LES PÈLERINS
C'est là
Qu'apparut, portant lo calice,
Un ange au Dis do Dieu, c'est ici qu’il pleura,
Et son supplice,
Ces lieux l'ont vu... c'est là I TOUS.
Des Oliviers saluons la raontogno El son reflet de sang !
Comme un linceul sur l'aride campagne,
Lo silonce descend.
O montagne t A valléol A lieux plcinsdc mySlèrc,
Où Dieu nous jugera!
Des anges lorsqu'ici l'appel retentira,
Les morts sortirent de la terre ,
Et le jugo apparaîtra !...
La procession continuant sa marche, disparaît aux yeux, et ks chants meurent au loin dans la vallée. I loger est raté en prières pendant tout ce temps.
s ce vo m
ROGER, LE LÉGAT, puis HÉLÈNE.
lb légat, sortant de la tente.
Saint ermite, c'est vous! ,
ROGER
Sans entrer dans Ramla ,
J'ai devancé l'armée
lb légat, désignant la tente d’oà il sort. ,
Un grand coupable est là.
Pour meurtre condamné par un décret do Rome; Assistez*lc.
j Hélène a reparu mystérieusement pendant ces derniers mots elle reste au fond du théâtre et écoute.
lb LÉGAT, s’adressant aux soldats gui gardent latente ; ouest Gaston.
Qu'il vienne ! à ce saint homme Vous obéirez comme à moi.
A Roger.
Absolvez lo coupable Moi, je vais des croisés fortifier la foi.
ll sort.
ROGER, à hii-méme.
Meurtrier comme moi I pensée inexorable.
Après la sortit du Légat, Hélène s'est avancée, attendant arec an* goûte que Gaston paraisse ; il sort de la tente amené par Us soldats.
, SCÈJTE XV.
CASTON, HÉLÈNE, ROGER, Souurs.
HÉI.feltR.
C'est lui ! i
Elle se jette sur son passage.
CASTON.
Jo te revoi.
J'y complais.
ROGER, à part, tressaillant.
Celle vcii !
Il s’approche el les reconnaît.
Ah! lerre, nntrouvre-toi!
GASTON, A Hélène.
Oh 1 commo il m’ont traité ! mes yeux n'ont plus do larme-s.
Par lo bourreau j’ai vu briser mes armes.
rogkr, à part.
Et je n'étais pas là 1
GASTON
Co jour est lo dernier.
Je mourrai sans combattre...
rogkr, à part.
Ah ! c'est Dieu qui m'éclairo.
Aux Soldats.
Par l'ordre du légat à son heure dernière Laisscz-moi seul avec lo prisonnier.
Les Soldais se retirent.
GASTON
Enfin s'apprête mou supplice!
HÉLÈNE, avec désespoir Seigneur I voilà donc ta justice ! ‘
Dieu qui canscs ma roisèro,
Qui repousses ma prière,
Frappe et montre, en ta colore,
Quo lo ciel s'égare aussi !
Dieu cruel...
ROGER, s’avançant.
JERl SAI.EM.
Sur l'innocence Sa clémence Veille ici.
HÉLÈNE
Ddux espoir, parolo ineffable !...
«ASTON
Bénissez- moi I
ROGER
Pour l’obcir Je suis, hélas! trop coupable,
Celle main ne peut bénir.
hélène.
O saint homme !
«ASTON
Ma Toix vous prie.
ROGER
Je ne puis. -
GASTON
J» succombe! oh! quo, par vous bénie.
Finisse ma triste vie,
Homme «le Dieu, bénissez-moi.
rogrr, menant dans la main de Gaston son épée, dont la garde forme una croix.
Eh bien ! sur cette croix qu'un pécheur te présente : Imposant Us mains à Gaston, qui est à genoux, les yeux fixes sur la croix de l’épie.
• Ame innocente,
Eu Dieu sois conâanle;
Oui, sa justice éclatera (tour toi.
HELENE
• O bonheur! ton innocence
Peut au jour paraîtra encor.
CASTON.
En vain tu parles d'espérance,
Ello est pour moi dans la mort.
ENSEMBLE
IlELÈNB.
Je quitte avec toi la terre,
Ce monde ingrat ot cruel.
Mon âme le suit dans le ciel I rogbr, à part.
Sois apaisée,
O justice du ciel !
OASTON.
Ma vie est brisée :
Elle est flétrie, et Dieu m’ouvre lo ciel.
aooER, à part.
Reprends ce fer, je tg délivre !
caston, ramassant l'épée.
Qu'entends-ja ?
HÉLÈNE
O bonheur !
ROGER
Viens, viens ! pour le Seigneur Tu peux combattre.
HÉLÈNE
Vivre !
caston, ût-fc transport.
Mourir avec honneur !