‹ Jerusalem opéra en quatre actes paroles de Alphonse Royer et Gustave VaezChapitre 6 sur 72 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Las Précédent», LE COMIT, UÉI.KNK, ROGER <t I>AIJIU\ t niant des appartements; G NSI ON, anitanl d a dehors, suivi de RAYMOND sou écuyer el de quelques Chevalier».

LS conte, à Gaston.

Avant que nous partions pour la croisade sainte,

L’Eglise veut ici nous réconcilier.

Plus de haine entre nous. Cette loyale étreinte Vous eiigage à jamais ma foi do chevalier.

Ne formons désormais qu’unu même (ami lie,

Viuenilc de Béarn» je vous donne ma tille.

rocrr, au comte.

Mou frère!...

niitM, owre joie.

Juste ciel 1

•ASTON

Soyez béflj, soigneur I Mon cœur l'avait choisie,

Vous comblez tous mea vœux.

. nouas, A port.

0 rage ! A jslotirie I HiUiff.

Moi* père! mou Gaston!

ROUIS, A pQrt-

Oh ! cachous ma fou ni

ENSEèlBI.i.

hélAnk.

Jo Jwnble encor, j'y crois à peine.

Plus de vengeance, plus do haine!

Ah 1 d'ivresse mon Ame est pleine!

C'est Dieu qu| nous prolég* encpj,

GASTON

Uôve béni! j'y crois à peine.

Dieu me donne ce doux trésor J'oublie à jamais ma haine Au bonheur je crois encor.

LE COMT8.

Désormais plus de haine.

Que l’amour tous enchaîne.

Mon Dieu, bénis leur sort.

ROGER, à part.

Tremble l j’aurai te vie.

Tremble l ma jalousie Sur loi suspend 1a mort.

le cnoeuR.

Sa confiance Ksi sans prudence,

Car la vGiigeanco Poul-étre dort,

U se confie h qui jura sa mort.

GASTON

A vous, comte, jusqu’au trépas.

ROGER, à part.

Lui!... lui, la posséder !... jamais! Cherchons un bras Qui serve ma colère.

Jl sort.

le comtr, à Gaston .

Tous deux agenouillés à la table de Dieu,

Scellons dons ce saint lieu Notre amitié sincère.

Page 1