres à Siloam, à Eurtàs limpides comme du cristal et d’une saveur parfaite. Mais laissons les légumes, et revenons à l'archéologie.
La plate-forme de roc qui porte le village s'appelait jadis la
« Pierre de Zoheleth » ; à chaque pas elle présente d’antiques