OSSUAIRE JUIF
OSSUAIRES JUDAIQUES 283
subordonné le sépulcre tout entier. Je n'hésite pas à le regarder comme le couvercle de la tombe du chef de la dynastie, du roi David. |
Un autre, placé isolément dans une chambre basse spéciale, n'offrait que des rosaces.
Un troisième, qui a longtemps servi d’auge à ablutions dans le Mekhemeh, et qui est également arrivé au Louvre par mes soins, était connu à Jérusalem comme provenant des Qbourel-Molouk.
D’autres, enfin, étaient absolument nus, et sans autre ornement que des moulures simples.
Enfin, le sarcophage d’une reine, que j'ai découvert dans sa chambre restée inexplorée jusqu’en 1863, était de la forme spéciale réservée aux tombes des femmes, c’est-à-dire à toit triangulaire. [l semble n’avoir été qu'épannelé.
On rencontre en outre dans quelques fontaines arabes, auloundhui d4#sec., des lausesquiMnelsont quer des) cuvesttélé gantes de sarcophage, et qui passent, avec toute apparence de raison, pour avoir été extraites également des Qbourel-Molouk.
Lorsque le nombre des fours à cadavres était trop restreint dans un caveau de famille, ces fours devaient se remplir dite, Si bDiencquau-boutide déuxou, trois sénérationsil tue restait plus de place disponible.
Comme, d’un autre côté, le temps devait, là comme ailleurs, exercer son action délétère, il fallait vider successivement les koukimedevenus , inutiles; et en retirer les ossements. pour leur substituer les nouveaux venus. Il faudrait méconnaître le caractère de la race judaïque pour croire que les ossements recueillis ainsi n'étaient pas entourés d’un profond respect, et mis à l’abri de toute profanation. |
De ce respect pour les restes des ancêtres est venu l’usage
des charmants coffres à ossements qui depuis un assez petit
nombre d’années ont été trouvés à Jérusalem. dans certains caveaux funéraires, et qui jusqu’à ces derniers temps avaient échappé à toutes les investigations.
C’est dans le courant de 1866 qu’un musulman découvrit dans Sa vigne, près de l'hôpital démMlamissionPrusse un caveau creusé dans le roc, et fermé au moyen d’une grande pierre)
Ce caveau se composait de deux chambres si basses que l’on ne pouvait s’y tenir debout. La première, servant de vestibule, était de dimensions plus considérables que la seconde. Dans les parois de la dernière étaient pratiquées six niches, qui, au moment de la découverte, contenaient vingt coffrets ou ossuaires en très bon état de conservation. Ces coffrets étaient munis de couvercles tantôt plats, tantôt arrondis en demi-cylindre, ou élevés en forme de toit à section triangulaire. Tous contenaient des ossements humains arrangés avec soin. Les ossements appartenaient à des personnes adultes. Enfin, dans quelques-uns des coffrets étaient placées des fioles de verre, improprement appelées lacrymatoires.
La moitié de ces petites caisses ne présentaient aucune ornementation; les autres, au contraire, étaient décorées de ciselures très fines, et portaient quelquefois sur la face décorée un enduit rouge, qui faisait ressortir en blanc tous les traits du dessin. Sur June d'elles était écritudeuxmion Va rbbotRte Me Reo in grec IGCHIIOC, Joseph.
J'avais déjà publié, dans mon Voyage en Terre sainte, deux ossuaires de la même forme, malheureusement en fragments, que j'avais découverts dans mes fouilles des Qbour-el-Molouk. Mais je m'étais figuré qu'ils avaient été destinés à contenir des objets précieux déposés dans les tombes des rois ;
aujourd’hui 1} n’est plus possible d’admettre une telle
hypothèse, car toutes ces caisses ne sont en réalité que des ossuaires.