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MONOLCNPHE ETOVILEAGE, DECSILOAM 203 "À
arasements de chambres taillées dans le roc, qui ont dû être détruites à une époque très reculée.
Rien de plus étrange que Siloam vu des hauteurs du mont du Scandale qui le dominent; il a l’air d’une ruche de guêpes accrochée à une muraille. Une fois en bas, on reconnaît que la surface du roc qui représente la muraille est garnie partout d’excavations naturelles ou artificielles, noircies par d’épaisses couches de suie qui témoignent qu’elles sont habitées de temps immémorial. Au-dessous, et au fond de la vallée, on aperçoit une place immonde; c’est l’abattoir où sont égorgées journellement toutes les bêtes de boucherie qui servent à l’approvisionnement de la cité.
Au-dessous du village, partout où le roc affleure, on voit
. Fe . » . 5 ° . Le qu'il a été travaillé et taillé de main d'homme. Ici, c’est un
pressoir; un peu plus loin, une citerne, auprès de kquels se de:
montrent les vestiges d’une construction carréé remi très haute antiquité. Enfin, à un point assez rapproché du sommet, se trouve une petite plate-forme, ménagée avec intention, et munie d’une rigole qui, partant du sud, fait plusieurs contours pour venir aboutir à un trou peu profond, irrégulier, et qui semble plutôt creusé par la nature que par un travail humain. Cela ne saurait être un pressoir; qu'est-ce donc? Il serait trop facile de faire là-dessus des hypothèses pour que je me laisse aller à cette fantaisie.
Quand, après avoir exploré les rochers du sommet, on se met en devoir de descendre à Siloam même, on devine dès les premiers pas que la descente ne sera guère commode. Le seul sentier qu’il soit possible de suivre est tellement raide et dificile, qu'on peut se féliciter lorsqu'on l’a parcouru jusqu’au bas sans se casser les os. Vers l’extrémité nord du banc de rocher qui est la pierre Zoheleth de la Bible, se trouve un curieux édicule monolithe taillé dans un bloc qui avait été préalable-
ment isolé de la masse. Il couronne le flanc gauche de la val-
ntant à. Cr
lée de Josaphat, au point le plus désolé et le plus étroit de son parcours, dans le voisinage et au nord de l’abattoir. En face, à très faible distance, jaillit la fontaine de la Vierge.
L’édicule monolithe dont je viens de parler et que je vais décrire est le seul monument qui ait été respecté et soit resté intact, au milieu de tant d’autres qui ont été détruits et rasés.
Je ne puis m'expliquer comment un monument d’une importance aussi grande, et qui d’ailleurs saute aux yeux des passants, a pu rester inaperçu des voyageurs, ou du moins n’a été cité par personne avant moi. Dans mon premier ouvrage publié en 1853, je me félicitais d’être le premier à mettre en lumière un aussi curieux édifice, dont on ne pourrait pas contester la haute antiquité. Aujourd’hui que je l’ai revu à deux reprises, je m'en félicite plus que jamais. |
Voici la description de la pierre:
C’est un bloc monolithe détaché de la masse sur trois côtés seulement, c’est-à-dire au sud, à l’ouest et au nord; l'entrée fait face à l’ouest. On dirait la copie en grand des édicules monolithes égyptiens qui ornent nos musées. Un dé carré à arêtes légèrement inclinées au dehors en constitue la base. Audessus du dé règne une corniche égyptienne, formée d’un tore surmonté d’un large cavet que couronne une plate-bande. Au milieu de la face ouest s'ouvre une porte, munie au sommet de deux entailles rectangulaires placées en dehors des piedsdroits, et dont les analogues se retrouvent fréquemment aux portes des excavations égyptiennes.
Les faces latérales ne sont qu’ébauchées, du moins elles n’ont été terminées que vers les parties voisines de la façade.
L'intérieur de l'édifice est rempli de fumier qui sert de litière à quelque misérable fellah de Siloam. Je ne puis me retuser de décrire Cet mrierieur.
La porte, ouverte dans une paroi peu épaisse, débouche dans