‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 114 sur 179 · LES STATIONS DE LA VOIE DOULOUREUSE · texte numérisé non relu

LES STATIONS DE LA VOIE DOULOUREUSE

de ces stations estprobablement conforme à d’anciennes

et permanentes traditions, les indulgences attachées par l'Église à chacune de ces stations se rapportent, non pas précisément aux colonnes, aux pavés, aux maisons ou aux sanctuaires qui les marquent, mais à des

Heux situés dans des positions à peu près identiques

qui se trouvent aujourd'hui à un certain nombre de mètres plus ou moins au-dessous du sol actuel. Les stations du Golgotha et du Saint-Sépulcre sont seules di-

rectement visibles, car là, le roc affleure, et, bien qu’il

soit en grande partie dérobé aux regards par les marbres qui le recouvre, il est encore assez apparent sur certains points, pour que tous les doutes soient dissipés à cet égard.

Indiquons maintenant, en peu de mots, la manière dont se fait de nos jours à Jérusalem le Chemin de la Croix.

Pour la première station, on se réunit quelquefois dans l’intérieur de la caserne turque, qui remplace le prétoire de Pilate, mais le plus ordinairement dans la rue. en face de cette caserne.

La deuxième station doit se faire auprès de l’emplacement de la Scala Sancta; c'est, en effet, probablement au bas de Pescalier du prétoire que Jésus fut chargé de sa croix. J’ai déjà dit plus haut que l’on plaçait cet escalier, soit à l’entrée actuelle de la caserne turque, soit un peu plus à l’est.

La troisième station, ou la première chute de Jésus, est à deux cent trente-trois mètres à l’ouest, au bout de la rue. À main gauche, une colonne couchée par terre et brisée en deux fragments indique le lieu de la station. Avant de l’atteindre, on a laissé à sa gauche les ruines d’une ancienne église que les Arméniens-Unis ont achetée et qu’ils relèvent maintenant. Elle est consacrée à Notre-Dame du Spasme, parce qu’une ancienne tradition rapporte qu’en cet endroit la Très Sainte Vierge éprouva des spasmes, lorsqu'elle vit son divin Fils s’a-

vancer péniblement vers le lieu de son supplice, chargé de sa croix. En déblayant les débris de cette chapelle, on a trouvé, à trois mètres cinquante en contre-bas de la rue, les traces de deux pieds figurés en mosaïque polychrome sur fond blanc et vénérés comme marquant l’endroit où se tenait la Sainte Vierge.

À trente-sept mètres au sud, vis-à-vis d’une ruelle qui se dirige à l’est, est le lieu de la quatrième station ou de la rencontre de Jésus et de sa Sainte Mère.

La cinquième station est à vingt-trois mètres plus loin, à l’entrée d'une rue qui monte à l’ouest. C’est là que Simon le Cyrénéen aurait aidé Jésus à porter sa croix. Plusieurs auteurs ont remarqué déjà avant moi qu'une autre tradition très répandue met cette cinquième station à l’angle où l’on place aujourd’hui la troisième.

La sixième station est à quatre-vingt-six mètres de là. Un fragment de colonne, engagé dans le pavé, à gauche, indique l’emplacement de la maison de sainte Véronique, c'est-à-dire de la pieuse femme qui, à la vue de Notre-Seigneur passant devant elle, inondé de sueur, de poussière et de sang, s’avança au-devant de lui et lui essuya respectueusement le visage avec un voile sur lequel la face du Christ resta miraculeusement empreinte. Cette maison a été achetée, 1l y a peu d’années, par les Grecs-Unis qui vont la transformer en chapelle.

La septième station, ou le lieu de la seconde chute de Jésus, se trouve à soixante mètres plus à l’ouest, à l'extrémité de la rue, près de emplacement de la porte Judiciaire. |

La huitième station est à trente-cinq mètres de là, dans la rue qui fait face. À gauche, dans le mur du couvent grec de Saint-Caralambos, un trou dans une pierre la désigne aux pèlerins. Selon la tradition actuelle, ce serait là que Jésus, se tournant vers des femmes qui pleuraient sur lui, leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur

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