‹ Jérusalem: son histoire, sa description, ses établissements religieuxChapitre 5 sur 179 · PRÉFACE HT · texte numérisé non relu

PRÉFACE HT

de Ténédos et les îles plus lointaines d'Imbros, de Lemnos, et de Samothrace !

Je me rappelle encore, après lant d'années écoulées depuis, avec quel ravissement je relus, en parcourant ce beau pays, quelques-uns des épisodes qu' Homère y a parsemés en les retraçant avec des traits qui ne peuvent s’effacer d'aucune mémoire.

Cette même année-là, en arrivant à Smyrne, j'appris qu'un paquebot était dans le port, en partance pour la Palestine. Il me fut impossible de résister à une pareille tentation et je montai à bord de ce navire. Douze jours après, j'étais sous les murs de Jérusalem. En présence de la Ville Sainte, que j'apercevais pour la première fois, au commencement d'août 1852, je fus subjugué par la plus grande émolion. Ce n'était plus cet enthousiasme purement Imtellectuel que j'avais ressenti en parcourant la Grèce et les côtes de l'Asie Mineure; c'était quelque chose de plus intime et de plus profond que le langage humain ne peul traduire. J'étais sous l'empire d’un sentiment sacré. Le monde grec m'avait séduit par la beauté de la forme et par les efforts de l’art poussé jusqu'aux dernières limiles que puisse, ce semble, attemdre le génie de l’homme. Mais, tout en m éblouissant, il ne m'avait pas captivé tout entier. Si j'aimais à voir voltiger autour de mon imagination les brillantes chimères de la mythologie hellénique, ma raison se refusait à être la dupe de ces fables. Si je ne marchandais pas mon admiration aux chefs-

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