SCENE V
U* Préckdrtts, LP. LÉGAT.
LE LEGAT
Adhcmar do Mon loil, légat du pape Urbain,
Au comlo do Toulouse apporte un bref do Homo :
Lo saint père te nonuno Chef des croisés français...
LB COMTE
Nous partirons demain.
A Gaston.
Et vous h qui jo donne une fille que j’aime...
GASTON
Je vous suivrai.
lk cours.
Pour aigue do ro vom
Prenez ce manteau blanc où des soldats de Dieu Brille le saint cniblèmo.
Quatre page a s'avancent, détachent le manteau du comté et U placent sur Us épaules de Gaston, qui s'est mis à genoux, Le Légat fui imposa les mains, Gaston se relève.
tocs.
Cité du Seigneur !
Saint sépulcre! Calvaire!
Jardin de douleur,
Exhalant la prière !
Dieu vient pénétrer Vos soldats d’un saint zèle,
Sa voix nous appelle Pour vous délivrer.
Chrétien! souviens-toi Du devoir qu’on t’impose,
Combats pour ta foi,
De Dieu seul sers la cause!
Maudis l’offenseur Dont l'injuste colère.
Prendrait de son frère La vie ou l’honneur.
Tout le monde entre dans la chapelle, où un chornr religieux te fait entendre.
Viens! ô pécheur rebelle,
Entre dans la chapelle,
Notre Sauvour t'appelle.
Il t’offre un saint pardon ;
Et toi, chrétien fidèle,
Viens invoquer son nom.
Pendant ce choeur Roger reparaît, il écoute la prière en silence.
SCEME vi
ROGER, seul ; puis UN SOLDAT. ' Vous priex vainement lo ciel pour mon rival ! Pour ta fille, A mon frère! un amour implacable Brûlo mon cœur... d'un crime il est capable, Avec mélancolie.
Dieu pourtant n’avait pas voué ma vie au mal... L amour pouvait la rendre ou pure ou criminelle! lb CHflttift, dans la chapelle.
Viens ,1a prière l’appelle.
ROGBR.
AIH.
Ohl dans l’ombre, dans lo mystère,
Feu coupable quo j’ai su taire,
Reste encor et cache è la terre
Mes angoisses, mon reuiord.
Mais redoute ma colère,
Toi, l’amant qu’elle préfère 1 Ta tendresse en vain espère,
Ma vengeance veut ta mort.
A un soldat gui entre et rient à fui.
Je t'attendais.