SCÈNE IV
Las Précédent», LE COMIT, UÉI.KNK, ROGER <t I>AIJIU\ t niant des appartements; G NSI ON, anitanl d a dehors, suivi de RAYMOND sou écuyer el de quelques Chevalier».
LS conte, à Gaston.
Avant que nous partions pour la croisade sainte,
L’Eglise veut ici nous réconcilier.
Plus de haine entre nous. Cette loyale étreinte Vous eiigage à jamais ma foi do chevalier.
Ne formons désormais qu’unu même (ami lie,
Viuenilc de Béarn» je vous donne ma tille.
rocrr, au comte.
Mou frère!...
niitM, owre joie.
Juste ciel 1
•ASTON
Soyez béflj, soigneur I Mon cœur l'avait choisie,
Vous comblez tous mea vœux.
. nouas, A port.
0 rage ! A jslotirie I HiUiff.
Moi* père! mou Gaston!
ROUIS, A pQrt-
Oh ! cachous ma fou ni
ENSEèlBI.i.
hélAnk.
Jo Jwnble encor, j'y crois à peine.
Plus de vengeance, plus do haine!
Ah 1 d'ivresse mon Ame est pleine!
C'est Dieu qu| nous prolég* encpj,
GASTON
Uôve béni! j'y crois à peine.
Dieu me donne ce doux trésor J'oublie à jamais ma haine Au bonheur je crois encor.
LE COMT8.
Désormais plus de haine.
Que l’amour tous enchaîne.
Mon Dieu, bénis leur sort.
ROGER, à part.
Tremble l j’aurai te vie.
Tremble l ma jalousie Sur loi suspend 1a mort.
le cnoeuR.
Sa confiance Ksi sans prudence,
Car la vGiigeanco Poul-étre dort,
U se confie h qui jura sa mort.
GASTON
A vous, comte, jusqu’au trépas.
ROGER, à part.
Lui!... lui, la posséder !... jamais! Cherchons un bras Qui serve ma colère.
Jl sort.
le comtr, à Gaston .
Tous deux agenouillés à la table de Dieu,
Scellons dons ce saint lieu Notre amitié sincère.