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« Et maintenant, Ô Père, il est donc vrai que nous ne vous verrons plus 1ci-bas ; non, vous n’apparaîtrez plus aux pèlerins dans ce parloir de Sion, sous ces cloitres de Saint-Pierre, parmi ces jardins de Saint- Jean, où vous les receviez avec tant d’affabihité. Non, les prêtres ne vous verront plus dans cette petite sacristie où vous vous faisiez si humblement leur serviteur; les fidèles ne vous contempleront plus à cet autel où vous offriez le saint sacrifice avec une ma-
jestée sirecueillie. Non, dans leur salle de conférences,
vos chères filles de Sion ne vous entendront plus leur
révéler en maître les secrets de la perfection. Non,
vos chers enfants de Saint-Pierre, vos bonnes orphelines, vos pelites pensionnaires ne jouiront plus de votre regard paternel, et nous, ses amis, et vous tous, braves gens de Jérusalem et de Saint-Jean, pour lesquels il avait toujours une bonne parole quand il s’en allait, comme un patriarche du temps passé, sur son humble monture, non, vous ne le reverrez plus! À cette pensée, les larmes nous gagnent! Mon Dieu, pourquoi nous l’avez-vous pris? Mais, 6 mes frères, gardons-nous de ces regrets, essuyons ces pleurs, ne sommes-nous pas au jour de la Résurrection? Pourquoi voudrions-nous encore chercher ce vivant parmi les morts? Bénissons plutôt la Vierge Marie de lavoir emmené dans son jardin céleste, parmi tant de beaux arbres ct de belles fleurs, parmi tant d’âmes dont ila
«été le sauveur et qui en disent dès maintenant un « éternel merci... »
J’ai emprunté les détails qui précédent au 29° bulletin trimestriel des Annales de la mission de Notre- Dame de Sion. J'ai consulté aussi mes propres souvenirs; Car, pendant une trentaine d'années, le révérend père Marie avait daigné m'honorer de son amitié. Chaque fois que je revenais à Jérusalem, l’une de mes premières visites était toujours pour lui; je tàchais de surprendre dans son regard sympathique, comme dans un miroir transparent, l’image, hélas! cachée à ma vue profane, de la Vierge auguste qui lui était jadis apparue et dontles traits célestes s’étaientreflétés dans ses yeux; j'étais suspendu à sa charmante et spirituelle parole, toujours pleine de grâce et d’enjouement, au milieu même des plus graves préoccupations qu’il avait souvent, mais qui ne l’absorbaient jamais tout entier. La dernière fois que je le vis, huit jours avant sa mort, il m'a montré lui-même la place où il devait, me disait-il, être enterré bientôt. Hélas! cette prédiction ne se réalisa que trop à la lettre, et la mort s’est plu à rapprocher les deux frères Théodore et Alphonse, qui avaient travaillé pendant leur vie avec tant d'union et de dévouement à l’accomplissement des mêmes œuvres, dont le but primitif et final était la conversion des enfants d'Israël, leurs anciens coreligionnaires. Les sœurs de Sion, en effet, accueillent, ilest vrai, avec une maternelle tendresse toutes les enfants qu’on veut bien leur confier. Néanmoins, elles avouent leur préférence
pourles brebis de la maison de Jacob, en faveur desquelles
elles ont été suscitées, et c’est par là que leur institut se distingue d’une multitude d’autres voués pareillement à l'éducation des jeunes filles. L'enseignement n’est point d’ailleurs, comme l’a fait remarquer le père Mathieu Lecomte, dans son oraison funèbre du père Marie, leur seul moyen de préparer les voies à la conversion des Juifs; elles s’y emploient aussi par la prière, prière
quoudienne, solennelle et approuvée parle Saint-Siège, Chaque jour, à la même heure, sous tous les cieux où le souffle de Dieu les a dispersées, au moment le plus solennel du sacrifice eucharistique, les Filles de Sion élèvent vers le ciel leurs voix suppliantes ou plutôt celle de Agneau immolé, et elles chantent par trois fois : « Päter. dimitte 1llis; non enim sciunt quid faciunt. »
« Mon Père pardonnez-leur; car ils ne savent ce qu'ils « font. » J'avais donc raison de dire tout à l’heure, en terminant la courte biographie du R. P. Marie, qu’à lexemple de son frère Théodore il s'était proposé avant tout de concourir au salut de sa propre nation, en essayant de la jeter repentante aux pieds du Christ.
Couvent de L’'Ecce-Homo.
Les ruines de l’Ecce-Homo ont été achetées, il y a environ trente ans, par le R. P. Marie Ratisbonne, aidé dans cette négociation difficile par le consulat de France.
Les premiers plans du sanctuaire, ainsi que du ecouvent et de ses dépendances, ont été dressés d’abord par M. Giove, architecte de l'ambassade de France à Constantinople, et plus tard achevés par M. Daumet, architecte de Notre-Dame de Sion à Paris, puis exécutés par M. Mauss, architecte du domaine français de Sainte- Anne. L’acquisition des terrains et la construction de tout Pensemble de létablissement ont coûté des sommes considérables ; mais aussi cet établissement est l’un des plus beaux de Jérusalem. Il ferait honneur à un gouvernement et c'est l’œuvre d’un simple prêtre, mais d’un prêtre d’une rare intelligence et qui savait mettre au service du bien l’habileté singulière dont il était doué. Vaste et aussi bien distribué que le terrain Pa permis, il ne lui manque qu’une grande cour ou qu'un jardin pour les récréations des enfants.
Entrons d’abord dans la chapelle, qui avoisine la caserne turque, laquelle, selon toute apparence, a remplacé
l'ancienne tour Antonia ou le Prétoire. On pénètre dans ce sanctuaire par une porte donnant sur la Voie Douloureuse et, après avoir gravi quelques marches, on se trouve dans une sorte de vestibule dont la paroi septentionale n’est autre que le roc même taillé verticalement qui formait de ce côté la contrescarpe d’Antonia. Ce vestibule conduit à la nef, dont il est séparé par une grille. Le mur septentrional de cette nef est la continuation de la même contrescarpe ; elle est ensuite accompagnée de deux petites nefs latérales et surmontée d’une coupole dépourvue de tambour et un peu basse, mais qui doit être plus tard surélevée et percée de fenêtres. Les voûtes reposent sur des colonnes et des piliers ornés de chapiteaux en bronze doré et d'ordre corinthien. Le maître-autel est adossé au petit are collatéral du nord du grand arc de l’Ecce-Homo, dont j'ai parlé ailleurs, dans la deuxième partie de ce travail.
Je ne reviendrai donc point ici sur la tradition relative à ce monument célèbre, ni sur les différentes opinions qui ont été émises de nos jours à ce sujet. Je me contenterai de répéter en ce moment qu’en admettant même que cet édifice, véritable arc de triomphe, avec ses deux petits arcs collatéraux, ait été construit, suivant les uns par Adrien et, suivant d’autres, par sainte Hélène, et n’ait pu être nicontemporain, ni témoin des dernières scènes de la Passion et de la présentation par Pilate de Notre-Seigneur aux Juifs, l'emplacement qu'il occupe près du Prétoire n’en a pas moins été admirablement choisi par le R. P. Marie, pour y fonder son établissement de l’'Ecce-Homo. Près de là, en effet, le Christ a dû être montré au peuple : près de là, ont dû retentir ces cris horribles : « Crucifiez-le, cruciliez-le », et ceux-ci: « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants. » Le père Marie fut done bien inspiré quand, sur cet endroit, il a érigé le sanctuaire dont il est question maintenant. Il a laissé à
dessein dans sa forme etson austère nudité le petit are collatéral du nord que je viens de signaler et tel qu’il Ja trouvé,sars le revêtir de marbre,ce qui en dénaturerait l'aspect antique. Au-dessus de cet are, il s’est contenté de faire placer une belle statue en marbre représentant l’Ecce-Homo. Dans cette chapelle, la prière ne s’interrompt jamais en faveur de la conversion des Juifs et l’on y demande sans cesse pardon pour le crime qu’ils ont jadis commis. Dans toutes les bénédictions du Saint Sacrement, les sœurs de Sion ont, en effet, un usage parüculier à leur institut. Non seulement on y chante des litanies spéciales pour le retour d'Israël, mais aussi la sublime prière de Jésus mourant :
Pater, dimitte 1llis, non enim sciunt quid faciunt. Les religieuses, accompagnées de lorgue, chantent alors, à trois reprises différentes, séparées par une minute de silence et toujours en élevant le ton de plus en plus,ces paroles du Christ en croix. Elles le font avec tant de componction et en même temps avec l'accent d’une tristesse si profonde, tempérée cependant par l’espoir et la confiance, qu’il est impossible de n'être point ému jusqu'aux larmes, en entendant une semblable prière retentir à Jérusalem et dans un pareil lieu.
En résumé, je le répète, lors même que ce monument n'aurait point été une sorte de tribune élevée où le Christ aurait été montré au peuple, comme le nom qu'il porte semble l'indiquer, d’après une tradition vieille de plusieurs siècles, et qu’il faudrait plutôt y voir un arc de triomphe, érigé par les Romains postérieurement à Jésus-Christ, en souvenir de leur double victoire sur les Juifs sous Titus et sous Adrien, ou, qu'avec M. de Vogüé, oninclinerait à y reconnaître un édifice consacré par sainte Hélène à la Passion et au triomphe du Christ,on ne devrait pas moins savoir un gré infini au R. P. Marie d’en avoir acquis si chèrement les ruines, pour les convertir en une chapelle expiatoire destinée à fléchir en faveur des Juifs la vengeance du
ciel, manifestée par d'aussi terribles catastrophes, justes châtiments de leur déïcide.
Quoi qu'il en soit, saus l’autel de ce sanctuaire, règne une crypte funèbre, en partie creusée dans le roc et en partie bâtie: elle renferme un assez grand nombre de loges funéraires. L'une de ces loges, déjà murée, contient la dépouille mortelle de la sœur Borromée, la première supérieure de la maison. Dans une autre repose une sainte fille morte en odeur de sainteté et appelée Gabrielle ; elle avait habité quelque temps, sur le mont des Oliviers, un petit hermitage où on venait réclamer le secours de ses prières.
Les sous-sols des bâtiments des sœurs sont pavés de belles dalles antiques. Sur deux de ces dalles,on observe la trace de deux jeux différents, usités encore aujourd'hui parmi les Arabes. Ce sont des espèces de damiers où, accroupis à terre,les joueurs faisaient mouvoir, sans doute, des dés ou même de simples cailloux. On a trouvé également, en déblayant le terrain, deux espèces de piédestaux, dont l’un sert actuellement de base à une statue dans Île vestibule de la chapelle, et l’autre est resté à la place qu'il occupait. Ces piédestaux, façonnés d’une manière assez singulière et en retraite, étaient disposés, sur divers points de la ville, au dire des Juifs qui les ont vus, comme des espèces d’estrades, sur lesquelles montaient soit les rabbins,soitles crieurs publics.
En descendant quelques marches d’unescalierantique, on arrive à un premier tunnel, séparé d’une seconde galerie parallèle par un gros mur, percé de plusieurs ouvertures cintrées. Ce tunnel, dans lequel seul on peut pénétrer maintenant, le deuxième étant rempli d’eau, mesure 40 mètres de long. Autrefois, il avait un plus grand développement; mais les Turcs ont fait construire, vers le sud-est, du côté de la mosquée d'Omar, un mur qui l'interrompt tout à coup, dans la crainte que les sœurs n’eussent par là accès dans leur sanctuaire. Large de 7 mètres environ et en partie creusé
dans le roc, il contient actuellement une couche épaisse de terre, et il faudrait creuser probablement à plusieurs mètres, pour en trouver le fond rocheux; il s’étend du nord-ouest au sud-est, dans la direction du Haram-ech- Chérif. Une source assez abondante, qui vient du nord et de plus haut, coule dans le côté oriental de ce long bassin et remplit, comme je l’ai dit, le deuxième réservoir. L’eau en est saumâtre et n’est pas bonne à boire. Cette saveur nauséabonde tient, sans doute, à la nature du sol qu’elle traverse avant de parvenir là. Je dois ajouter que ce tunnel est voûté en plein-cintre au moyen de pierres bien appareillées, du moins, dans la première partie de son développement: car, en se dirigeant vers le Haram-ech-Chérif, on s'aperçoit que la voûte a subi des remaniements et que, de cintrée, elle est devenue ogivale. On remarque aussi dans la voûte, de distance en distance, de nombreux trous carrés, comme des espaces de regards actuellement bouchés et par lesquels une grande quantité de terre est tombée dans le tunnel et l’a en partie rempli. Ces ouvertures devaient sans doute jadis être fermées par des pierres plates que l’on pouvait enlever à volonté, soit pour donner de l'air et un peu de lumière dans cette galerie obscure, soit pour y laisser descendre les eaux pluviales. Le tout était recouvert de magnifiques dalles comme celles que j’ai signalées tout à l’heure et qui avaient au moins un mètre de long sur autant de large.
M. Clermont-Ganneau a supposé, et peut-être avec raison, que ces deux réservoirs parallèles formaient primitivement un ancien birket de forme rectangulaire creusé dans la roche vive, à ciel ouvert, et ayant une profondeur d'environ cinq mètres. Ce birket était, selon toute apparence, la piscine Strouthion que l’on a quelquefois identifiée à tort avec le Birket-Israïl et dont il est question dans Josèphe (Guerre des juifs, 1. V, ch. ix, $ 4), lors de l'attaque dirigée par Titus contre la tour Antonia.
D’après des considérations à la fois historiques et archéologiques, M. Clermont-Ganneau pense que la transformation de la piscine Strouthion en un réservoir clos, divisé en deux galeries parallèles, appartient à l’époque de la reconstruction de la ville par Adrien, et que le magnifique dallage qui passe au-dessus de la double voûte et qui s’étend dans les sous-sols des sœurs, jusque sous l’arc de l’'Ecce-Homo, doit être contemporain.
Mais il est temps de laisser là cette question purement archéologique pour aller visiter l’intérieur du grand établissement des religieuses de Sion. Autour du sanctuaire que nous avons sommairement décrit, s’élève le couvent des sœurs qui sont en ce moment aunombre d’une trentaine.Il communique, au moyen de petits ponts, avec les bâtiments symétriques destinés à leurs enfants, mais séparés du monastère par une rue.
Les orphelines indigènes occupent la première place de ces bâtiments; elles sont quatre-vingts internes, gratuitement entretenues et élevées. La grande majorité de cette division est catholique du rite latin; le reste appartient aux rites orientaux unis. Ces enfants sont, en général, d’une intelligence remarquable, et parfaitement douées sous tous les rapports. Elles sont tellement désireuses d'apprendre la langue française qu’au bout de six mois elles la comprennent et la parlent couramment. Outre le français, elles étudient leur langue maternelle, l’arabe, et s'appliquent, tour à tour, aux diverses fonctions du ménage et à toutes sortes de travaux à l’aiguille dans lesquels elles montrent une étonnante habileté. Elles passent ainsi plusieurs années sous la direction des sœurs, prenant peu à peu des habitudes de propreté, d'ordre, de travail, de dignité et de droiture de conscience.
Les jeunes musulmanes qui viennent également aux sœurs depuis quelques années se sont tellement multipliées, qu’il a fallu créer pour elles une division spéciale, complètement séparée des orphelines chrétiennes.
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Les religieuses de Sion évitent avec le plus grand soin tout ce qui pourraittroubler la croyance de leurs élèves musulmanes; mais les vérités morales s’'imprègnent comme d’elles-mêmes, grâce aux leçons qu’elles reçoivent, dans ces jeunes âmes si avides de savoir et leur révèlent insensiblement l'horreur de la dégradation à laquelle le Coran a condamné la femme; elles aiment les sœurs et en sont aimées. Derrière chacune d’elles, se trouve une famille musulmane, heureuse et contente du bonheur de ses enfants. C’est ainsi que le mur de séparation entre les musulmans et les catholiques s’écroule peu à peu. Toutes veulent apprendre le français et s’y ‘appliquent avec ardeur et, à l’exception de Pinstruction religieuse, elles reçoivent à peu près le même ‘enseignement que les orphelines.
À côté de ces deux divisions, l'établissement de l’Ecce- Homo renferme aussi un pensionnat. Il compte 25 jeunes filles qui, presque toutes, appartiennent aux sectes séparées de l’Église grecque, arménienne, protestante ; mals1il y a également dans cet ensemble bigarré 11 israélites et 4 catholiques; les filles du pacha y ont autrefois fait leur éducation. Dans ce pensionnat, l’instruction, comme de juste, est plus soignée et plus relevée que dans les deux divisions précédentes, Elle embrasse l'étude des langues les plus diverses, l’histoire, la géographie, l’arithmétique, le style, la musique, le dessin et la broderie. Afin d’habituer les jeunes pensionnaires à l'exercice de la charité, on les applique un jour par semaine aux travaux du vestiaire. Ce sont elles qu sont chargées de confectionner, selon les saisons, des vêtements chauds ou légers pour les enfants les plus pauvres de la maison.
Je ne dois pas manquer d'ajouter qu'à l’établissement est attaché un dispensaire, ouvert gratuitement à tous sans distinction. Chaque jour, de nombreux malheureux, chrétiens ou infidèles, se pressentau comptoir de la pharmacie:
La supérieure actuelle de la maison est la Révérende Mère Éléonore, femme des plus distinguées par la culture de lesprit et par les dons du cœur. Chargée depuis de longues années déjà de la direction générale du couvent, elle étaittoujours consultée, à cause de la rectitude et de la finesse de son jugement, par le R. P. Marie Ratisbonne, et, maintenant qu’il n’est plus, bien que privée d’un tel appui, elle continue à faire prospérer l'établissement dont elle est l’âme.
L’orphelinat de Saint-Jean-in-Montana.
Deux heures environ à l’ouest de Jérusalem, à une très faible distance du village d’Aïn-Karim (le Saint- Jean-in-Montana des chrétiens), s'élève, sur le plateau d’une montagne autrefois stérile, maintenant cultivée d'étage en étage, et au milieu d’une charmante oasis, entièrement entourée de murs à créneaux, une maison succursale de celle de lEcce-Homo. Une douzaine de sœurs et une cinquantaine d’orphelines chrétiennes y suivent absolument le même règlement que celles qui habitent la Cité Sainte. Une sœur arabe est chargée de l’école de [a paroisse fréquentée par toutes les enfants catholiques du village. À certains jours de la semaine, cette même sœur donne tantôt aux grandes jeunes filles, tantôt aux mères, des instructions pratiques sur les devoirs qu’elles ont à remplir. Ces conférences produisent les meilleurs résultats. La chapelle est provisoire et de dimensions trop réduites ; mais on est en train actuellement d’en bâtir une plus grande et les premières assises en sont dejà posées.
De vastes jardins plantés d'arbres fruitiers, entremèlés de légumes et de fleurs, y sont entretenus avec soin par deux jardiniers européens intelligents, dévoués et infatigables. [ls forment à l’agriculture, à l’arboriculture et à l’horticulture les jeunes fellahs de Saint-Jean et des environs, en les employant au travail de la terre.