IV PRÉFACE
d'œuvre de ses écrivains et de ses artistes, j'élevais mon regard plus haut, et, au-dessus de l'Olympe erec, où les passions humaines déifiées régnaient en souveraines et en troublaient souvent le repos, j'entrevoyais une région supérieure et plus sereine, séjour de l’éternelle paix, et d'où, il y à maintenant plus de dix-huit siècles, est descendu sur la terre le Verbe Divin pour relever l'humanité de sa chute.
Le berceau et le tombeau des grands hommes, ainsi que le théâtre de leurs principales actions, sont souvent, après leur mort, l’objet de curieuses recherches ou de pieuses visites de la part de leurs admirateurs. Or, quel homme peut-on comparer au Christ? Quel berceau et quel tombeau peuvent-êlre assimilés aux siens? Quels lieux soutiennent en intérêt le parallèle avec ceux qu'il a consacrés par ses enseignements, par ses bienfaits, par ses miracles, par sa passion et par sa mort? Il est donc facile de comprendre pourquoi la Palestine m'attirait invineiblement. Je voyais, en outre, dans cette contrée, un pays que la France a jadis possédé à l’époque des croisades, où elle exerce encore maintenant une très grande influence et où son consul représente et proège à Jérusalem les intérêts religieux du monde catholique tout entier.
Après une première el très rapide reconnaissance des principales villes de la Palestine el notamment de Jérusalem, j'allai accomplir dans l'ile de Path-