La dernière lettre est douteuse
territoires de Juda et de Benjamin, désigne dela manière la plus claire la vallée dont nous venons d’étudier la nécropole, sous le nom de vallée de Ben-Hinnom, ou de fils de Hinnom. En hébreu, vallée se dit Djé, et ce nom hébraïque primitif Djé-
Hinnom, a été pris par les Arabes pour désigner l’enfer.
NÉCROPROTDENOCCTD'ENMAE
L'OMBENDOD ES AUGES
un kilomètre environ au nord-ouest de Jérusalem et à droite de la route qui conduit à Koubeïbeh par Naby-Samouil, on rencontre qun ctideau #de#roches perce d'une multitude de caveaux. Depuis les amas
de cendres jusqu’en ce point, le plateau
rocailleux que l’on traverse présente partout des excavations funéraires.
Il sen ‘estane,m pgauche du Chemin LauieméntendenTrons arrêter un instant, parce quelle présente une particularité que l'on voit rarement dans l'antique nécropole de Jérusalem. Il s’agit des restes d’une -épitaphe hébraïque, écrite «en hébreu Citre |
A mon premier séjour, J'avais remarqué ce tombeau en passant, mais il m'en était resté un souvenir trop vague pour en pouvoir parler pertinemment; aussi avais-je à cœur, lorsque je retournai en Terre sainte, de le rechercher et de l’étudier à loisir. C’est ce que je n’ai pas manqué de faire, et il ne m’a pas
été difficile de le retrouver.
[encadrement de la porte d'entrée du sépulcre est à crossettes et surmonté d’un fronton triangulaire, dont la plus grande partie a été brisée et enlevée. Le dessus. de l’ouverture carrée donnant accès dans les chambres est orné d’un segment de cercle dont la courbe et la corde sont formées par une moulure continue. À l’intérieur de la crossette de droite, on distingue deux lignes de caractères hébraïques d’assez grandes dimensions, contenant, la première, huit lettres, la seconde cinq ou six.
Ce sont les commencements des deux lignes de l’épitaphe, tellement mutilée aujourd’hui, qu’on n’en peut lire que les MO NCC I IUnCraires.. ésticelut de.
Toute la partie de gauche de l'inscription a disparu, grâce à la destruction des surfaces du rocher. Il n'y a donc aucun parti historique à en tirer.
A l’intérieur, où l’on descend par une marche, deux chambres seulement sont en communication. L'une, dans laquelle Hébouchetlamporten aAtinsciplion. est carremetmuniendinnte banquette qui règne sur ses trois faces du fond. La banquette de la paroi de droite a été largement entaillée, de façon à présenter une fosse capable de recevoir un cercueil. Au-dessus, et dans l’angle même, la paroi de la chambre est percée d’une sorte de petite fenêtre cintrée ouvrant dans une seconde chambre, également carrée, mais non munie de banquette. Cette seconde pièce reçoit le jour par une sorte de puits rond, débouchant, au-dessus du rocher, dans un encastrement rectangulaire qui a dû loger quelque chose comme une pyramide. Une moulure, formée d’un simple plan incliné que rachètent deux petites plates-bandes, règne tout autour de la première chambre à la naissance du plafond.
Je regarde ce tombeau comme fort ancien, et je suppose qu'il a servi de caveau à quelque juif opulent, à une époque voisine de la ruine de Jérusalem par Titus. Peut-être est-ce à
cette époque même qu'on a appliqué l'inscription, dont le tracé
d’ailleurs paraît négligé. Dans tous les cas, l’épitaphe ne saurait être postérieure au règne de l’empereur Adrien, car je ne vois pas qu’il soit possible de lui assigner une date plus récente.
Venons maintenant au splendide sépulcre connu sous le nom de Tombeau des Juges, et qui se trouve à quelque cent pas plus loin, à droite de la route.
Ce tombeau porte, parmi les habitants arabes de Jérusalem, le nom de Qbour-el-Qodha, qu’il faut bien se garder de confondre avec les Juges souverains d'Israël. Qodha est le pluriel du mot Qadhi, qui désigne un juge siégeant dans un tribunal. Si donc la tradition était vraie, nous aurions ici le sépulcre commun des présidents du grand synhédrin. Mais ce n'est qu'une hypothèse.
Comme j'ai passé de longues heures à lever ce monument si intéressant, je suis à même d’en donner le plan général, dont je puis garantir l'exactitude. À mon second séjour en Palestine, j'ai réussi à obtenir de bons moulages des parties les plus remarquables du tombeau, c’est-à-dire du grand fronton extérieur et du petit fronton qui couronne la porte conduisant du vestibule ouvert à la chambre sépulcrale.
Treize années seulement s'étaient écoulées entre ma première et ma seconde visite, et j’ai eu le chagrin de constater que les mutilations avaient fait rage.
La petite porte du vestibule extérieur a été ruinée comme à plaisir, et le grand fronton, sans être dans un état de dégradation aussi avancé, m'a guère été plus épargné. Seulement, comme il y a là plusieurs ciselures élégantes à briser à coups de marteau, cet honnête travail demande un peu plus de temps. Patience! ce n’est qu’une affaire différée, et très prochainement, on peut le croire, de ce curieux monument de l’art judaïque il ne restera plus que le rocher.
Comme le tombeau de Zacharie, le tombeau des Juges est
criblé de noms de juifs qui seraient désolés de visiter ce vénérable monument sans le salir de leur signature.
Un vestibule, taillé dans letroe vif, présente à l'extérieur un riche fronton dont le tympan est décoré des plus gracieux rinceaux de feuillages, de fleurs et de fruits, mais tracés capricieusement, et sans prétention à la symétrie. De belles moulurés éncadrent-la/porte etulés tympan rquimest en outrerorné d’une ligne de modillons.
Deux acrotères de grande dimension, et en forme de palmettes, garnissent les deux angles extrêmes du fronton, qui portait à son sommet un bouquet analogue aux acrotères, mais tellement dégradé qu'il est devenu méconnaissable.
Dans le fond du vestibule, et au centre de la paroi, s'ouvre une charmante petite porte, très étroite, et encadrée d’une moulure à crossettes que couronne un fronton avec acrotères en palmettes, et un ornement de feuillage au sommet. Les modillons reparaissent autour du tympan que recouvre une riche décoration symétrique de feuillages élégamment dessinés.
Cette porte franchie, on descend par un ressaut peu élevé sur le sol d’une salle sépulcrale carrée. Cette salle offre la disposition suivante
Sur la paroi de gauche, deux rangées superposées de niches tumulaires.\ La rañgée supérieure se compose de:.trois couples de niches cintrées, percées deux à deux sous des arcs surbaissés. Une feuillure rectangulaire, dans laquelle a dû être encastrée une plaque de clôture, garnit le pourtour de chacune des niches. Celles-ci sont d’une dimension telle que les corps, entourés de simples bandelettes, ont dû y être enfournés sans le moindre cercueil. Qu'on me pardonne cette expression qui rend très bien ma pensée.
La rangée inférieure comporte sept fours à cadavres.
Dans la paroi du fond, et dans l’axe même de la porte d’en-
trée, s'ouvre une porte simple, qui débouche dans une petite
salle carrée, offrant aussi deux rangs superposés de niches sépulcrales rectangulaires, sur les trois côtés du fond. Les rangées supérieures sont chacune de quatre tombes, les inférieures de trois.
Au centre de la paroi de droite, une porte conduit dans une Chambre/icarrée; présentant Ntrois Mniches#Sépulenales Sur chacune de ses parois du fond.
Enfin, dans l’angle de gauche de la première salle et au niveau du sol, est creusée, entre la paroi du vestibule et la paroi de gauche, garnie de treize tombes, un four à cadavres assez grossièrement ébauché, et montrant dans sa longueur deux petites excavations latérales, sur sa face de droite.
Telle est la disposition de l'étage supérieur de la catacombe.
Passons à l’étage inférieur.
Une grande ouverture rectangulaire, pratiquée dans le sol, à l’angle de gauche, dans la première grande salle, sert de cage à un escalier de cinq marches, aboutissant à un palier, à l'extrémité "duquel s'ouvre une petitew porte basse qui paru ressaut élevé, mène à un second palier ‘voûté. Ce palier-con= tient trois tombes sn la "premiere A sCoté mème démarponte seconde, au milieu de la face de gauche; la troisième, au milieu de “la face de droite.
Dans la paroi du fond de ce palier voüté s'ouvre une porte basse, débouchant, par un ressaut aussi élevé que le premier, dans une belle chambre carrée. Celle-ci offre, sur ses trois faces du fond, des arceaux surbaissés et taillés en retraite, de facon à former de larges banquettes sur lesquelles s'ouvrent quatre fours à cadavres à droite et à gauche, et trois seulement dans la paroi du fond. Mais sur cette même face on aperçoit, dans les joints de larcade ‘à gauche, une niche à cadavre, . dontrle fond forme une sorte de chambre carrée, et à droite un four ordinaire.
Nous revenons maintenant à la grande salle d'entrée.
Dans langle antérieur de droite, c’est-à-dire à droite de la porte et diagonalement avec le premier escalier conduisant à la chambre basse que nous venons de visiter, s'ouvre une nouvelle cage d'escalier comportant cinq marches et débouchant sur un palier carré qui conduit par un fort ressaut à une chambre également carrée, et entièrement taillée au-dessous du sol. Là, on ne voit plus aucun four à cercueil.
En résumé, les Qbour-el-Qodha contiennent soixante fours, et si nous comparons ce nombre considérable à celui qui se rencontre le plus ordinairement dans les hypogées de la nécropole de Jérusalem, nous serons forcés de penser que la cata-
combe a été réservée à de grands personnages.
XXE VTT
OSSUAIRES JUDAIQUES
monuments funéraires choisis dans la né-
cropole de Jérusalem. Nous avons dû
nous borner à Cerchoix car si l'on vomi