‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 14 sur 179 · DAVID · texte numérisé non relu

DAVID

éclatante encore avec la cause de son père ; puis il le poursuivit lui-même jusque dans le pays de Galaad. Une bataille s’engagea dans la forêt d'Ephraïm entre les troupes de David et celles de son fils, et celui-ci, malgré les instantes recommandations du vieux roi, irrité comme souverain, mais toujours prêt à pardonner comme père, fut tué par Joab et enseveli au milieu de la forêt sous un énorme monceau de pierres. Il ne jouit point ainsi de la triste consolation de reposer, après sa mort, dans le monument funèbre qu'il s'était fait ériger par avance dans la vallée du Roï, à deux stades de Jérusalem.

La défaite et la mort d’Absalom permirent à David de quitter Mahnaïm, où il s'était réfugié, et de repasser le Jourdain pour regagner sa capitale, qui s’empressa de lui ouvrir ses portes. Très affligé de sa victoire, qui lui avait coûté la vie de son fils rebelle, auquel, malgré l’indignité de sa conduite, 1l était profondément attaché, il eut encore à soutenir plusieurs guerres avec les Philistins, après que Joab eut réprimé la révolte de Séba, puis il s'occupade l’organisation intérieure de ses États. :

L'an 1017 avant J.-C.. il conçut malheureusement, dans une pensée d’orgueil, le funeste dessein de faire opérer le dénombrement de tout son peuple, opération dont il confia le soin à Joab, qui chercha vainement à l’en détourner. C’est alors que le prophète Gad vint, au nom du Seigneur, lui offrir le choix entre trois maux : soit la famine pendant sept ans, soit la fuite devant ses ennemis pendant trois mois, soit la peste pendant trois jours. David ayant choisi ce dernier fléau, la peste se déchaïîna aussitôt sur ses Etats et dévora 70.000 de ses sujets depuis Dan jusqu’à Bersabée. Déjà l’ange exterminateur étendait sa main contre Jérusalem pour la frapper, lorsque Dieu l’arrêta, ému de pitié à cause des misères de son peuple. Pour remercier le Seigneur de la cessation du fléau, David acheta l’aire d’Ornan, le

Jébusite, près de laquelle le Très-Haut avait retenu le bras de Ange, et, y ayant dressé un autel, il yoffrit des holocaustes et des hosties pacifiques.

Deux ans plus tard, Adonias, l’ainé des fils de David après Absalom , qui avait succombé sous la lance de Joab, voulut se faire proclamer roi du vivant de son père et invita à un grand repas, près de la pierre de Zoéleth, non loin de la fontaine de Rogel, ses divers frères, à l'exception de Salomon. Le grand-prêtre Abiathar et Joab favorisaient ses projets et son parti; mais le grand-prêtre Sadoc, le prophète Nathan et Banaïas, fils de Joïada. secondaient celui de Salomon. Bethsabée, d’après les conseils de Nathan, alla aussitôt trouver David pour l’informer de ce qui se passait et obtenir de sa bouche le renouvellement de la promesseformelle qu'il lui avait faite de laisser le trône à Salomon son fils. Conformément aux ordres du roi, Sadoc, Nathan et Banaïas descendent dans la vallée de Gihon, où ils conduisent Salomon qui y est sacré roi, oint de l'huile sainte et ensuite ramené dans le palais de David, aux acclamations de la foule. Informé de ce couronnement inattendu, Adonias s’effraye; ses partisans l’abandonnent, et il sempresse d'aller embrasser les cornes de l’autel sur le mont Sion, et de se mettre ainsi à l’abri de la vengeance de Salomon derrière le tabernacle du Seigneur.

Si nous consultons maintenant le passage correspondant de Josèphe, relatif à ce même événement, nous lisons ce qui suit :

« Adonias, ayant préparé un festin en dehors de la ville, près de la source qui se trouve dans le jardin royal, y convoqua tous ses frères à l'exception de Salomon. » (Anliquités judaïques, 1. VIT, ch. xiv, $ 4.)

Dans la Bible, cette source est appelée Rogel et elle avoisinait la pierre Zoéleth. Quant à l’endroit où David ordonna de sacrer Salomon pour son héritier, Josèphe le désigne ainsi:

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