‹ JérusalemChapitre 5 sur 19 · CEUX QUI S'ASSEYAIENT DANS LA CHAIRE DE MOÏSE · texte numérisé non relu

CEUX QUI S'ASSEYAIENT DANS LA CHAIRE DE MOÏSE

Mais pourquoi une pierre d'achoppement?

Pourquoi une pierre de scandale? Quelle opposition Jésus rencontrait-il parmi les siens, il y a deux mille ans pour être ainsi méconnu et rejeté? Je m'excuse des pages qui vont suivre : mais elles sont nécessaires : nous ne comprendrons Jésus à Jérusalem qu'en approfondissant l'état des esprits autour de Lui, et la forme de l'espérance messianique.

Je ne sais pourquoi en abordant cette étude ardue de la pensée au temps de Jésus-Christ, dans les écoles rabbiniques, j'ai devant les yeux une autre école biblique et je revois, non loin de l'exquise porte de Damas, les Dominicains de Saint-Etienne et leur couvent aux lignes graves. J'entends encore leurs prières et leurs

chants et la beauté de leurs entretiens. Au moment de m'enfoncer dans un dédale sombre j'aime ces claires perspectives de liberté et de vérité. On travaille, chez eux, à tout ce qui intéresse la Jérusalem ancienne. J'ai suivi sur leurs cartes et dans les rues le tracé des vieux quartiers et des vieilles murailles. On traite aussi, dans cette école célèbre, de tout ce qui touche à la langue hébraïque, à l'écriture et à l'exégèse : mais là s'arrête la ressemblance avec les rabbins d'autrefois. L'air et la vie entrent à flots dans ces bibliothèques et dans ces âmes de savants, ouvertes à tous, passants et étrangers, Arméniens ou Grecs, hérétiques et schismatiques.

Aussi, s'il me semble nécessaire de m'arrêter un instant à étudier un état d'esprit contre lequel Jésus lutte à chacun de ses pas dans les rues de Jérusalem, je sais un moyen de me faire pardonner ces pages lourdes. Que ceux qui auront le bonheur d'aller à Jérusalem frappent, pour des explications plus complètes, à la porte de Saint-Etienne. . . Ah ! mon

Dieu ! Je me souviens à temps que nous étions en désaccord sur quelques points avec les révérends pères! Mais il y avait tant de courtoisie de leur part... Et avec qui n'est-on pas en désaccord sur quelque point?

Nous essayerons de suivre avec justice cette pensée des grands ancêtres, avec respect et avec tristesse aussi, comme lorsqu'on approche ce qui fut et a cessé d'être. La vie s'est retirée d'eux : et je songe à ces forêts du Liban, autrefois l'orgueil de la terre, réduites maintenant à quelques cèdres qui se meurent, et que l'on regarde au loin avec émotion. Seuls dans le monde entier et à travers des défaillances passagères, les Juifs gardèrent la foi en un Dieu unique. Par eux le flambeau sacré passa de main en main, d'âme à âme, illuminant les ténèbres de l'idolâtrie et arrachant aux vieux tyrans Nabuchodonosor, Balthasar ou Cyrus

un cri d'étonnement : « Vraiment, il n'est pas de Dieu comme votre Dieu! » Que l'on songe aux enfants dans la fournaise, à Daniel jeté aux lions, que « Darius appelait d'une voix triste » et déjà avec un commencement d'espérance : « Ton Dieu a-t-il pu te sauver des lions? »; à Mardochée, aux Macchabées, à Matathias, à tous ces fronts altiers qui seuls ne se courbèrent pas au milieu d'un monde d'esclaves prosternés et rampants. Au temps même d'Hérode, le judaïsme eut ses martyrs; et ceux qui, dans l'horreur du temple profané, arrachèrent l'aigle de Rome fixé aux portes, ceux-là expièrent leur zèle dans des raffinements de tortures. Ce peuple est vraiment le peuple élu, le peuple de l'Alliance et de la promesse, le seul auquel Dieu donne la Loi, le seul qui reçoit ses oracles. Ajoutons que pour les Juifs seulement, dans le monde entier, la religion était une chose grave, et le culte une chose sacrée. Leur amour passionné de leur Loi, de leurs rites, de leurs sacrifices, les marque d'un sceau indélébile. Ils y joi-

gnent un désir d'approfondir ces lois et ces rites qui ramène toutes leurs études à l'étude de la Torah et de la Tradition. Tout cela est respectable et haut. Et l'on sait cette réponse d'un des grands maîtres à un jeune disciple séduit par le désir de connaître les lettres grecques : « Donne ta vie à l'étude de la Torah et donne le reste à l'étranger. »

Mais l'ivraie croissant auprès du bon grain l'étouffait.

I. — Le Dieu unique est devenu le Dieu exclusif. Pour Israël seul II a créé le monde, et le grand rabbi Ezra peut lui demander avec hauteur : « Puisque tu l'as créé pour nous, pourquoi ne le possédons-nous pas? » Il est, en effet, le Dieu de la tribu et de la caste. Le privilège a engendré l'orgueil. Israël est son peuple, sa portion et son héritage. Israël, et Israël seul, a des droits sur la vie à venir. Le Dieu étroit et dur qu'ils font à leur image est calmé, non par la justice, mais par la vengeance. Il veut le sang. L'honneur réservé

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aux siens est d'exterminer l'impie, d'écraser la tête du Gentil contre la pierre. Les juifs ne pouvaient entrevoir, au lieu du Dieu qui aime un seul peuple, le Dieu dont l'essence est l'amour. Qu'il n'y eût plus ni Juif ni Gentil était et devait être pour eux une parole incompréhensible et un scandale. Il fallait plus qu'une main humaine pour renverser cette barrière.

II. — L'estime passionnée de leur Loi les avait amenés à résumer dans cette Loi toute sainteté. Et comme la loi règle seulement l'acte extérieur, peu à peu cet acte usurpe la place de tout le reste. L'intention, la vie intérieure passe au second rang et s'efface. Les juifs savent mieux que tout autre peuple ce qu'est Dieu et quelle obéissance on lui doit. Mais l'axe s'est déplacé et la gravité de la pensée s'enferme dans un formalisme dont l'âme est absente.

III. — Enfin les rabbis ou docteurs ou scribes — c'est tout un — , avaient ajouté à

cette loi écrite le fardeau de plus en plus lourd, de plus en plus matériel de traditions vides de sens, inutiles et quelquefois odieuses. Dans les écoles, si une heure doit être donnée à l'étude de la Loi, on en consacre deux à celle de la Tradition. Insensiblement celle-ci absorbe tout. La double malédiction du Maître a stigmatisé ces défauts. « Hypocrites! Isaïe a prophétisé de vous , disant : « Ce peuple « m'honore du bout des lèvres et son cœur « est loin de moi », et encore : « Vous anéan- « tissez la parole de Dieu par la Tradition « que vous enseignez. »

C'est là proprement la part de l'œuvre de ceux qui sont assis dans la chaire de Moïse. Ils enferment chaque jour la pensée et la vie juive dans un formalisme plus étroit, derrière une haie plus étouffante. Seuls, ils comprennent le texte qu'ils expliquent puisque le peuple parle araméen ou syro-chaldéen et n'entend pas l'hébreu . Ils pèsent sur le peuple de tout le poids de leur science, de tout le prestige d'un désintéressement absolu.

Les maîtres ne reçoivent rien de leurs dis-

ciples et vivent d'un travail manuel. Au temps d'Hérode, Hillel est fendeur de bois, Shammaï charpentier, d'autres, potiers ou forgerons. Ils partagent leur vie entre quelque humble métier et l'étude. Sans rien diminuer de ce qu'ont enseigné leurs maîtres — ils s'en glorifient en mourant — ils augmentent au contraire, ils ajoutent, ils subtilisent. Bientôt la vie est trop courte pour apprendre leurs ordonnances. Ouvrons leurs livres. Les questions et les réponses dorment dans les lourds in-folio : et quelles questions! et quelles réponses! A peine, parce que cette race, après tout, est celle des prophètes, un peu d'air passe de loin en loin dans l'atmosphère irrespirable; à peine, de loin en loin, un rayon de lumière s'y glisse. Quelques rares extraits m'ont semblé trop longs à lire. On se débat dans le vide. Les grands maîtres, les grands couples, comme on disait, dont Shammaï et Hillel furent les derniers représentants, abaissent leurs intelligences superbes

à des discussions vaines. Plusieurs générations d'hommes se succèdent, précisant le repos du Sabbat ou la forme des ablutions légales; d'absurdes problèmes absorbent ces hommes passionnés de savoir, passionnés d'apprendre qui se couchent dans la tombe, célèbres et bienheureux, parce qu'ils ont compté de plus près la menthe, l'aneth et le cumin! Et Hillel dont on nous a conservé quelques graves et nobles paroles, Hillel « dont la douceur mène les hommes sous les ailes de Dieu » poursuit contre Shammaï la question du divorce : l'homme aie droit de renvoyer sa femme, comme une bête de somme, si l'orge a fermenté, si le pain a été brûlé... Ainsi le vase splendide, ciselé par les siècles de l'alliance, par les rois et par les prophètes, a vu fuir son eau pure. L'âme est absente des grandes écoles. Et la poussière de l'orgueil pharisaïque aveugle de jour en jour ces conducteurs d'aveugles. Ils ont fait de la religion une science, et ils se la sont exclusivement appropriée. Ce qu'Israël est au reste du

monde, élu, choisi, séparé, le docteur de la Loi le devient au simple juif. Un de leurs maîtres les définit d'un mot : « nous, les sages, les bénis; eux, les ignorants, les maudits. » Cette exaltation d'orgueil qui les pousse à une étude toujours plus minutieuse parce qu'elle les différencie toujours plus du reste des hommes, croît autour d'eux et en eux. Elle envahit le sanctuaire intime de l'âme, le domaine sacré de Dieu. Voilà pourquoi Jésus est plus doux aux publicains et aux pécheresses qu'aux pharisiens et aux scribes. Lui, les bras toujours ouverts à la faiblesse et au repentir, il se détourne de ces éternels satisfaits d'eux-mêmes et II les maudit. Le terme le plus élevé de la morale d'Israël est justement aux antipodes de la sainteté divine. Entre le Christ et les maîtres, le conflit intérieur est complet avant que le conflit extérieur commence. Et déjà nous entrevoyons les deux pôles opposés où ils se meuvent. Ils sont la religion de la lettre. Il est la religion de l'esprit.

Je réfléchis à ces choses un peu partout, au long des rues, dans les quartiers juifs où les mêmes sons gutturaux, les mêmes bruits d'école, voix grondeuses des maîtres, voix nasillardes des disciples, arrivent comme autrefois à travers les treillages de bois ou de stuc. Le quartier juif est repoussant. On se demande avec inquiétude s'il y eut vraiment un grand enseignement, s'il y eut vraiment un mouvement d'écoles, là où l'on ne trouve plus que des échoppes misérables et des êtres sordides. Ah! cela surtout! Est-ce qu'un rayon de lumière, la vraie lumière d'une pensée haute, passa jamais sur ces fronts étroits, dans ces regards fuyants et faux, comme effarés encore, peut-être, de trop de désespoir, de trop de souffrance? Des lambeaux de psaume s'échappent des synagogues où les rabbis autrefois régnaient triom-

phants. J'ai l'obsession de ces synagogues...

Revenons au point culminant de l'enseignement des maîtres au jour d'Hérode :

l'attente du Messie. C'est là, naturellement, le reflet le plus net de la pensée juive. Le Messie promis à l'aube des jours, confirmé à Abraham, prédit par Moïse et les prophètes : ce Messie, l'espoir du genre humain, passe successivement dans l'esprit juif de l'annonce primitive du Sauveur du monde à la conception plus étroite de Sauveur d'une race, d'une nation, d'une tribu. Tout l'avait préparé, les temps de triomphe et les temps d'épreuve, la concentration méditative de la captivité en Orient, l'esprit net et actif de l'Occident où les poussa la dispersion. A la fois le génie national, intensément particulariste, et les prophéties prises dans leur sens littéral précisent les contours de leur espérance. Les juifs attendent un Messie terrestre dans un royaume terrestre.

Certes, ce libérateur devait être d'une origine plus qu'humaine, plus haut qu'un roi,

plus grand qu'un prophète. Mais son caractère divin, sa mission spirituelle échappent à ceux qui l'attendent; Israël, dans l'ensemble, ne sent pas le besoin d'être racheté de ses péchés. Il s'agit seulement de venger les péchés des autres. Plus l'avenir politique s'assombrit, plus l'espoir dans l'intervention directe du Libérateur augmente. La prophétie de Daniel : « Je regardais dans les visions de la nuit, et sur les nuées vint comme un fils d'homme. Et il lui fut donné domination, gloire et règne, et tous les peuples, nations et langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle.. . », cette prophétie rend à la fois ces espérances plus nettes et plus proches. Car Rome incarne la dernière des dominations maudites, celle qui précède immédiatement la venue du fils de l'homme.

Toute une littérature apocryphe — littérature rabbinique par essence — marque cette exaltation de l'espoir. Elle fleurit un siècle avant Hérode le Grand et s'arrête aux premières années de Jésus. Les grands prophètes

s'étaient tus. Les lettrés les remplacent. Les livres auxquels on a donné les noms de livre d'Enoch, psaumes de Salomon, livre des Jubilés— les autres, de la même sorte, sont postérieurs à Jésus-Christ — marquent la tendance et l'esprit du temps. De belles pensées s'y rencontrent, un souffle de droiture et de paix, avec une forte teinte hellénique. La politique et l'espoir, inséparables dans cette théocratie de fait, se confondent dans ces livres mystiques. La masse du peuple et des maîtres y trouve surtout l'attente messianique étroite, grossière, matérialisée comme la foi elle-même. L'avènement du Messie symbolise la richesse, l'affranchissement, la gloire. Israël doit être restauré, restauré triomphalement. Jérusalem, sa capitale et celle du monde, prendra des proportions démesurées. Elle sera assise sur le Thabor, le Sinaï et le Garmel. Le blé débordera des greniers, l'huile inondera la terre. Ce Messie. bienfaisant aux siens, vengera et tuera. Les ennemis d'Israël seront ses ennemis. Il fera

d'eux une telle hécatombe, disent les livres apocryphes, que les montagnes seront rouges de sang. « Un mois, les cadavres nourriront les bêtes de la terre. Ils nourriront sept ans les oiseaux du ciel. » Le Messie, qui possédera tous les royaumes, « revengera Israël des bandes de Gog » On lit encore ces prophéties dans les regards juifs qui nous suivent. On les reconnaît dans cette haine qui leur fit porter, l'année dernière, presque au ras du sol, le cadavre du grand rabbin, de peur que l'ombre d'un chrétien ne passât sur lui...

Ne nous étonnons pas. C'est toujours l'immense erreur de « la lettre ». L'esprit se concentre sur un des éléments de la vérité complète et le fausse en l'isolant. Un trait matérialisé est pris pour l'image tout entière et détruit le sens général des symboles. L'on dirait que les différentes lettres du mot unique sont devant leurs yeux : mais elles ne s'assemblent pas. Elles ne peuvent s'assembler que sous le souffle divin. Et le mot s'écrit seulement dans les âmes de bonne volonté,

chaque âme étant ainsi à elle-même la mesure et la forme de sa foi. C'est pour cela que, malgré Terreur générale, plusieurs attendent le Sauveur comme II mérite d'être attendu. Siméon et Anne, Élizabeth, Zacharie, ce jeune Maître que « Jésus le regardant aima », cet autre Maître dont II dit qu'il n'était pas loin du royaume de Dieu, et tous ceux qui crurent, à la révélation qu'il leur fit de lui-même, abandonnant le rêve plus humain qui les avait bercés. Ce fut là le grand côté du judaïsme; et nous saluons les vrais juifs « attendant la consolation », « attendant la rédemption ». Cet espoir — leur espoir — dépassé, élargi, Jésus le réalisa d'une façon splendide, comme le rêve de l'homme lorsque Dieu l'accomplit. Mais ce fut la part infiniment petite qui sut espérer ainsi.

Enfin, une dernière fraction des maîtres, à la suite d'Hillel le Grand, cherchaient à décourager toute espérance. Les Sadducéens étaient avec ceux-là. Un Messie? A quoi bon? A quoi bon ? Était-il si nécessaire de sortir d'un

état après tout fort supportable? D'autant que tous s'accordaient à penser qu'une période de trouble précéderait le triomphe. Le Messie « terrible et triomphant, venant à la face du ciel et au son des trompettes, rendrait les hommes pâles d'effroi ».

N'importe. Malgré les paroles décourageantes l'effervescence augmentait chaque jour. A chaque instant quelque faux Christ ou quelque faux prophète surgissait. Des bandes armées s'apprêtaient, en Galilée, à reconnaître ce libérateur, à le suivre au premier signal. Les maîtres de Jérusalem envoient des députations à Jean-Baptiste : « Etes-vous le Christ? »... On l'attend partout. Il est là. Il vient.

Bien plus, là-bas, dans l'Orient mystérieux, les juifs de la dispersion vivent du même espoir, sont agités par les mêmes angoisses.

Tacite et Suétone confirment là-dessus les données juives. A entendre parler ces juifs, le monde païen, vaguement, espérait aussi. Et Jérusalem, aux derniers jours d'Hérode, vit au nombre de ses caravanes une caravane riche puisqu'elle offrit de l'or au Seigneur, lointaine puisqu'elle apportait l'encens de l'Arabie, de Babylone ou de la Chaldée, savante enfin puisque les mages qui la composaient découvrirent un astre nouveau en étudiant les étoiles. Sans doute, en traversant Jérusalem, ils ne s'étonnèrent de rien de ce qui nous étonne, bazars, richesses, palais, tout leur était familier sauf le temple splendide, sauf les maisons marquées de signes hébraïques. Mais peut-être le regard songeur de ces hommes s'appuya-t-il un instant à quelque Essénien, et ils saluèrent cet adorateur du soleil, eux les grands amoureux des étoiles.

Ils n'avaient qu'une pensée, comme ils n'eurent qu'une question : « Où est le roi des juifs qui vient de naître? Car nous avons vu

son étoile en Orient et nous sommes venus l'adorer. »

A cette parole, Hérode se troubla et tout Jérusalem avec lui. Il convoqua le sanhédrin, prince des prêtres, scribes, anciens, tous ceux qui s'asseyaient sur le siège de Moïse. On nous a conservé le nom de quelques-uns :

Hillel déjà centenaire; le fils de Néhémiah ben Hakanakqui avait prédit la naissance du Christ dans une limite extrême de quinze ans ; Baba ben Butah, aux yeux arrachés par Hérode, qui sentit passer, peut-être, dans ses perpétuelles ténèbres, comme l'aurore d'une grande lumière.

Tous répondirent :

« Le Christ doit naître à Bethléem de Juda... » Et ainsi la première fois que le nom du Christ retentit à Jérusalem, ce fut dans l'assemblée des maîtres — et des gentils le cherchaient...

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